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Actualités Romain Duport : « Cholet, un match capital »

Romain Duport : « Cholet, un match capital »

Il a connu des hauts, il y a deux saisons notamment, et beaucoup de bas au cours des derniers mois. Mais Romain Duport n’a rien lâché. Au moment d’affronter Cholet (lundi à 20h au Rhenus), son dernier club avant la SIG, il se confie. Sur ses difficultés, ses espoirs et sur les récentes performances, en France et en Europe, de son équipe qui sort d’un match raté à Rouen qui a fait mal…

  • Comment as-tu vécu les moments difficiles que tu as traversés et comment juges-tu ton retour ?
  • Je n’ai jamais baissé les bras. Je me suis accroché et j’ai continué à travailler malgré l’entorse qui m’a gêné pendant trois semaines. Dès que j’ai pu, j’ai repris avec Terrick (NDLR : Nérôme, le préparateur physique de la SIG), je suis même allé à Moscou avec l’équipe pour faire des séances de travail spécifiques. Il ne faut surtout pas que je m’arrête de bosser et j’espère pouvoir enchaîner maintenant les entraînements et les matches sans souci.
  • Tu as vécu de bons moments, à titre personnel, notamment en Euroleague, d’autres moins convaincants. Quel est ton point de vue ?
  • Madrid et Belgrade, c’était plutôt bien, mais à Istanbul les jambes n’ont pas répondu. Je m’étais pourtant bien échauffé mais je n’arrivais pas à bouger mes pieds, à me déplacer. De temps en temps, mes genoux connaissent des jours difficiles. C’est dommage parce que j’avais l’opportunité d’avoir du temps de jeu. C’est déjà compliqué parce que nous sommes trois sur le poste 5… Quand on me donne une chance, il faudrait que je saisisse les opportunités et contre le Fenerbahçe, c’en était clairement une.
« Il n’y a pas de rage, pas de révolte… »
  • RomainDuport_sig-gravelines9

    Cette saison, Romain Duport ronge souvent son frein sur le banc. Même si son envie reste intacte.

    Comment as-tu vu l’évolution de l’équipe cette saison par rapport aux précédentes ?

  • L’avant-saison était plutôt bien mais depuis qu’on a repris la compétition, ce n’est plus pareil. Dès qu’on est en difficulté, il n’y a pas de réaction, de révolte, de rage, en particulier à l’extérieur. Ce qui faisait notre force la saison dernière. Depuis que je suis arrivé à Strasbourg, on s’est toujours arraché quand ça allait moins bien, pour gagner des matches à 60 points quand l’attaque n’était pas au mieux. Cette année, il faut faire avec pour le moment. L’absence de Matt qui apporte beaucoup de présence en défense et au rebond, ne nous a pas aidés dans cet aspect du jeu. Même si Romeo l’a plutôt bien remplacé. Mais c’est collectivement qu’on manque de liant et qu’on est souvent victime d’un relâchement, d’un manque de concentration. Alors qu’à domicile, on est quasiment intraitable. Mais maintenant, il faut gagner des matches, et en particulier à l’extérieur. Pour une équipe de notre standing, on ne peut pas perdre plusieurs matches à la suite.
  • C’était encore le cas à Rouen samedi soir. Que s’est-il passé ?
  • La même chose malheureusement que dans les matches précédents à l’extérieur. On ne défend pas, on encaisse trop de points. On réagit par séquences mais ça coûte de l’énergie de faire le yoyo et à la fin, on a payé la bonne fin de match de Rouen.
  • Le coach a-t-il eu des mots durs dans les vestiaires ?
  • Vincent est resté longtemps à parler avec les arbitres. Le vestiaire était silencieux. Tout le monde était déçu, abattu, énervé. On fera le débreafing lundi avec l’entraîneur, avant le shooting. Ce qui est plutôt bien, c’est que le prochain match arrive très vite. On n’aura pas le temps de gamberger.
« A nous d’être au niveau où on nous attend »
  • Cholet, cela reste-t-il un match particulier pour toi ?
  • D’abord, c’est un match capital pour l’équipe. Les Choletais ont dû bien le préparer, voir nos dernières sorties, savoir qu’on est dans le doute car la défaite à Rouen nous a fait très mal. C’est donc un match-piège qu’il faudra absolument gagner. A titre personnel, c’est désormais un match comme les autres pour moi. J’ai bien sûr envie de me montrer, comme face au Havre, contre les clubs dans lesquels j’ai joué. Mais il ne faut surtout pas que je surjoue…
  • Es-tu surpris par leur parcours cette saison après un bon début ?
  • C’est un peu la même chose que les années précédentes. Ils démarrent bien et puis la machine s’enraye. Ils ont eu des blessés dès la pré-saison et là, ça continue avec Nicolas De Jong. C’est plus de la malchance qu’autre chose. Ils sont en difficulté mais pour nous, ce sont des matches qu’il faut absolument gagner. Même si on n’est plus la machine à gagner qu’on était la saison dernière.
  • Quelle peut être la marche à suivre contre Cholet ?
  • Il faut qu’on plie le match rapidement, qu’on prenne de l’avance d’entrée. Bien sûr, ils ont de bons joueurs, notamment Holloway, leur intérieur. Mais c’est à nous d’être au niveau où on nous attend.

Propos recueillis par Jean-Claude Frey

 

infographie le chiffre_SIG-Cholet… comme la série de défaites consécutives actuellement en cours. Avec des revers face à Orléans, Chalon et Rouen, tous à l'extérieur, Vincent Collet et son équipe se retrouvent dans une situation qu’ils n’avaient plus connue depuis longtemps. Il faut remonter à la période allant du 22 février au 10 mars 2014, soit 21 mois environ, pour retrouver la trace de trois défaites consécutives (à Cholet, contre Villeurbanne et à Limoges) en saison régulière. Sous l’ère Collet, la SIG n’a connu en tout et pour tout que quatre fois cette situation et a toujours su rebondir lors du quatrième match. En effet depuis son arrivée au club en 2011, l’équipe coachée par Vincent Collet n’a jamais enchaîné quatre défaites consécutives en saison régulière de ProA. Espérons que cela se confirme avec la réception de Cholet…

F. T.