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Actualités Moscou : la frustration de Collet et de Bellon

Moscou : la frustration de Collet et de Bellon

Ils savaient tous que ce match n’était pas vraiment à leur portée. Le Real Madrid avait cédé nettement à Moscou avant eux, Belgrade venait de prendre une fessée de 40 points. Mais ils étaient décidés, les Strasbourgeois, à vendre chèrement leur peau. Ils n’y sont pas arrivés pour avoir trop vite laisser Khimki prendre le large.

Une défaite qui fait mal, mais qui peut aussi faire un peu peur, Vincent Collet en convenait : « Elle fait mal parce que l’écart est important même si on savait où on mettait les pieds. Quand ils ont battu le Real, Zoran Dragic n’était pas encore à ce niveau alors qu’il a été très bon ce soir. Khimki a un « back court » exceptionnel mais on a été dominé à l’intérieur aussi… Même lorsqu’on a cru marquer, on s’est fait contrer. Ce que je regrette, c’est qu’on n’ait pas été plus combatif que cela. On sait que le rapport de forces nous est défavorable, mais on n’arrive pas à se sublimer dans l’intensité, et surtout collectivement. Il y a des réactions sporadiques mais individuelles. En tant qu’équipe, on n’est pas assez solidaire pour opposer plus de résistance, même si cela n’aurait peut-être pas été suffisant ».

Khimki Moscou n’a pas eu vraiment besoin de forcer son talent, la frustration est là aussi pour le coach de la SIG. « En première mi-temps, ils n’étaient pas inspirés, on les a gênés sur différentes défenses de zone. Si on avait marqué ces quelques paniers faciles qu’on rate, on pouvait presque être avec eux à la mi-temps. Après, quand ils sont meilleurs comme ce fut le cas en deuxième mi-temps, on voit la différence de niveau… On n’a pas saisi les opportunités quand elles se présentaient et Dieu sait qu’elles sont rares en Euroleague, et ça, c’est vraiment dommage. On est resté en dessous de ce qu’on peut faire ».

Vincent Collet aurait aimé voir un état d’esprit plus conquérant. Son président, présent sur place avec un groupe de partenaires, partageait ce sentiment. « Ce soir, on a joué contre une équipe qui nous était intrinsèquement supérieure. Mais je suis déçu de la première mi-temps que nous avons faite. Le manque d’adresse, le manque d’implication de certains a pesé lourd sur le résultat du match. Ce match, il était difficile de gagner, mais je pense qu’on avait la capacité de ne le perdre que de dix points, ce qui aurait été un bon résultat. On a la capacité de rivaliser, mais on ne l’exploite pas et ça, c’est assez frustrant ».

Paul Lacombe : « Je suis triste parce qu’on n’a rien montré »
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Paul Lacombe tente de freiner Tyrese Rice mais le meneur de Khimki était intenable...

Seul joueur à avoir un bilan positif – la statistique des +/- qui indique l’évolution de l’écart pendant qu’un joueur est sur le parquet – Paul Lacombe (+1) cherchait à comprendre : « Personnellement, j’ai beaucoup de regrets sur ce match. Depuis trois jours, je disais qu’on allait faire quelque chose. Une fois arrivée l’heure du match, on ne s’est dit à aucun moment qu’on avait une chance. J’ai l’impression qu’on a joué pour ne pas en prendre 30 et quand c’est le cas, en général, tu en prends 30… Je suis triste ce soir parce qu’on n’a rien montré et la saison d’Euroleague va être longue si on continue comme ça ».

Les solutions, le combo strasbourgeois n’en voit pas guère : « C’est peut-être une question d’envie. On a gagné un match énorme contre le Fenerbahçe et après, contre des équipes dites moins fortes, je ne sais pas ce qui se passe. Il y avait au moins la place pour les embêter davantage. Mettre plus de détermination, plus de combat et je suis sûr qu’il y en aura beaucoup plus contre le Real vendredi prochain. C’est dommage. Le retour de Matt (Howard) nous fera sûrement du bien dans ce domaine. Il n’y a pas de souci dans l’équipe, il y a des bons gars, des bons joueurs de basket, mais c’est presque une colle pour moi, de trouver une réponse à ce problème ».

En attendant, il faut prendre, très tôt demain matin, le chemin d’Orléans. Pour assurer au moins la place de leader de ProA.

J.C.F.