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Actualités Une sacrée correction !

Une sacrée correction !

La SIG, dominée de bout en bout dans tous les secteurs du jeu et lâchée par ses joueurs cadres, a reçu à Nanterre une gifle historique (95-63). Mais ce désastre collectif, s’il fait mal et peut inquiéter, devra vite être oublié car Saratov pointe le bout de son nez mercredi. Rachat attendu.

Depuis que Vincent Collet a débarqué à Strasbourg, en 2011, la SIG n’avait perdu que deux fois de plus de 20 points en ProA : le 27 décembre de cette même année à Gravelines et le 18 janvier 2014 à Chalon. C’est dire que la déroute subie à Nanterre près de deux ans plus tard sur un écart surréaliste de 32 points, est entrée dans l’Histoire, mais pas de la meilleure des façons. Au moment où les Strasbourgeois pensaient avoir trouvé une certaine stabilité collective, après quatre succès de suite, la rechute a été brutale… Si énorme que cela ne peut être qu’un accident, un jour sans. Même s’il y avait, dans la production des Alsaciens en banlieue parisienne, quelques signes inquiétants.

Car si Nanterre, qui n’avait accroché jusqu’ici aucune des équipes mieux classée qu’elle, jouait sans doute sa place à la Leaders Cup, la SIG, déjà qualifiée, pouvait lorgner le top4. La voilà assurée de jouer, dès les quarts de finale à Disneyland le mois prochain, un gros, Gravelines, Villeurbanne, Le Mans ou Monaco…

Maladroits et empruntés

Dès le début, à part une action de Collins (2-3, 2e’), les hommes de Collet ont subi l’enthousiasme, l’envie, l’agressivité de Nanterre. Conséquences : des balles perdues en pagaille (7 dans le premier quart), des tirs forcés ou manqués (38% au total), une circulation de balle en panne (9 passes seulement). De quoi être très vite à la remorque de la JSF, pourtant crispée (1 panier sur les 7 premiers tirs). Mais Robinson, Invernizzi et Raposo prenaient vite le large (11-3, 6e) avant que T.J. Campbell n’envoie les premières salves à trois points : 19-7, 23-9 (10e’). La SIG, méconnaissable, avait les deux pieds dans le même sabot, et tous les changements tentés par Collet n’y changeaient rien.

A l’entame du deuxième quart, la nonchalance et le laxisme en défense, les carences en attaque, permettaient à Nanterre de prendre définitivement confiance : 29-11 (13e’) et surtout… 40 à 5 à l’évaluation. Fofana, actif des deux côtés (10 d’évaluation alors que ses huit coéquipiers cumulaient un désastreux -2), ne suffisait pas à stopper l’euphorie des joueurs de Donnadieu, parmi lesquels Mykal Riley (13 points dans la période) avait pris feu. La défense de zone n’y changeait rien, à l’image de cette incursion de Nzeulie qui filait sans opposition pour claquer un dunk (36-15, 16e’), ou de cette 3e faute stupide de Fofana offrant un « and one » à Invernizzi pour faire passer l’écart au-dessus de la vingtaine, avant même la mi-temps : 43-22 (17e’).

En attaque, Weems errait comme une âme en peine face à ses anciens équipiers, Beaubois ne scorait pas, Collins ne confirmait pas ses dernières sorties et l’activité de Paul Lacombe (9 points mais 2 sur 5 aux lancers-francs) était trop brouillonne pour remettre la SIG sur les rails. Si bien qu’à la pause, l’addition était déjà salée : 52-29.

Faillite collective

Comme un symbole, la première action de la deuxième mi-temps se terminait par une nouvelle balle perdue après une mésentente entre Collins et Lacombe et Robinson filait seul au cercle : 54-29. Lacombe – seul joueur à plus de dix points (!), 4 des 9 passes alsaciennes –, sonnait la révolte et contribuait au 0-9 (54-38, 23e’), mais Riley calmait les ardeurs de la SIG derrière l’arc, avant de bénéficier d’une faute antisportive de Collins. Nanterre déroulait à nouveau (69-44, 28e’) et la messe était dite.

Collet multipliait les temps morts, et, à 83-48, il appelait à l’esprit d’équipe, réclamant à ses joueurs une passe plutôt qu’une action individuelle. Weems marquait son premier panier derrière l’arc à la 35e’ et, humiliation extrême, Donnadieu finissait le match avec les espoirs alors que l’écart avait atteint 37 points… « Nous sommes peut-être restés sur le match de Gran Canaria, constatait Paul Lacombe. Nous avons été dépassés à tous les niveaux. On ne peut pas rester là-dessus ».

La SIG doit une revanche à ses fans peu habitués à une telle faillite collective. L’occasion se présentera dès mercredi en Eurocup. Il faudra une toute autre attitude, c’est sûr. Mais les joueurs et le staff le savent mieux que quiconque… Faisons leur confiance.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

JSF NANTERRE – SIG 95-63. Palais des sports Maurice-Thorez. Arbitres : MM. Difallah, Hamzaoui et Bayot.

Les périodes : 23-10, 29-19 (mi-temps : 52-29), 19-15 (71-44), 24-19.

Les statistiques

Espoirs

Nanterre – SIG          76-57