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Tyrerse Rice_Rodrigue Beaubois
Actualités Battus sans avoir (assez) lutté

Battus sans avoir (assez) lutté

Certes, ce n’était pas le meilleur endroit pour éviter la 15e défaite en 15 déplacements d’Euroleague. Mais la SIG a laissé Moscou jouer les mains en haut du guidon (88-62), pour une victoire facile, trop facile, sans jamais avoir eu son mot à dire. On était en droit d’attendre mieux…

L’Espagnol Jenaro Diaz, coach adjoint de Khimki, que Vincent Collet connaît bien, avait prévenu avant le match : la défaite en championnat contre Novgorod après avoir eu 11 points d’avance, avait foncièrement déplu au staff moscovite. Et la SIG devait payer… Dans le superbe Palais des sports du Dynamo Moscou, à 20 kilomètres de la salle habituelle du Khimki, où l’Euroleague avait contraint les Russes à jouer après les protestations du… Real Madrid, mécontent des conditions de jeu il y a quinze jours, les supporters du numéro 2 du basket moscovite étaient toutefois discrets, la plupart ne s’étant même pas déplacés !

Pas d’envie, trop de déchets
Bangaly fofana_Alexey Shved

Fofana arrive trop tard. Shved a déjà tiré... Un peu à l'image de ce match à sens unique.

Mais le Khimki n’a même pas eu besoin d’eux. Ni d’ailleurs de forcer son talent. Dès l’entame, la SIG avait les deux pieds dans le même sabot. Paniers faciles ratés, pas ou trop peu d’intensité en défense au point de laisser les joueurs russes marquer sans opposition, erreurs d’inattention au rebond, et très vite, l’idée d’un exploit s’était envolée. Honeycutt, Davis et Monia, qui ne sont pourtant pas les atouts majeurs du Khimki, s’étaient baladés, Rice et Koponen avaient puni derrière l’arc sans opposition, et le Finlandais avait même été rapidement mis au repos. Il eut fallu mettre bien davantage d’envie dans l’engagement, la concentration, la volonté de surprendre un adversaire que l’on savait de toute façon plus fort. A 16-7 (5e’), alors que la SIG n’avait pas encore commis la moindre faute, Collet multiplia les changements pour tenter de trouver de la cohésion défensive et ce fut bien mieux de ce côté. Le retour à 18-13 (6e’), signé Leloup, Fofana et Weems, la vaillance de Lacombe, en attestaient. Mais Kurtinaitis prit un temps mort pour passer en zone. Et malgré un Shved très nonchalant, Khimki finissait la période avec huit points d’avance… alors que la SIG, qui l'avait gêné par ses variations de zone, était dévorée au rebond (13 à 3) et en adresse.

Un 10-0 sans réaction

On attendait une réaction, elle ne vint pas. Ou de manière trop sporadique et top individuelle. A 27-20, c’est même un 10-0 qui giflait les Strasbourgeois. Khimki avait ouvert son banc, envoyant tour à tour Vyaltsev, Todorovic ou Dragic, excusez du peu. Cette fois, ce ne sont pas les pertes de balles (7 à la pause comme Khimki) qui avaient plombé le jeu strasbourgeois, mais Beaubois avait forcé en attaque, sans succès, Weems et tous les autres couraient après une adresse qui ne viendra jamais… Et l’agressivité offensive n’était pas là (4 lancers-francs tentés contre 14). Au temps mort, Vincent Collet avait piqué une colère : « Vous faites tout le contraire de ce que j’ai demandé ! »

L’écart enfle sans cesse…
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Les partenaires venus à Moscou n'ont pas vu le meilleur visage de leur équipe.

A la reprise, alors que la trentaine de partenaires-supporters, qui avaient fait le déplacement, les exhortait à se battre, les Strasbourgeois commirent trois fautes en une minute à peine. Mais par la suite, Paul Davis, Tyrese Rice à trois points, puis Egor Vyaltsev s’offraient un festival que la SIG ne sut pas entraver. Mardy Collins, puis Romeo Travis eurent quelques éclairs, Lacombe y mettait toujours autant de coeur, mais c’était trop peu dans une sombre nuit moscovite. L’écart avait enflé, dépassant les 20 points, pour se fixer à 24 à la fin du troisième quart : 64-40. Et à l’évaluation, l’ampleur des dégâts faisait plus mal encore : 85 à 34.

Khimki pouvait voir venir, économiser Shved, Augustine ou Rice, ses éléments les plus cotés, donner du temps de jeu à Todorovic ou Dragic, excellent, plutôt habitués à regarder leurs camarades depuis le banc, le rendement ne fléchissait pas. Tout était devenu facile.

De l’autre côté du terrain, les Moscovites ne lâchaient rien non plus, mettaient toujours autant d’envie à défendre leur panier, provoquant neuf pertes de balles en n'en concédant que trois. La SIG, à la peine jusqu’au bout, subissait une cuisante défaite dont on espère seulement qu’elle ne laissera pas trop de traces. A commencer par le rendez-vous d’Orléans, dans deux jours seulement.

A Moscou, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

KHIMKI MOSCOU – SIG 88-62. Krylatskoye Sports Palace. 1 500 spectateurs. Arbitres : MM. Belosevic (Serbie), Cortes (Espagne) et Kartal (Turquie).

Les périodes : 23-15, 16-11 (mi-temps : 39-26), 25-14 (64-40), 24-22.

Les statistiques

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