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Actualités Vincent Collet : « Fatales pertes de balles »

Vincent Collet : « Fatales pertes de balles »

Inutile de dire qu’on faisait grise mine dans le camp strasbourgeois. Pour leur retour dans la compétition phare du Vieux Continent, Vincent Collet et ses hommes avaient rêvé d’une meilleure entame. Mais comme il y a deux ans, à Bamberg, ils ont payé au prix fort leur manque de dureté dans une épreuve qui ne pardonne rien. Ni les imperfections dans le jeu, ni les pertes de balle (25 au total contre 15 aux Serbes), ni la relative maladresse (46% contre 52%), pour finir avec un écart abyssal à l’évaluation (94 à 53).

Vincent Collet estimait que son équipe avait bien débuté. « Mais quelques pertes de balles, alors qu’on contenait plutôt bien l'adversaire, ne nous avaient pas permis de prendre une plus grande avance. Ensuite, elles nous ont coûté très cher à 49-42, lorsqu’on revient dans le match, avec trois ballons rendus de suite qui ont à nouveau permis à Belgrade de creuser l’écart ». Conscient que la messe était dite, l’entraîneur de la SIG ne prit plus de risques, notamment avec Collins, touché à la cuisse. « Après, il était difficile de faire mieux. Nous n’avions pas les armes pour cela. Un problème de niveau individuel qu’il va falloir, si nous le pouvons, régler rapidement. L’absence de Matt nous a été préjudiciable bien sûr. Il est notre meilleur guerrier et nous savions le match qui nous attendait. Mais le plus important, c’est de n’avoir pas su résister à leur agressivité et d’avoir perdu 6 ou 7 fois la balle au milieu du terrain pour leur donner des lay-ups faciles. A ce niveau-là, ça ne pardonne pas ».

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Rodrigue Beaubois (17 points, 16 d'évaluation) a été le plus efficace. Insuffisant, toutefois...

Rodrigue Beaubois découvrait la compétition. Et son constat était sans concession : « C’est une leçon. J’ai vu quelle intensité cette compétition pouvait présenter. A nous de travailler, on va progresser collectivement. A nous de tout donner, car nous ne sommes pas les favoris de ce groupe, on sait que ce sera très dur. Il faudra se battre et si avant, on ne savait pas le niveau, maintenant on sait. On peut clairement mieux faire et on a une marge de progression. Le groupe est neuf, il y a une très bonne mentalité et on va progresser ». Lancé dans le grand bain, Frank Ntilikina a découvert un monde nouveau : « C’est un dur apprentissage, c’est sûr. Il faut prendre de l’expérience. L’intensité est énorme, il faut une rigueur absolue. La pression de l’Étoile Rouge était énorme. C’est le niveau de l’Euroleague. Il faut être prêt car les erreurs se paient de suite… ». Quant à Vladimir Golubović, en pays de connaissance et très sollicité par la presse locale, il regrettait que, « malgré un bon début de match et une bonne préparation, on savait quel public, quelle équipe et quel style de basket nous attendaient. Les pertes de balles ont été fatales et on leur a donné trop de points faciles. Dans la meilleure compétition européenne, tu ne peux pas lâcher les ballons comme nous l’avons fait. On va travailler, sans Matt c’était encore plus difficile, et il va falloir qu’on monte notre niveau mais on peut y arriver ».

Pour Maik Zirbes, décisif pour son équipe (18 points dont 14 en première mi-temps, 22 d’évaluation dont 17 avant la pause), « il fallait absolument montrer à nos fans que notre défaite à Zagreb n’était qu’un faux-pas et que nous valions bien mieux. Nous y sommes parvenus, non sans mal au début. Strasbourg est un équipe dangereuse et nous l’avons prise au sérieux. Nous savons qu’il n’y a pas de match facile dans cette compétition ». Son coach, Dejan Radonjic, avouait que « les fans nous ont beaucoup aidés à être meilleurs que nous ne sommes vraiment. On a démarré avec beaucoup de nervosité en attaque et trop d'erreurs, mais par la suite, nous avons monté notre niveau des deux côtés du terrain. A la mi-temps, nous avions fait le plus difficile mais notre entame a ensuite ressemblé à celle du premier quart avec de mauvais choix et des balles perdues. Lorsqu'on s'est réveillé, on s'est créé des paniers faciles et à l'arrivée, on a su creuser une belle marge ».

Recueilli par J.C.F.