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Actualités Ils ont remis ça !

Ils ont remis ça !

Après le Fenerbahçe Istanbul, le Real Madrid ! Avec un deuxième succès à domicile face à un ténor européen, la SIG a montré qu’elle méritait sa place en Euroleague. Face à l’Étoile Rouge de Belgrade, jeudi prochain, elle jouera en partie sa qualification au top 16 !

Il fallait se frotter les yeux, après cinq minutes de jeu à peine, quand le tableau d’affichage indiquait 22-9 pour la SIG ! Le Rhenus avait, comme attendu, joué son rôle de sixième homme mais c’est surtout sur le terrain que les Strasbourgeois avaient réussi une entame parfaite. Weems avait ouvert la marque derrière l’arc après 15 secondes seulement et Beaubois lui avait rapidement emboîté le pas. La défense tenait bon, gênait le Real qui avait pourtant lancé son cinq habituel. A 10-3 (3e’), la deuxième faute de Fofana obligeait Collet à lancer Golubović et la SIG payait fort sa débauche d’énergie en défense, sévèrement sanctionnée par le trio arbitral (quatre fautes en 2’45’’).

Beaubois se régale

Pas de quoi freiner Beaubois, qui, avec un Mardy Collins excité à l’idée d’affronter Rudy Fernandez, gonflait l’avance de la SIG (17-7, 4e’) quand Jaycee Carroll dût quitter le terrain, touché à la cheville droite. Laso appelait aussitôt un temps mort, envoyait Jeffery Taylor, meilleur scoreur de l’Euro 2011 sous les couleurs de… la Suède. La SIG passait 20 points en cinq minutes, et Golubović poussait même à 22-9 (6e’) ! Le rapport des fautes était très défavorable aux hommes de Collet (7 à 3) qui manquaient malheureusement deux ou trois tirs ouverts à trois points.

Et soudain, la machine madrilène se mit en marche. Quelques interceptions, deux ou trois rebonds offensifs, une spécialité maison, mais aussi des paniers de Fernandez ou Llull qui ne devaient rien à personne et… une flopée de lancers-francs (14 à la pause alors que la SIG n’en avait tenté… qu’un !). L’avance se mit à fondre, puis à disparaître totalement sur la base d’un 0-16 (!) en quatre minutes à peine : 22-25. A l'évaluation, l'écart était conséquent et en faveur du Real : 20 à 31.

Tout paraissait compromis, mais tout restait pourtant à faire. Beaubois montrait la voie pour revenir avant la fin de la période et six points de suite de Romeo Travis relançaient la partie : 32-31 (13e’). Collins impactait la défense madrilène, mais après cinq minutes, la SIG était à nouveau dans la pénalité… On ne prête qu’aux riches, c’est bien connu !

La seconde jeunesse de Louis Campbell
SIG_RealMadrid_Louis Campbell

Louis Campbell a montré l'exemple...

Mais il en fallait plus pour stopper des Strasbourgeois survoltés. Campbell enfilait trois « primés » de suite, et même si Taylor tenait le Real dans le match, la SIG faisait la course en tête : 37-34, 43-37 et 51-44 à la mi-temps ! Neuf joueurs strasbourgeois avaient déjà marqué, mais signe de la puissance de feu du Real, dix Madrilènes avaient contribué au score des Espagnols… A l'évaluation, la tendance s'était sacrément inversée (36 à 18) !

Le vestiaire du Real restera longtemps fermé et les joueurs ne rejoindront le parquet qu’à une minute de la reprise. La SIG restait sur son élan, défendant le plomb quitte à être sanctionnée, plaçant sa zone match-up sur laquelle le Real se cassait les dents. Collins écopait d’une 3e faute après deux minutes seulement, mais les hommes de Collet, avec Leloup et Weems à trois points, avaient enfoncé le clou : 58-46 ! Et ce n’était pas fini. Le Real perdait pied et… les nerfs, Reyes, puis Laso, étaient sanctionnés d’une faute technique. Les Madrilènes, peu impliqués en défense, ne trouvaient pas de solutions face aux risques défensifs pris par les Alsaciens. Et l’écart montait à 18 points après un hallucinant 13-0 : 64-46 (24e’).

Le public était revenu trois semaines en arrière et se revoyait face au Fenerbahçe. Mais il fallait tenir, coûte que coûte, malgré les fautes, malgré la fatigue. Golubović pesait de tout son poids dans la raquette, Leloup et Beaubois eurent quelques éclairs bienvenus et, tous ensemble, les joueurs de la SIG bouclèrent le quart temps avec un joli matelas de 15 points : 78-63. Et, si dispendieuse en Euroleague, la SIG n’avait perdu que six balles jusque là.

L’exploit au bout des doigts

Mais que dire de Louis Campbell, vieux soldat, souvent critiqué ces dernières semaines. Le capitaine avait retrouvé une nouvelle jeunesse, scorant à tour de bras, rameutant ses troupes, allant jusqu’à prendre des rebonds offensifs au nez et à la barbe des géants madrilènes. Avec 23 points à 9 sur 11, il battait son record en carrière européenne, tout près du record absolu d’un joueur de la SIG (26 points d’Alvin Young contre Ljubljana en 2004).

Les dernières frayeurs, puis la joie

Mais le Real, vexé, rapidement mené de 20 points (83-63) ne lâchait rien. La fatigue devenait de plus en plus pesante, le Real grappillait, à force de ballons grattés, de « and one » et de paniers primés Fernandez (22 d'évaluation), Taylor (20) et Llull (25) venaient souffler dans la nuque des Strasbourgeois : 89-83 à 40’’ de la fin. Le public entamait la « Marseillaise », la SIG résistait jusqu’au bout et tenait son exploit ! Amplement mérité…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – REAL MADRID 93-86. Rhenus Sport. 6 166 spectateurs. Arbitres : MM. Javor (Slovénie), Anastopoulos (Grèce) et Tomislav (Croatie).

Les périodes : 24-25, 27-19 (mi-temps : 51-44), 27-19 (78-63), 15-23.

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