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SIG_BayernMunich_Rodrigue Beaubois et Bryce Taylor
Actualités Gagner pour y croire encore

Gagner pour y croire encore

A trois journées de la fin de la saison régulière, le groupe A de l’Euroleague est le plus indécis. Grâce à des fauteurs de trouble comme la SIG ou le Bayern Munich qui seront face à face ce vendredi dans un Rhenus complet (20h30, en direct sur beIN Sports 2). Le vainqueur prendra une option sur le Top16. Mais rien qu’une option…

Si rien ne sera (mathématiquement) perdu pour le vaincu, la situation se compliquera tout de même sérieusement pour celle des deux équipes qui baissera pavillon ce vendredi soir. Autant dire qu’il vaudra mieux être du bon côté, ce qui, dans l’immédiat, ne garantira rien mais laissera tout de même les chances intactes.

Être à la hauteur en défense
SIG_BayernMunich_Paul Lacombe et Nihad Djedovic

Paul Lacombe et les Strasbourgeois devront se méfier de Nihad Djedovic (à gauche).

Avant ce rendez-vous capital, une nouvelle « finale » après celle de Belgrade, la SIG est partagée entre deux sentiments : celui d’une équipe qui a toujours su se surpasser lors des grands rendez-vous d’Euroleague – demandez donc à Fenerbahçe, au Real ou à Belgrade – et celui d’une formation sur courant alternatif, qui manque de solidité défensive. Or c’est précisément dans ce domaine qu’elle doit progresser. « L’état d’esprit est là. Tout le monde a envie, mais il faut que cette envie soit canalisée par rapport au match que le Bayern va nous proposer », lance Vincent Collet.

Il sait que les Munichois « défendront le plomb, un peu comme Belgrade et bien davantage que Fenerbahçe ou le Real. Or contre l’Étoile Rouge on n’a pas du tout été à la hauteur du défi pendant 20 minutes ».

Le coach propose donc, faute de tomber de haut, que son équipe « commence par la… deuxième mi-temps » et qu’elle montre une solidité défensive à toute épreuve. « Défensivement, on n’est pas très fort, en particulier par rapport à la saison dernière, mais on a compensé par deux performances offensives hors normes. Si on veut cependant s’en remettre à l’attaque face au Bayern, on sera douché ! »

Convaincu que son équipe peut faire « beaucoup mieux que ce qu’elle a fait jusque là », Collet a vu avec un réel plaisir le retour de Matt Howard. « C’est une bonne nouvelle. Son absence nous a pénalisés, en particulier en championnat, car on sait à quel point il est dur sur l’homme mais aussi précieux dans l’aide défensive ».

Pas de syndrome Saint-Pétersbourg

Voilà donc un match à gros enjeu, contre une très forte équipe. Pas question de faire resurgir les fantômes du match perdu contre Saint-Pétersbourg en Eurocup, il y a dix mois. « Ce n’est plus la même équipe. On a précisément fait venir des joueurs comme Weems qui l’a prouvé avec Nanterre, comme Beaubois ou même Golubović à cet effet. Des joueurs aussi qui soient capables de mettre des shoots importants quand le match se joue. Mais pour que ces gros shoots aient vraiment de l’importance en fin de match, il faut avoir défendu avant… »

Neuf joueurs très solides
SIG_BayernMunich_Louis Campbell et Anton Gavel

Louis Campbell se retrouvera face à son ex-équipier, Anton Gavel.

Car pour le Bayern, le match de la 8e journée est aussi important que pour la SIG. Avant de recevoir le Real qui jouera (très) gros en Bavière, et d’aller à Belgrade le dernier jour, les hommes de Svetislav Pesic savent que la confirmation de leur victoire au match aller pourrait les mettre en bonne position. « C’est un match capital pour les deux équipes. Si nous limitons leur capacité à jouer vite et leur adresse, nous avons nos chances pour l’emporter », estime le stratège serbe.

Vincent Collet se méfie pareillement de « la capacité du Bayern à se projeter à l’avant à grande vitesse », symbolisée par Alex Renfroe, « des joueurs les plus réguliers comme Djedovic », alors qu’à l’intérieur « Savanovic est une vraie plaque tournante qui fait beaucoup de choses, donne des ballons, est présent partout ». Enfin, les deux pivots sont « de forts joueurs, Joe Bryant qui a des mains incroyables et Deon Thompson qui leur donne une dimension athlétique qu’ils n’avaient pas auparavant ». Globalement, comme le résume l’entraîneur de la SIG, « ils n’ont pas de trous mais neuf joueurs solides dont l’évaluation va de 5,7 (Gavel) à 15 (Djedovic). De plus, ils ont progressé en attaque par rapport à la phase aller ».

Tout pour se méfier car les Allemands, s’ils n’ont remporté que trois matches (contre la SIG et… deux fois contre Khimki) tout comme les Strasbourgeois, ont mené la vie dure à Istanbul, ont failli gagné à Madrid (101-99) en ayant mené presque jusqu’au bout, et ne doivent leur classement actuel qu’à deux défaites à domicile contre Belgrade et Istanbul (sans Savanovic).

La SIG, elle, va se mobiliser derrière son 6e homme, si important depuis le début de sa campagne. Et espère, avec son fidèle public, rêver pendant une semaine encore. Voire plus…

Jean-Claude Frey

STRASBOURG - BAYERN MUNICH EN CHIFFRES

infographie_SIG-Bayern Munich

 Le programme

programme J8 EL_V2