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Actualités Les oreilles et la queue !

Les oreilles et la queue !

Le suspense - si tant est qu'il pouvait y en avoir - n'a duré que quatre minutes. Dans une ambiance de corrida, le Real Madrid, vexé par la défaite de l'aller, a écrasé la SIG de son énorme supériorité et obtenu sa place dans le Top16, laissant la dernière place de la poule à son adversaire. Pour des Strasbourgeois à la peine à l'extérieur, l'écart était insurmontable. Ils auraient toutefois pu éviter la correction qu'ils ont subie (97-65). Dommage, même si cette campagne d'Euroleague restera marquée par les exploits réussis au Rhenus.

A Madrid, autour du Real, on avait décrété l’état d’urgence ! Il semblait inconcevable aux Madrilènes d’être les premiers champions en titre à ne pas franchir le premier tour la saison suivante. De même, le Real n’avait jamais été éliminé au premier tour depuis qu’il dispute cette compétition…

Dans la presse, on se méfiait pourtant de l’équipe coachée par « l’ennemi intime du basket espagnol, le sélectionneur de l’équipe de France, Vincent Collet ». « Il ne faut pas les laisser respirer », prévenait Sergio Llull alors que Pablo Laso, le coach du Real, estimait sur le site du club que le match aller avait sans doute été un des meilleurs matches de la saison d’Euroleague ! Même l’intox était de mise puisque Nocioni, annoncé incertain, absent de la feuille de match à une heure du coup d’envoi, y réapparut vers 20h15, au début de l’échauffement…

Quatre minutes seulement avant le déferlement
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Dès l'entame, Sergio Llull a mis la pression, sur la SIG. Stratégie payante pour les Madrilènes.

Le décor était planté mais le danger était réel, pour la SIG, de craquer sous la pression que le Real n’allait pas manquer d’imposer, et pendant 40 minutes. Concentration, défense, gestion de la balle, les fondamentaux étaient exigés. Faute de quoi…

Les premières minutes étaient pourtant prometteuses. En raison surtout de la fébrilité des joueurs du Real qui manquaient leurs quatre premiers tirs malgré deux rebonds offensifs. La SIG avait ouvert la marque par Fofana, Weems interceptait, Matt Howard était débordant d’activité mais déjà, les Strasbourgeois laissaient passer quelques occasions et après deux primés de Rodriguez, le Real prit les commandes : 8-6 (4e’). Il ne s’arrêtait malheureusement pas là. Les maladresses près du cercle donnaient du jeu rapide, Maciulis et Ayon se régalaient avant que Llull n’entre en scène derrière l’arc : 19-6 (6e’). A l’évaluation, c’était une boucherie : 30 à 2. Même le temps mort de Collet n’arrêtait pas la furia espagnole alors que la salle prenait des airs de corrida. Le public demandait (déjà) la mise à mort…

Laso faisait tourner, lançait Taylor, puis Carroll et Thompkins, qui concluait la période d’un panier à trois points au buzzer : 29-15. La réaction de Golubović avait été noyée dans l’euphorie madrilène, la SIG ayant aussi le mauvais goût de lâcher trois lancers francs en route. Et malgré six rebonds offensifs, la SIG était plombée par six balles perdues.

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Dur, sur pour les supporteurs et les partenaires qui avaient fait le voyage.

A 33-18, une nouvelle accélération meurtrière ruinait les derniers espoirs, s’il en restait encore… Les Espagnols défendaient comme des morts de faim, cherchant l’humiliation jusqu’à la délectation, alors que Lacombe avait commis trois fautes en très peu de temps : 40-18 et… 62-6 à l’évaluation ! Llull pouvait céder sa place au très jeune Doncic (7 passes en 13 minutes).

Il y eut ensuite quelques éclairs, avec Campbell et surtout Beaubois (huit points en deux minutes), pour rendre la note un peu moins salée (44-28, 16e’) au point que Laso demanda aussitôt un temps mort après le 4-10 alsacien. Dommage que, revenue à 12 points (49-37) juste avant la pause, la SIG concédait dans les dernières secondes, un « triple » à Thompkins.

Un sursaut puis le vide…

La deuxième mi-temps sera longue… Reyes enfonçait encore le clou, dès l’entame (58-39, 22e’) et quand Beaubois prit feu, ramenant l’écart à 15 points (64-49, 26e’), des proportions plus raisonnables, le Real ne s’en contentera pas. Défense de fer, certes pas toujours sanctionnée, interceptions, accélérations, tout paraissait facile, la SIG, timorée, laissant aussi parfois trop faire. Et le 11-0 pour boucler le quart (75-49), avant un lancer franc (sur 4) de Collins, creusait à nouveau l’écart, l’évaluation passant par 112 à 37.

Le moral n’y était plus, de toute évidence, mais l’événement aurait sans doute mérité un maximum de combativité. Le Real déroulait, la SIG tombait dans un excès d’individualisme qui n’arrangeait rien et finalement, les Madrilènes validaient sans surprise leur ticket pour le Top16 après les frayeurs de novembre. Avec neuf joueurs entre 10 et 18 d'évaluation pour un total de 142 et 36 passes décisives - nouveau record en Euroleague -, ils venaient d'infliger à la SIG la plus lourde défaite de son histoire en Euroleague. Les Strasbourgeois se contenteront de l'Eurocup où ils affronteront dès le 7 janvier tour à tour Las Palmas (Espagne), Saratov (Russie) et Jérusalem (Israël).

A Madrid, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

REAL MADRID – SIG 97-65. Barclaycard Center. 10 868 spectateurs. Arbitres : MM. Lamonica (Italie), Latisevs (Lettonie) et Foufis (Grèce).

Les périodes : 29-15, 23-22 (mi-temps : 52-37), 23-13 (75-50), 22-15.

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