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Khimki Moscou-SIG_Paul Lacombe et Tyrese Rice
Actualités Paul Lacombe : « Je crois énormément en cette équipe ! »

Paul Lacombe : « Je crois énormément en cette équipe ! »

La SIG disputera vendredi un mach capital. En effet, le Rhenus voit débarquer un concurrent direct pour la qualification pour le top 16, Khimki Moscou. Après avoir essuyé une lourde défaite au match aller, les SIGmen auront à cœur de montrer qu’ils valent bien mieux que ce qu’ils avaient proposé en terre russe. D’autant plus que la première défaite de la saison à domicile en Euroleague cette saison, survenue la semaine dernière, met Vincent Collet et ses joueurs au pied du mur. A 48h de ce choc décisif, Paul Lacombe s’est confié sur le début de saison de son équipe et sur l’adversaire à venir.

Franklin Tellier: Tu étais revenu plus tôt en août pour mieux préparer ta saison. Est-ce que tu penses en avoir tiré des bénéfices ?
Paul Lacombe : C’est sûr ! J’étais en forme quand la pré-saison a commencé donc, mine de rien, il y a un état de confiance qui s’est installé. Et comme j’étais en avance sur mes coéquipiers, ils ont eu aussi, de suite, confiance en moi. Ils m’ont respecté par rapport à cela. On a rien sans rien; les efforts fournis en août se ressentent sur mon début de saison que je trouve assez satisfaisant mais je peux encore mieux faire… On peut toujours mieux faire !

Stats comparatives EL et ProA_Paul LacombeF.T : Tu parles de respect de tes coéquipiers. Est-ce que l’on peut dire que tu as gagné en leadership ?
P.L : Je joue pas mal meneur cette année et à ce poste je pense que l’on a besoin d’avoir un certain leadership. J’ai plus de responsabilités cette saison et je me sens plus à l’aise. Plus jeune, j’avais du leadership et comme cette saison je suis plus à l’aise dans mon jeu, ça revient peut être plus naturellement. En plus, avec le départ d’Antoine on n’a pas vraiment de joueur qui l’a remplacé en termes de leadership. Donc je pense que, plus globalement, il faut que tous aillent en chercher pour gagner à ce niveau là, car peut-être que l’on en manque un peu en ce début de saison…

F.T : Un mot sur l’équipe justement, son identité de jeu et ses résultats inconstants…
P.L : J’en ai parlé avec Vincent. Moi, je crois énormément en cette équipe ! Je pense que l’on a une très large marge de manœuvre. On peut encore beaucoup progresser, si on comprend les choses. On a des joueurs intelligents qui sont capables de comprendre. Cette année on a beaucoup de talents offensifs mais l’adresse que l’on peut avoir sur certains matches ne peut pas être une constante. Il faut que l’on comprenne avant tout que le fait de tout donner en défense nous permettra de nous relâcher en attaque derrière et, qu’ainsi, quoi qu’il arrive, on s’en sortira. On a une identité forte offensivement mais pour le moment on n’a pas de garantie en défense et on travaille là-dessus.

F.T : Après la défaite contre Munich tu semblais frustré par la prestation de l’équipe. Est-ce que depuis, vous vous êtes parlé pour faire des mises au point?
P.L : J’ai parlé avec les émotions en conférence de presse mais il y avait aussi pas mal de vrai dans ce que je disais. On a revu le match. Il y a des choses que l’on ne peut pas se permettre, moi le premier ! Mais je me remets constamment en question ; c’est important pour avancer. Est-ce que tout le monde le fait ? Je ne sais pas… Je pense que l’on n’était pas tous irréprochables sur ce match. Mais là il y a eu une remise en question générale; c’est une bonne chose.

F.T : Est-ce que tu regrettes d’avoir réagi à chaud à la tv ?...
P.L : Je ne le regrette pas car j’ai parlé avec mon cœur. En revanche je déteste faire les interviews à chaud à la fin. Il y a la fatigue et les émotions qui prennent le dessus. Mais ce que je regrette, c’est que j’avais des choses à dire et que malheureusement je ne les ai pas dites au bon moment. Je pense que j’aurai dû parler dans le vestiaire. Mais les gars ne m’en ont pas voulu car ils savent comment je suis, que je ne suis pas un méchant. Mais ça faisait deux ou trois matches de suite que j’avais des choses à dire. Je ne l’avais pas fait. Ce n’est pas dans ma nature. Je n’aime pas rentrer dans les gars. Mais c’est aussi ce qui manque dans notre équipe. Il n’y a personne pour se révolter. J’ai parlé sous le coup de l’émotion, mais je le pense encore un peu. Sincèrement, moi, ce match là, j’en suis sorti lessivé et je pense que tout le monde ne l’était pas. Un match aussi capital, ce n’est pas normal.

F.T : En tout cas l’équipe a bien réagi avec une victoire pleine de maîtrise face au BCM
P.L : C’est une très bonne chose. Contre Gravelines on n’a pas commencé le match en mettant des paniers. Je pense que c’était de la bonne manière. On a fait des fautes, en empêchant l’adversaire de marquer. Dans l’ensemble on a tous bien mieux défendu et derrière ça a davantage libéré tout le monde en attaque… Comme quoi il n’y a pas de secret. C’était un très bon match.

SIG_Monaco_Paul Lacombe2

L'énergie de Paul Lacombe sera encore précieuse face à Moscou

F.T : Parlons du Khimki. Un mot sur cette équipe et ses stars…
P.L : A mon poste, je joue contre des joueurs incroyables ! Quand tu vois qu’un gars comme Zoran Dragić est un back-up et qu’il ne joue quasiment pas, tu te dis que c’est incroyable ! Shved, Dragić, Rice, Koponen… Tu te demandes comment tu vas faire pour défendre toute la soirée. C’est génial de se mesurer à ce genre de joueurs mais c’est surtout un vrai challenge. Je suis persuadé que l’on peut les battre.

F.T : Même si au match aller l’équipe avait coulé à Moscou…
P.L : Peut-être que tout le monde ne pensait pas que l’on pouvait gagner. A l’aller, c’est comme si il n’y avait pas eu de match. Je ne sais pas trop… Peut-être que personne n’y a jamais cru mais moi je trouve ça dommage. Il y avait mieux à faire. Mais là je pense vraiment que l’on peut les battre. Je le pensais aussi à l’aller mais cette fois je suis sûr que tous les mecs le pensent aussi.

F.T : Vendredi vous jouez votre match le plus important depuis le début de la saison. Il n’y a plus le choix et il faudra que tout le monde soit à 100%...
P.L : Déjà on n’est pas mort. Si on les bat on revient encore plus dans la course et on peut peut-être sortir le Khimki et le Real. Sur ce match on jouera plus libéré c’est certain. Le Bayern était encore plus un match à enjeu et à pression que celui-là. Là au final il y a moins de pression, je pense. Tout le monde répondra présent.

F.T : Et les supporters ne s’y sont pas trompés puisque vous jouerez une nouvelle fois à guichets fermés…
P.L : Nos supporters ont répondu présent à chaque match en Euroleague. Moi je me serai cru revenir en playoffs lors des deux dernières années comme contre Chalon et Nancy lorsque la salle était incroyable. Cette année en Euroleague c’est la même chose, c’est énorme. Mais c’est toujours la même chose ; si on veut qu’ils nous donnent beaucoup, il faut qu’on leur donne beaucoup. C’est à nous de les pousser et à eux nous aider à repousser nos limites.

Interview réalisée par Franklin Tellier

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