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Actualités Les armes à la main…

Les armes à la main…

La SIG a sans doute réussi son meilleur match à l’extérieur à Istanbul (81-64). Mais face à l’impressionnant effectif de Fenerbahçe, le leader de la poule, et en raison d'un trou noir de neuf minutes, cela n’a pas suffi. Tout se jouera vendredi prochain au Rhenus contre le Bayern, auteur d’un exploit retentissant à Moscou (70-81) !

Dans le vestiaire de l’équipe de Fenerbahçe, Zeljko Obradovic avait inscrit, en lettres géantes, le score du match aller ! Ce 91-70 qui résonne encore comme un camouflet aux oreilles des joueurs et du staff stambouliote, un peu plus d’un mois après le coup de Trafalgar du Rhenus…

Alors, il fallait clairement être très solide, dans la tête et dans les jambes. D’autant qu’il y avait aussi, au premier rang de la Ülker Sports Arena, un spectateur de choix en la personne de Jordi Bertomeu, le président de l’Euroleague, et dans les gradins, Hüseyn Besok, venu d’Izmir saluer Vincent Collet et Pierre Tavano qu’il avait côtoyés au Mans il y a une dizaine d’années.

Des pivots dominateurs
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Vesely, qui pose un écran pour Dixon, a pesé lourd dans la défaite de la SIG.

La SIG était présente en défense et si Beaubois échouait à trois points, il interceptait peu après pour ouvrir le score. Le Fenerbahçe imposait toutefois un rythme insensé pour étouffer les Strasbourgeois et si Vesely, déjà, faisait mal près du cercle, Collins, Golubović et Beaubois avaient replacé la SIG en tête : 6-8 (4e’). Deux oublis sur Dixon qui sanctionnait derrière l’arc provoquaient l’ire de Collet et un temps mort à 14-10 (6e’). Campbell, Fofana, puis bientôt Howard et Lacombe venaient au relais car la vitesse d’Istanbul épuisait déjà les organismes… Et quand Ekpe Udoh se mit à dominer copieusement la raquette, Collet prit un deuxième temps mort : 21-12 (8e’). Le 11-2 venait ponctuer vers la fin de cette première période, une domination outrageuse des hommes d’Obradovic dans la peinture…

Beaubois avait réduit à 22-14, mais dès l’entame du second quart, Vesely appuyait encore là où ça faisait le plus mal… Ni Fofana, ni Duport, ni Goluboviç ne pouvaient stopper l’aérien pivot tchèque, alors qu’Udoh imposait sa puissance : 26-14 (12e’). La SIG avait sans doute tort de vouloir rivaliser en terme de rythme car c’est en posant mieux son jeu, avec Lacombe aux manettes, puis Campbell, qu’elle se relançait. Et si Fenerbahçe, qui avait défendu très dur pour totaliser cinq fautes en 2’45’’, comptait encore 12 points d’avance à la 16e’ (35-23), la défense alsacienne, plus compacte, le relâchement stambouliote, les efforts de Romeo Travis et les lancers-francs (8 sur 12 dans le quart) ramenaient la SIG dans la course à la pause : 40-34. Mieux, à l’évaluation, la SIG (4 balles perdues seulement) avait une courte avance (43 à 41). Dommage que Lacombe, Golubović et… Leloup (à 100% depuis 2008 en Euroleague) aient laissé quatre points en route sur la ligne de réparation !

Un rapproché prometteur
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Collins, 14 points tout comme Beaubois et Golubović (de dos), a fait le maximum. Mais ce n'était pas encore assez...

Vesely encore, d’un panier suivi d’une énorme contre sur Golubović, puis le félin Bogdanovic repartaient bille en tête, vite aidés par Udoh et Kalinic, assez discret jusque là : 48-36 (24e’). La SIG ne lâchait rien, cette fois, variait les défenses, trouvait des solutions offensives avec Golubović en attaque, et Collins en percussion. Et à la 26e’ , Obradovic, rouge de colère appelait d’urgence un temps mort. Strasbourg avait rappliqué à 52-47 et les souvenirs du Rhenus lui revenaient en mémoire.

Fenerbahçe durcit le jeu, les arbitres laissaient jouer (une faute aux "jaune et noir", cinq à la SIG…), et les improbables Mahmutoglu et Ügürlü mettaient le couvercle sur le match.

Un 14-0 à cheval sur les 3e et 4e quart temps évanouissait les derniers espoirs d’un exploit. Et l'évaluation s'était sérieusement inversée (30 à 5 dans le troisième quart). Lacombe mit fin à cinq minutes de disette mais la SIG n’inscrira que quatre petits points entre la 26e’ et la 37e’ minutes. C’était évidemment trop peu et les derniers instants n’y changeaient plus rien. Si ce n’est donner au score des proportions injustes par rapport à l’engagement des Alsaciens.

Ils savent désormais que leur avenir en Euroleague se jouera au Rhenus lors des deux prochains rendez-vous. Face au Bayern puis contre Khimki, qui vient de s’incliner face aux Bavarois dans sa salle…

A Istanbul, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

FENERBAHÇE ISTANBUL – SIG 81-64. Ülker Sports Arena. 8 212 spectateurs. Arbitres : MM. Christodolou (Grèce), Garcia Gonzalez (Espagne) et Pastusiak (Pologne).

Les périodes : 22-14, 18-20 (mi-temps : 40-34), 21-13 (61-47), 20-17.

Les statistiques

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