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Actualités Collet : « La fatigue n’explique pas l’attitude qu’on a eue »

Collet : « La fatigue n’explique pas l’attitude qu’on a eue »

Pour avoir (trop) longtemps couru après le score et laissé Orléans s’installer dans la partie, la SIG a subi sa deuxième défaite, la première à l’extérieur depuis 11 mois en saison régulière.

Vincent Collet ne cherchait pas de détours. « La fatigue fait partie des raisons de cet échec. Mais le sachant, on doit mentalement être dans la concentration pour compenser ce manque de jus. La fatigue de ce long voyage n’explique pas l’attitude qu’on a eue. Le poste 5 était totalement déserté et on a raté beaucoup trop de tirs faciles. Quand on voit ce qu’on a été capable de faire après… On a tendu la joue, on a donné du rythme et l’envie à Orléans de faire sa « perf » et d’aller la chercher. Ils ont résisté dans le troisième quart temps et ensuite, ils ont trouvé des solutions à nos changements de défense. Tous les ballons qui traînaient étaient pour eux en première mi-temps. On a eu le mérite d’avoir ensuite une vraie réaction. Dans l’intention, la deuxième mi-temps était bien meilleure mais on a encore payé cash deux ou trois fautes d’inattention, comme le dernier panier à trois points de Kyle Mc Alarney ou le rebond offensif laissé à Mendy ».

Pour Jérémy Leloup, qui a tenté de ramener son équipe sur les talons d’Orléans, il ne fallait pas se servir de l’excuse de la fatigue. « Ça compte bien sûr, parce que le voyage a été très long. Le coach a demandé des choses sur les shooteurs et on ne les a pas faites, notamment sur Mc Alarney, qui marque trois fois à trois points et on les met en confiance. On est revenu en deuxième mi-temps, mais ils ont finalement réussi à refaire un écart. On est très déçu car malgré les déplacements, on se doit d’être à un certain niveau et garder une certaine constance défensive. Ce soir, ça n’a pas été le cas ». Interrogé sur sa performance individuelle, des deux côtés du terrain pour ramener son équipe, l’ailier strasbourgeois ajoute : « Je suis passé à côté du match contre le Khimki et j’avais à cœur de réagir, mais ma performance individuelle compte peu quand l’équipe perd. Il faut vraiment qu’on soit plus constant, tous ensemble ».

En face, Antoine Eito était bien sûr satisfait du résultat qu’il attribuait surtout au sérieux de son équipe. « Un bel exploit. On savait qu’il fallait les agresser. On savait aussi qu’un moment donné, ils allaient faire un « run ». On a résisté et on a eu un grand Marcellus (Sommerville). On a une série de gros matches en novembre, on reçoit l’ASVEL la semaine prochaine et il fallait en prendre un des deux. Les Strasbourgeois ont joué il y a deux jours, c’est vrai, mais ils ont une équipe construite pour… Pas nous ! Aujourd’hui, on a vraiment bien fait les choses. On a été moins bons en deuxième mi-temps mais on a surtout été sérieux jusqu’au bout. On a appliqué ce qui était prévu et on n’a encaissé que 63 points contre une grosse équipe. Ça peut devenir un match-référence pour nous ».

Son entraîneur, Pierre Vincent, reconnaissait que « [les] joueurs ont été les premiers blessés après le match de Gravelines. La réaction a été salvatrice, on a été cohérent en première mi-temps. Ensuite, on a souffert sur les changements de défense avant de poster intelligemment sous le cercle grâce à Sommerville que certains voulaient enterrer. On a réussi à bien finir. Notre début de championnat est très difficile et c’est un pas important pour nous. Il reste Villeurbanne et Le Mans dans la série des quatre matches difficiles de suite qui se présentent à nous. J’avais demandé qu’on fasse « deux-deux » mais si on peut gagner les deux prochains, on le fera ».