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Actualités Leloup : « Campbell est un exemple pour nous »

Leloup : « Campbell est un exemple pour nous »

En conférence de presse, les Alsaciens étaient plus que satisfaits, les Villeurbannais plutôt contrariés...

Vincent Collet avait la tête des grands soirs : « J’avais dit que nous étions en nets progrès et cette victoire est dans la lignée de celle de Jérusalem. Depuis la mi-décembre, notre état d’esprit s’est construit et notre basket a progressé. On a été adroit mais Villeurbanne aussi. La différence, ce sont nos 14 paniers intérieurs à 54% alors que de l’autre côté ils ont obtenu 7 petits paniers seulement dans la raquette. L’autre clé, c’est qu’on s’est occupé de leurs points forts. C’est l’équipe qui perd le moins de ballons et qui prend beaucoup de rebonds offensifs. Ce qui donne beaucoup de deuxièmes chances. Ce soir, on a tenu le rebond et on a leur a fait perdre 16 balles par notre agressivité. Dans le seul quart temps où on a souffert, on a perdu six balles alors qu’on n’en avait perdu que trois en première mi-temps… On a mal réattaqué la deuxième mi-temps, on a perdu le rythme. Et c’est à ce moment que les deux gros shoots de Louis Campbell ont vraiment eu leur importance. On n’était pas bien, Villeurbanne nous avait stoppé. Il fallait reprendre le contrôle. Cette victoire n’a rien de miraculeux. Ce sont les efforts qu’ils font depuis un mois et demi pour jouer ensemble et l’investissement défensif qui ont été récompensés. On a franchi un vrai cap et on reproduit les performances. Mais on est dans le grand huit : on reçoit Gran Canaria, la meilleure équipe de notre poule d’Eurocup, et on va à Gravelines pendant le Carnaval ! Mais bon, le championnat va être très intense… »

Jérémy Leloup avait le sourire, lui aussi : « C’est une bonne victoire, surtout à l’extérieur. C’était un choc qu’il fallait gagner pour la suite de la saison. On voit depuis un mois et demi qu’on voyage mieux, on joue mieux ensemble, on défend surtout mieux ensemble. Les stops défensifs nous permettent de bien attaquer et de gagner les matches. Les laisser à 63 points c’était une des clés du match car ils ont d’habitude beaucoup de secondes chances grâce à leurs joueurs athlétiques. Le début a d’ailleurs été compliqué dans ce domaine. On a su vraiment changer les choses par la suite et les contrarier par rapport à ce qu’ils ont proposé. C’était physique mais des deux côtés. Le panier average ? ça peut être important pour la suite. Mais faut enchaîner avec Gran Canaria. Quant à notre série de 9 victoires sur les 10 derniers matches, elle correspond aux effets de la discussion qu’on a eu après le match au Real. On n’a jamais eu de problème d’entente mais certains joueurs ont dû prendre leurs marques. Nanterre c’était un non match mais on est resté soudés. Enfin, Louis (Campbell) est toujours aussi surprenant. Ce qu’il fait à son âge, c’est impressionnant. Il nous apporte beaucoup en nous mettant des gros shoots quand ils sont revenus. C’est un exemple pour toute l’équipe en défense et quand il met dedans en attaque, c’est un gros plus pour nous ».

Jackson : « On est tombé sur le cul »

S’il était en colère contre son équipe, John David Jackson reconnaissait la supériorité de la SIG : « C’était un match-piège. Pendant longtemps on a joué des équipes moins fortes et on gagnait facilement à domicile en prenant confiance. Même en Coupe FIBA. Strasbourg est une équipe d’Euroleague, qui joue ensemble depuis longtemps, une équipe de vétérans, avec du sang-froid à un très haut niveau, qui nous a vraiment déstabilisés en cassant nos structures d’attaque. C’est leur qualité et leur intelligence défensive qui a fait la différence. On a été naïf par rapport à la qualité de l’adversaire. Ils ont aussi été très bons en attaque. C’est une grande leçon pour nos joueurs. Il n’y a qu’un quart temps où on est dans le match. Et cette défaite nous montre le chemin qui reste à parcourir. Dès qu’on est revenu dans le coup, on a déjoué ».

Les défaites des autres leaders ne l’ont pas rassuré : « La saison reste longue. Ce qui m’embête, la vraie douche froide, c’est qu’on peut être dominé chez nous. On est tombé sur le cul et il faut réagir vite. Mais après tout, tant mieux si les autres ont aussi perdu ».

David Andersen rêvait d’une autre issue face à ses anciens coéquipiers : « C’est un réveil. Strasbourg a vraiment très bien joué, ils ont une bonne alchimie et ont bien bougé la balle. Ils ont bien lutté et nous avons péché en attaque. Le match était plus serré que les 20 points du score final. Lorsque nous sommes revenus à six points, on a bien alterné l’extérieur et l’intérieur, mais ils ont mis quelques gros shoots et nous on les a manqués ! Louis est un grand coéquipier. Je garde un très bon souvenir d’avoir joué avec lui et je continue à être en contact avec lui et il est en grande forme. Il a été l’homme du match. Il a encore ses jambes, malheureusement c’était contre nous… »