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Actualités Jérôme Schmitt : « Transmettre aux plus jeunes »

Jérôme Schmitt : « Transmettre aux plus jeunes »

Invité par la SIG dans le cadre de l’opération « Basketteurs d’hier et de demain », l’ancien international Jérôme Schmitt était au Rhenus ce lundi pour rencontrer les jeunes du Centre de formation et saluer le public du match contre Gravelines.

Il a toujours la même élégance naturelle, celle qui lui avait valu d’être l’ambassadeur, avec Tony Parker et Boris Diaw, d’une célèbre marque de costumes… A cette époque, il y a dix ans tout juste, Jérôme Schmitt, l’enfant d’Ohnenheim, portait les couleurs de l’équipe de France avec laquelle il venait de décrocher une médaille de bronze à l’Euro 2005 à Belgrade.

Les temps ont changé mais il est resté le même. Totalement rangé des affaires de la balle orange, qu’il ne suit plus que de très loin, l’ancien joueur de la SIG, agent immobilier à Montpellier, profite d’une vie heureuse au côté de son épouse, Henrilia, et de ses deux enfants. « La fin n’a pas été facile » se souvient-il. Promis à une belle carrière, il a été stoppé net en 2009, à 28 ans, par une hernie discale et une opération qui l’a empêché de poursuivre sa carrière de sportif de haut niveau. « Pendant deux ans, j’ai essayé de revenir mais quelques mois après l’opération, j’ai compris que ça n’irait pas. J’avais alors besoin de couper totalement », dit-il, d’un air plutôt détaché. A l’époque à Chalon – « qui a été très correct avec moi et qui m’a aidé jusqu’au bout » – après avoir porté les couleurs de la SIG, bien sûr, puis de Bourg-en-Bresse et de Gravelines, Jérôme Schmitt s’est donc lancé dans d’autres projets, loin du sport.

« Très touché que la SIG ait pensé à moi »
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Un moment de rencontre intéressant pour les jeunes du Centre de formation.

Il est revenu au club de ses débuts ce lundi, pour la première fois ou presque depuis son départ. Arrivé à la SIG en cadets, il a bouclé ses années de formation jusqu’en 2002 tout en étant appelé régulièrement en équipe professionnelle par Christophe Vitoux. Contacté il y a quelques semaines par Olivier Weissler, qui l’a accueilli pour cette opération de la LNB, « Basketteurs d’hier et demain », Jérôme Schmitt a répondu positivement, sans sourciller : « J’ai été très touché parce que je n’ai pas eu beaucoup d’années professionnelles à Strasbourg. C’est vrai que j’ai passé six ou sept ans ici. Et pendant longtemps, j’ai gardé un sentiment mitigé. C’était compliqué pour un jeune de faire sa place avec quatre changements d’entraîneur dans l’année ! Mais chaque fois que je reviens, je me sens bien. Je vois qu’on ne m’oublie pas ici ».

Appelé à débattre avec les joueurs du Centre de formation, il a apprécié le moment : « Le principe de transmettre aux jeunes me plaît et j’ai passé la matinée avec eux avec beaucoup de plaisir. J’ai suivi la séance de tirs et puis on a échangé. Je leur ai expliqué mon parcours et ils ont posé quelques questions. Je ne sais pas ce qu’ils feront de mes conseils mais je sais que moi, j’aurais aimé avoir ce genre de retour d’expérience ».

« Il a été remarquable dans son propos », a insisté le président Bellon. « C’est très important pour les jeunes d’avoir ce genre de témoignage ».

A la fin du 3e quart temps du match contre Gravelines, Jérôme Schmitt a été présenté, puis acclamé par le public du Rhenus, avec Frank Ntilikina, le grand espoir, à ses côtés.

Auparavant, celui qui est aussi le cousin germain de… Lauriane Dolt, a pu découvrir les nouvelles structures de la SIG. « C’est impressionnant. Depuis dix ans, le parcours est énorme. J’ai vu quelques clubs mais il n’y en a pas beaucoup qui ont ce genre de structures pour le sportif, le médical, le marketing, etc. Le Rhenus aussi est un sacré outil. Les joueurs n’ont qu’à se préoccuper de jouer… Ça fait très plaisir de voir cette évolution ».

A 34 ans, Jérôme Schmitt respire la sérénité. Et tous ceux qui l’ont croisé dans les travées du Rhenus ont apprécié le moment partagé…

J.C.F.