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Actualités Vladimir Golubović : « Ne pas répéter les erreurs du match aller »

Vladimir Golubović : « Ne pas répéter les erreurs du match aller »

La SIG se prépare à accueillir Munich pour un match qui ressemble à une finale dans l’optique d’une qualification pour le top 16. Après avoir perdu de 15 points lors du match aller, les SIGmen espèrent inverser la tendance et battre un Bayern qui a stoppé la semaine dernière une série de trois défaites consécutives en allant s’imposer à Moscou. A égalité avec trois victoires et quatre défaites, les deux équipes joueront gros dans 48h. Meilleur joueur de la SIG lors du match aller, Vladimir Golubović (22pts, 6rbs) se confie sur son début de saison et sur le match à venir... sans oublier de dire un mot pour Romeo Travis qui vient de quitter l’équipe…

Franklin Tellier : Avant de commencer, un petit mot sur Romeo Travis qui vient de quitter l’équipe…
Vladimir Golubović : Je l’avais affronté il y a deux ans en Eurocup donc je savais comment il jouait. Romeo est un super coéquipier sur le terrain et un super gars en dehors. Il a donné son meilleur pour cette équipe. Il sait se fondre dans un collectif et l’a montré à chaque match. J’étais surpris de la vitesse à laquelle il s’est adapté. Il jouait toujours très dur et à 100%. Ce n’est pas facile d’intégrer une équipe en cours de saison et être tout de suite rentable, pourtant, dès son premier match, il a aidé l’équipe. Je profite de l’occasion pour, une nouvelle fois, le remercier pour tout ce qu’il a fait pour l’équipe.

infographie comparative GolubovicF.T : Revenons à toi; parle nous de ton début de saison…
V.G : Tout d’abord je dois dire que les coaches, le staff et les autres joueurs m’ont très bien accueilli. Ils ont tout fait pour que je m’adapte au basket français. Chaque semaine j’essaye de m’adapter le mieux possible à l’adversaire que l’on rencontre en championnat. En Euroleague, c’est un peu différent. Je connais la compétition, les équipes et les joueurs contre qui je joue. Je ne peux pas dire que c’est plus facile de jouer en Euroleague mais je m’adapte sûrement plus facilement et rapidement au jeu du fait que je connais mieux ceux que j’affronte.

F.T : Et justement après dix journées de ProA, que penses-tu du championnat de France?
V.G : Comme je l’avais dit en signant ici, j’avais déjà joué contre des clubs français en coupe d’Europe et certains de mes amis ont joué en France. Je ne découvrais donc pas tout. Comme j’avais pu m’en rendre compte par le passé c’est un championnat très physique, il y a beaucoup de contacts. Les équipes privilégient souvent le jeu rapide et ont toutes de très bons shooteurs et de fortes individualités dans leur effectif. C’est une bonne expérience d’apprendre dans un championnat de très bon niveau.

F.T : Vous vous préparez à accueillir Munich vendredi. Tu avais été le meilleur Strasbourgeois lors du match aller. Quelles leçons a tiré l’équipe du premier affrontement?
V.G : On sait quel style basket ils apprécient. Nous le savions aussi avant le premier match, mais pour ce match retour nous pouvons encore mieux nous préparer. Ils vont jouer vraiment très dur en défense. À nous de nous ajuster au mieux pour ne pas subir leur agressivité comme nous avions commencé à le faire au fil du match la première fois. Le contrôle du rebond sera aussi primordial pour exister.

F.T : Un mot sur l’effectif de Munich et ton vis-à-vis, John Bryant.
V.G : L’équipe est très talentueuse, tout le monde le sait je pense. Quant à Bryant, c’est un de ces joueurs qui, lorsque tu joues contre lui, peut donner l’impression que ce qui te donne normalement un avantage sur ton adversaire devient un désavantage. Si on le laisse s’installer, il peut faire déjouer n’importe qui. On se prépare à cela. Ce sera à nouveau un duel intéressant.

Vladimir golubovic et John Bryant

Vladmir Golubovic/John Bryant: un match dans le match

F.T : Si tu devais résumer les clefs de ce match ?
V.G : Contrôler le jeu, maîtriser le rebond et limiter nos pertes de balles. Mais surtout, il ne faudra pas répéter les erreurs du match aller, ni commencer comme nous l’avons fait contre Belgrade il y a deux semaines. L’Euroleague est la compétition la plus exigeante en Europe car, chaque semaine, tu joues les meilleures équipes d’Europe. Ce n’est pas suffisant de bien jouer simplement 35 minutes, voir même 39 minutes, pour pouvoir gagner. Il faut être concentré de la première à la dernière seconde. Si tu as une minute où tu n’y es pas, tu le payes tout de suite très cher et après ce n’est plus possible de revenir contre une excellente équipe comme le Bayern Munich.

F.T : Les deux matches à venir sont deux finales à gagner contre Munich et Moscou, deux finales à domicile. Est-ce que cela est réellement une chance ?
V.G : Évidemment jouer à la maison est un avantage. Tu connais la salle, le terrain, les ballons et tu sais qu’à chaque match il y aura 6000 personnes pour te soutenir et qui feront véritablement office de sixième homme. C’est toujours difficile de voyager loin comme Moscou ou Istanbul. Pouvoir préparer ces matches très importants sans avoir à se déplacer est forcement un petit avantage, nous l’avons vu lors de la venue de Madrid ou du Fenerbahçe. Maintenant cela ne garantit rien du tout! Il ne faut pas non plus se reposer sur ça. Ce n’est pas parce que nous avons gagné trois fois à domicile que tout sera simple…

F.T : Ce soutien des fans est, cette année, vraiment présent en coupe d’Europe à chaque match. Cela signifie quand même vraiment quelque chose pour vous, joueurs, non ?
V.G : Lorsque j’ai signé à Strasbourg j’avais entendu que le club était bien organisé et s’améliorait à tous les niveaux, année après année. Bien sûr, les bons résultats ont généré de plus en plus de public. En tant que joueur, je suis heureux de me sentir supporté par 6000 personnes, c’est évidemment important. Mais maintenant que je vois le fonctionnement de l’intérieur je ne suis pas seulement heureux en tant que joueur, je le suis également pour toutes les personnes qui travaillent pour ça : les coaches, le staff et les tous les gens qui travaillent à faire grandir ce club.

Interview réalisée par Franklin Tellier

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