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Bangaly Fofana1
Actualités Tout reste à faire...

Tout reste à faire...

Pour la quatrième fois de suite en Eurocup, la SIG n'a pas gagné à domicile... Après Gran Canaria, Oldenbourg, un nul contre Nizhny Novgorod, elle a chuté lors de la demi-finale aller (68-74). Il faudra un exploit à Trente pour aller en finale. Les Strasbourgeois nous y ont habitués... Mais cette équipe italienne est un sacré morceau, même s'il reste plus qu'une lueur d'espoir.

Vincent Collet avait martelé depuis quelques jours que ce premier match n’était qu’une étape, loin d’être décisive. Mais qu’il fallait tout de même faire le job, ne pas tout compromettre avant d’aller en Italie. Il ne croyait sans doute pas si bien dire… Car lorsqu’à la mi-temps de cette première manche, la SIG était menée de trois points (37-40). Que de trois points serait-on tenté d’ajouter…

Un premier quart terrible
Kyle Weems2

Kyle Weems a beau haranguer ses coéquipiers. La SIG a perdu la première manche mais tout reste possible...

Car les Strasbourgeois avaient passé un sale moment. Les joueurs de Trente, dont on savait qu’ils n’avaient peur de rien, avaient poussé le bouchon un peu loin. Et si la SIG avait attendu la 3e minute et deux lancers de Kyle Weems pour ouvrir son compteur, les Italiens ne les avaient pas attendus ! Lockett et Pascolo avaient donné le ton (0-4) et puis surtout, ce diable de Julian Wright, déjà bourreau de Nanterre au premier tour, se déchaînait à trois points : 2-10 puis 5-13 (4e’). Collet avait déjà appelé un temps mort, envoyé Lacombe et Leloup au feu en lieu et place de Beaubois et Collins, fébriles, rien n’y fit. Forray (trois primés) emboîtait le pas à son pivot et la SIG était dans les cordes : 13-28 et 16-31 après dix minutes. Maurizio Buscaglia, le coach de Trente, avait même pu faire souffler Wright et Forray, Poeta et Lechthaler se présentant comme des seconds couteaux de… premier choix. La SIG, ballottée en défense, affichait un 4 sur 6 à trois points plus que correct (1 sur 7 en revanche à deux points) mais l’insolent 6 sur 6 à trois points des Transalpins (11 passes déjà !) avait changé la donne ! C’est même un junior, Diego Flaccadori, qui avait inscrit le sixième panier derrière l’arc…

Un 17-0 en guise de réponse

Wright continuait son festival (16-36) et rien ne semblait l’arrêter. Surtout, la finale ressemblait déjà à un rêve évanoui. La deuxième faute de Wright le ramenait sur le banc peu après son premier tir manqué. Fofana, décidément en grande forme, sonnait la révolte. Beaubois puis Weems et Campbell volaient à son secours, le Rhenus en ébullition s’occupait du reste. Trente déjouait (enfin) et la SIG passait un mémorable 17-0 en 4’30’’ qui la remit totalement dans la course : 33-36 (16e’). Deux temps morts de Buscaglia n’avaient pas stoppé la furia alsacienne. Et s’ils étaient encore menés à la pause (37-40), ils pouvaient presque regretter les occasions manquées par Beaubois, Weems ou Ntilikina qui auraient pu lui donner l’avantage ! Incroyable au vu des 12 premières minutes…

Trouver le second souffle

La SIG restera dans le sillage des Italiens pendant quelques minutes (42-44, 23e’). Avant de subir un nouveau coup de mou. Adresse en berne (8 sur 24, soit 33% à deux points !), défense à la peine, les Strasbourgeois laissaient filer Trente à 42-50. L’inépuisable Fofana (26 d'évaluation, 10 rebonds, double record ''européen'' en carrière), bien aidé par Louis Campbell, relançaient la mécanique offensive (47-50) mais les Italiens finissaient mieux le quart avec le solide Pascolo, le culotté Poeta, pour virer avec huit points d’avance à l’issue de la troisième période. Trente reprit dix points d’avance (51-61), mais Beaubois marquait son premier primé, Collins ses premiers points… A 58-61 (34e’), on pouvait toujours y croire. Jusqu’au bout, la partie restera crispante, stressante, angoissante… Le cercle se refusait aux Strasbourgeois, quelques balles perdues (quatre dans la dernière période) faisaient mal, des coups de sifflet qui ne venaient pas, et Trente, aux lancers-francs en particulier, gardait une mince avance : 62-68, 66-69 et finalement 68-74.

Rien n’est fait, tout se jouera la semaine prochaine au pied des Alpes italiennes. Comme ce fut le cas à Oldenbourg. Le déficit de points de Mardy Collins (quatre seulement et… -3 d’évaluation) et à un degré moindre de Beaubois (9 mais tout de même 5 passes) devra être compensé. Sans compter le retour espéré de Matt Howard. Sinon...

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – TRENTE 68-74. Rhenus Sport. 6 166 spectateurs. Arbitres : MM. Shemmesh (Israël), Foufis (Grèce) et Petek (Slovénie).

Les périodes : 16-31, 21-9 (mi-temps : 37-40), 14-19, (51-59), 17-15.

Les statistiques