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Actualités La défaite de trop

La défaite de trop

Trois revers de suite, tous à l’extérieur. Battue à Rouen qui n’a rien d’un foudre de guerre (88-79), la SIG a montré qu’elle manquait de caractère quand elle est en difficulté et qu’elle tombait dans la facilité dès qu’elle se montrait à son avantage. Avec trop de joueurs majeurs totalement absents, elle a subi un véritable camouflet… Un mal récurent qui pourrait lui coûter cher si elle ne change pas radicalement son attitude.

Battue à Orléans et à Chalon, la SIG se devait de redresser la barre à Rouen, en difficulté depuis le début de saison. Mais les premières minutes ne rassuraient pas Vincent Collet. Dans l’attitude et la concentration, les Strasbourgeois n’y étaient pas. Si Weems avait ouvert le score, un premier 7-0 signé Koffi, Diabaté et Mipoka, qui avaient profité de quelques balles perdues, donnait une impression plutôt négative : 7-2 (2e’). Rouen faisait la course en tête, exploitant l’adresse de Mipoka (9pts dans la période) et profitait d’un excès de facilité des Strasbourgeois qui avaient déjà perdu quatre ballons !

Weems (11pts à 3 sur 4 et 10 d’évaluation) était bien plus adroit que dans le contexte européen – les défenses ne sont pas les mêmes… – et maintenait la SIG dans le match (12-10, 4e’). Collet effectuait les premiers changements mais l’intensité défensive n’arrivait pas. Bien au contraire… Mipoka, encore lui, puis Lewis qui se montrait à son tour après un début effacé, creusaient l’écart (19-12) après la deuxième faute de Fofana et… la faute technique au coach alsacien (!), aussitôt compensée par une anti-sportive sur Weems.

Trop focalisés sur l’attaque
SIG_Nancy_Kyle Weems (24 points, 24 d'évaluation) a eu un bon rendement en attaque, mais la SIG n'a pas été à la hauteur en défense.

Kyle Weems (24 points et 24 d'évaluation) a eu un bon rendement en attaque mais la SIG n'a pas été à la hauteur en défense.

La SIG avait encaissé 24 points en 7’30’’ et ne trouvait pas de solution face à une défense qui n’avait rien de terrifiant. Pire, avec… trois rebonds seulement, contre 8 à Rouen, la SIG avait offert des secondes chances à des Normands qui bouclaient le premier quart en tête (26-18).

C’était bien mieux en attaque en deuxième période, car sous l’impulsion de Beaubois (4 paniers primés sur 5 tirs), de Weems (16 points dès la 13e’) et de Howard, la SIG avait débuté par un 0-8 qui obligeait Rémy Valin à prendre un temps mort. Pas de quoi stopper la marche en avant de Beaubois, qui inversait le score à lui tout seul (28-32, 15e’) ponctuant un 2-15 tranchant. Le match était-il enfin lancé ?

Comme à Chalon, hélas, les bévues succédaient aux bons passages et si Travis avait raté quelques belles occasions, Rouen, qui n’avait marqué que deux points en 4’15’’, s’offrait un… 10-0 face à une défense relâchée en exploitant aussi quelques bévues stupides : 38-32 (17e’). Beaubois se chargeait de tout égalisait sur deux paniers derrière l’arc (38-38), mais la fin de mi-temps était encore à l’avantage de Yabusele, Crawford et Diabaté (44-38) avant le panier de Duport.

Le remake de Chalon

Collet pensait avoir trouvé le bon cinq, car Beaubois et Weems alimentaient toujours la marque, Lacombe, Campbell et Howard faisaient le job en défense. Et de 49-42, la SIG inversait totalement le sens du match d’un 3-14 qui semblait (enfin) marquer le retour des « guerriers » : 52-56 (26e’). Feu de paille hélas, car comme à Chalon, la SIG retombait dans ses travers, plombée par quelques mauvais choix de Campbell et encaissait un 9-0 en deux minutes à peine : 61-56.

Travis, dont c’était probablement la dernière sortie, inscrivait six points de suite, même s’il laissait filer quelques lancers-francs et redonnait l’espoir : 63-62. Le chant du cygne…

Parfois (trop) sévèrement sanctionnés, les Strasbourgeois concédaient des lancers-francs et ne trouvaient pas la bonne attitude. En fin de 3e période et en début de 4e, alors que Travis se trouvait être la seule arme offensive strasbourgeoise, Rouen se régalait de l’apathie alsacienne et Johnson trouvait les failles en exploitant les quatre fautes de Beaubois pour filer au cercle. Et quand l’arrière strasbourgeois dût rejoindre la touche, éliminé, la SIG baissait définitivement la tête (88-72, 38e’) et encaissait une cuisante défaite : 88-79.

Un déficit de travail

Le signal d’alarme est tiré. Collins (1 sur 7 aux tirs, -4 d’évaluation), handicapé par une douleur au mollet, n’est que l’ombre du joueur attendu, Leloup (-2 d’évaluation), Fofana ou Campbell (0 sur 5 à trois points) étaient aux abonnés absents, Weems et Beaubois obnubilés par leur seul rendement offensif. Il ne suffit pas de vaincre Fenerbahçe ou le Real Madrid et vouloir se hisser au Top 16. Les impératifs du championnat exigent qu’on soit également présent en fin de semaine. Même si, de toute évidence, cette équipe a besoin de travailler pour progresser, jouer collectivement et souffre de l’impossibilité de s’entraîner régulièrement en raison de l’enchaînement des matches et des déplacements.

A force de manquer des rendez-vous immanquables, la SIG ne sera peut-être pas à la Leaders Cup en février. Il serait grand temps, et dès lundi contre Cholet, de redresser la barre.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

ROUEN MÉTROPOLE – SIG 88-79. Kinder Arena. Arbitres : MM. Difallah, Dubois et Peyridieu.

Les périodes : 26-18, 18-22 (mi-temps : 44-40), 23-22 (67-62), 21-17.

Les statistiques