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Actualités Miraculés !

Miraculés !

Longtemps dominée par une excellente équipe de Nizhny Novgorod qui eut jusqu'à 18 points d'avance à la 27e minute, la SIG s'est qualifiée après... deux prolongations (91-91). Elle affrontera Trente, vainqueur à Milan 79-92, mardi prochain à 20h, dans une demi-finale d'Eurocup de tous les espoirs. Une première historique !

Il y avait beaucoup d’attente, dans ce Rhenus plein comme œuf, mais beaucoup de pression aussi. Et dans un premier temps, c’est la pression qui dominait. Kyle Weems était chaud (8-6, 3e’), mais Collins n’était pas très inspiré, cédant rapidement sa place à Lacombe. Les Russes, eux, trouvaient la faille près du cercle avec Mahalbasic et si le score restait équilibré après un décrochage à 8-14 (14-16, 8e’), Nizhny Novgorod se montrait bien plus efficace. Les deux fautes de Fofana, puis celles de Beaubois, n’arrangeaient rien et la maladresse des Strasbourgeois (7 sur 18 après dix minutes dont 1 sur 4 à trois points) faisait le reste.

Tétanisés par l’enjeu ?
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Kyle Weems (35 points, 31 d'évaluation) a été énorme pour pousser la SIG en demi-finale.

Nizhny Novgorod terminait ainsi la première période avec huit points d’avance alors qu’il n’en avait que neuf à remonter après le match aller ! Et si Collins eut un sursaut, si Duport réussit son premier tir (21-26), la SIG se montrait bien trop impatiente en attaque et surtout, inconsistante en défense… L’adresse la fuyait encore et même les 8 rebonds offensifs gobés n’y changeaient rien ! Mahalbasic encore, Baburin de loin, puis Ivlev habilement démarqué sous le cercle, faisaient souffrir le martyre aux joueurs de la SIG et aux 6 148 spectateurs. Et après 12’45’’, Nizhny Novgorod avait effacé l’ardoise : 21-32. Pire, l’écart enflait encore pour atteindre… 13 points (21-34) après un 0-8 et même 16 (27-43, 19e’). Vincent Collet avait pris un temps mort, essayé de mettre en confiance des joueurs visiblement tétanisés, rien n’y fit. Certes Beaubois eut deux éclairs derrière l’arc avant de contrer Baburin après une balle perdue, mais le mal était profond. Et à la mi-temps, les Russes menaient encore largement (32-45) et l’écart à l’évaluation ne trompait pas : 31 à 61 !

Une réaction trop timide

On attend une réaction, bien sûr, au retour des vestiaires, mais la mi-temps commençait par… la 3e faute de Beaubois, un panier à 6,75m de Baburin et un dunk rageur de Rudd, bien plus efficace que la semaine passée : 32-50. Comme un signal… Beaubois, encore, sonnait la révolte, avec Weems et Collins et la SIG se remit à espérer en revenant à 12 points : 38-50, 42-54 (26e’). Il ne restait alors, après tout, que trois petits points à remonter ! Mais c’est Nizhny Novgorod qui se remit en marche avant avec deux primés de suite, signés Rudd et Khvostov ! Tout était à refaire à l’entame du dernier quart : 50-64.

 Un final irrespirable
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Rodrigue Beaubois (17pts, 5 passes) a dominé Baburin.

C’est dans la dernière période, perdu pour perdu, que la SIG se fit violence. La défense de Fofana était exemplaire, Beaubois et Weems trouvaient le panier : 56-67 (33e’). Ainars Bagatskis prit un temps mort mais de part et d’autre, la crispation due à l’enjeu prenait le dessus. La SIG forçait le tir à trois points, sans succès, plus personne ne marquait malgré six stops défensifs…

Jusqu’au dunk de Kyle Weems qui remettait les deux équipes à égalité sur l’ensemble des deux matches : 58-67. Il restait trois minutes à jouer… Celles d’une saison, d’une carrière, d’une vie ! Fofana, puis Weems (35 points dans le match !) à nouveau ramenaient la SIG à 7 points, en passe de se qualifier. Mais ce diable de Rudd, puis Mahalbasic (20 points déjà) firent à nouveau grimper l’écart à neuf points (65-74), poussant à une prolongation irrespirable.

La SIG crut bien tenir sa demi à 71-77 (43e’), mais Rudd ne lâchait rien, comme toute l’équipe russe qui avait perdu Khvostov sur blessure. La preuve, malgré deux paniers de Collins (75-80, 77-83) qui semblaient sceller la qualification, Rudd trouvait le moyen d'inscrire un 11ème panier à trois points pour son équipe à quatre secondes de la fin, alors que de toute évidence il fallait faire une faute quitte à donner deux lancers francs...

La deuxième prolongation sera tout aussi crispante. A 84-86 (47e'), tout semblait plié mais décidément, ce match sera épique jusqu'à son terme. A 84-91, la qualification ne tenait plus qu'à un fil mais la SIG écrira finalement sa page d'histoire. De la plus belle des façons. Avec un suspense insoutenable dans un Rhenus chaud bouillant...

La fête pouvait commencer !

Jean-Claude Frey

 Le match en vitesse

SIG – NIZHNY NOVGOROD 91-91 ap. 2 prol. Rhenus Sport. 6 148 spectateurs. Arbitres : MM. Boltauzer (Slovénie), Perez Niz (Espagne) et Hordov (Croatie).

Les périodes : 16-24, 16-21 (mi-temps : 32-45), 18-19 (50-64), 15-10 (65-74), 12-12 (77-86), 14-5.

Les statistiques