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Actualités Rester au contact de Villeurbanne

Rester au contact de Villeurbanne

Au retour d’un long périple en Russie, marqué par 11 heures de voyage retour - départ de l'hôtel à 5h, arrivée dans le Loiret à 16h -, la SIG retrouve la ProA sur les bords de la Loire. Une réalité qui, jusqu’ici, lui convenait mieux que le contexte extrêmement relevé de l’Euroleague. Mais Orléans Loiret Basket, sèchement battu à Gravelines après trois succès de rang, sera en quête de rachat devant son public. Vincent Collet se méfie à juste titre de ce retour sur terre…

  • La SIG a encore peiné pour exister face au Khimki. Surtout dans la manière, non ?
  • On a fait un mauvais match. En première mi-temps, les Russes n’étaient pas encore au niveau et on n’a pas su en profiter, je le regrette.
Une soirée à revoir le match de Moscou, tous ensemble
  • Comment faire prendre conscience de cela aux joueurs ?
  • On va commencer par la méthode Obradovic ! On va regarder le match de Moscou ensemble, ce soir (vendredi) sans doute au retour de l’entraînement. Ce n’est pas une punition. Il faut rechercher ensemble ce qui pourrait nous rapprocher. On joue de façon trop séparée, l’entraide est insuffisante pour qu’on soit une équipe solide. Notre cohésion doit s’améliorer. C’est parfois dur à comprendre, car on a fait des matches comme celui du Fenerbahçe ou de Monaco. Quand tout va bien, on a une bonne équipe mais dès que c’est difficile, on se désagrège. Il faut que chacun ait la volonté de faciliter la vie de ses partenaires…
  • Est-il normal qu’à cette époque de la saison, vous cherchiez encore la cohésion et qu’il faille encore rabâcher les messages ?
  • On ne sait jamais, en fonction des équipes, comment ni quand elle se fait. Et parfois, elle ne se fait jamais… On a tout de même montré des signes d’amélioration depuis un certain temps. Regardez le Bayern de Munich : au début du quatrième quart temps, ils avaient dix points d’avance à Istanbul, dix à Madrid jeudi soir, près de vingt contre Khimki. Contre nous, ils ne menaient que de trois points à ce moment du match. A Moscou, on a beaucoup souffert du voyage, nous étions sans ressort. Mais il faut trouver des solutions, même si ce n’est pas facile…
  • Pour ce match contre Orléans, la fatigue risque encore de peser, non ?
  • J’espère qu’on aura récupéré un minimum de ce périple plus qu’usant. Voilà trois jours de suite qu’on se lève très tôt, entre 4h et 6h, qu’on passe beaucoup de temps dans les transports alors qu’on aurait besoin de nous entraîner ! De plus, à cette période de l’année, les efforts laissent encore plus de traces. Au mois de novembre, le manque de fraîcheur se fait toujours sentir et pas besoin d’être sportif pour le ressentir. Il faudra trouver des ressources en espérant que le match d’hier (jeudi) induise une réaction salvatrice. On est forcément redevable
« Orléans, une équipe de shooteurs »
  • L’équipe que vous affrontez sort d’une débâcle à Gravelines. Cela ne complique-t-il pas encore votre tâche ?
  • C’est évident, Orléans est en quête de rachat et le match de lundi a dû beaucoup les décevoir. Pour nous, l’enjeu est de rester au contact de Villeurbanne qui reçoit Le Havre. L’OLB est une équipe de shooteurs, en berne à Gravelines mais qui affiche tout de même 40% de réussite à trois points depuis le début de saison (NDLR : l’équipe de Pierre Vincent est 3e, derrière Rouen et Nancy). Mc Alarney, Harris, Eito, voire Joseph, sont de sacrées gâchettes.
  • Comment les stopper ?
  • Il faudra s’inspirer de ce qu’a fait Gravelines, mettre une grosse pression sur les tireurs, comme on a su le faire contre Monaco. Ne pas les laisser s’installer, surtout à domicile !
  • Avec la blessure de Chevon Troutman, les Orléanais n’ont pas beaucoup de solutions à l’intérieur ?
  • Justement, il représentait une alternance qu’ils n’ont plus. Il faudra être très agressif en défense. Mais est-ce que les jambes suivront ?
  • Ne payez-vous pas aussi, en Euroleague, l’absence de Matt Howard ?
  • C’est une évidence. Quand Matt va revenir, on va aussi retrouver du liant, parce qu’il se moque de ses statistiques personnelles, sa vaillance, son engagement sont mis au service de l’équipe. Notre situation interpelle et à cet égard, l’équipe de l’année dernière avait une stabilité rare. On fait forcément la comparaison mais ce n’est plus la même… Il faut travailler pour la trouver et c’est le challenge qui nous attend. Cette équipe a de belles qualités mais il faut les mettre ensemble. Mais il faut aussi modérer tout cela avec le niveau extrêmement élevé auquel on est confronté dans la semaine. Les gens ont tendance à l’oublier…

Propos recueillis par Jean-Claude Frey