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Actualités Un pas de géant...

Un pas de géant...

La SIG a fait un pas énorme vers les demi-finales de l'Eurocup en s'imposant à Nizhny Novgorod (85-94) après un match très maîtrisé, servie par une énorme adresse (10 sur 14 à trois points). Mais rien n'est fait. Les artilleurs russes, qui ont jeté l'énergie du désespoir dans la bataille pour refaire en partie un retard de 18 points à trois minutes de la fin, viendront au Rhenus mercredi prochain avec les crocs. Et la SIG devra être prête ! L'histoire lui tend les bras...

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Romain Duport (18 points à 8 sur 10 dont 2 sur 2 à trois points) et Rasid Mahalbasic se sont livré un sacré duel.

Tout avait été (presque) parfait pendant 37 minutes. La SIG s’était procurée un matelas de 18 points (70-88 à la 36e’) avant de redonner un petit espoir aux Russes. Car dans le « frigo » de Nizhny Novgorod, il fallait d’abord tenir… Tenir face à la fougue d’une équipe russe souvent euphorique à domicile. Au bout d’une mi-temps, celle de tous les dangers, celle où Saint-Pétersbourg avait coulé d’entrée au tour précédent, ce premier contrat était rempli. La SIG menait… 48-50 dans un match d’attaque dont elle n’a pourtant pas trop l’habitude mais auquel NN l’avait contrainte.

Car Evgeny Baburin, ce diable d’arrière shooteur avait pris feu de suite. A deux alley-oops de Fofana, il avait répliqué sans pitié derrière l’arc. Trois lancers offerts par Weems d’abord, puis trois réussites de suite : 12-10 (4e’) après le 6-10 instillé par un Collins très partageur.

Leloup signait son entrée de cinq points bien sentis et la SIG filait à 17-20 (6e’) grâce à une belle patience en attaque, même si elle payait quelques oublis défensifs. Au temps mort de Bagatskis, le coach letton, succédait un beau duel entre Romain Duport et Rasid Mahalbasic, le premier à distance, l’Autrichien près du cercle. Dommage qu’à 19-25 (8e’), l’alternance de jeu extérieur/intérieur de Nizhny offrait un 9-0 aux Russes qui bouclaient la période à 28-25. Si la SIG s’était appuyée sur un joli 8 sur 10 à deux points, les locaux avaient été redoutables derrière l’arc (4 sur 5).

Les faiblesses du rebond coûtent d'abord cher

Déjà, pourtant, se pointait une lacune redoutée en l’absence de Matt Howard : le rebond. Car lorsque les attaquants russes furent moins adroits, pressés par la défense alsacienne, la SIG leur laissait trop de secondes chances. Et avec neuf rebonds offensifs, dont cinq pour le seul Ivlev – contre 10 défensifs aux Strasbourgeois – Nyzhny Novgorod avait trouvé la parade au jeu léché des hommes de Collet.

Rudd, discret jusque là, montrait aussi le bout du nez (32-27, 11e’), quand Lacombe, bien aidé par Duport, Leloup et Collins, sortit de sa boîte. Résultat : un 0-9 qui changeait le cours de la partie. A 32-36 (14e’), les Russes empruntés face à la défense de la SIG, mirent davantage de percussion pour profiter des fautes averses. Collet dût « coacher » Fofana (2 fautes) puis surtout Weems (3). Avant que ce diable de Baburin (18 points et 5 sur 7 à trois points, 19 d’évaluation en 15’40) ne revienne semer le trouble à longue distance, parfois sur seconde chance : 39-38 (17e’). Tout était à refaire mais Collins (7 points), Leloup à 6,75m et Duport assuraient la petite avance de la pause : 48-50.

Une énorme maîtrise...

De mieux en mieux dans leur collectif, terriblement adroits (70% après trois périodes !), les Strasbourgeois allaient faire le break pour de bon dès la reprise. Un 2-13 en 3’30’’, signé Beaubois (deux primés), Leloup (4 sur 4 derrière l’arc), Lacombe et Collins, définitivement transformé en leader d’équipe : 50-63. Malgré quelques alertes, Khvostov, chaud comme Baburin avant la pause, Ivlev près du panier ou Antonov, la SIG conduira la fin du match (presque) à sa guise. Et même les retours à 61-67 (27e’) ou 67-73 (30e’), ou encore la zone press russe ne semblaient pas pouvoir troubler la maîtrise et le bel ordonnancement du collectif strasbourgeois.

... et quelques frayeurs

Mieux, la défense se faisait de plus en plus pressante (un seul panier concédé dans les six premières du dernier quart) et la frustration des Russes promettait un match retour… saignant. Après trois périodes à 25 points chacune, la SIG se contentera de 19 dans la dernière. Qu'importe, à 70-88 ( 36e’), elle avait assuré l’essentiel et verrouillé le match en défense. Dommage que sur une nouvelle série de zone-press, quelques ballons perdus, un peu de désinvolture en attaque par la faute d'un ballon qui ne circule plus, des paniers désespérés de Khvostov et Antonov, ramenèrent Nizhny Novgorod à un écart (neuf points) qui leur permet d'y croire encore. A la SIG et au formidable public du Rhenus de pousser mercredi prochain jusqu'en demi-finale.

A Nizhny Novgorod, Jean-Claude Frey 

Le match en vitesse

NIZHNY NOVGOROD – SIG 85-94. CEC Nagorny. 2 300 spectateurs. Arbitres : MM. Mantyla (Finlande), Vojinovic (Serbie) et Radojkovic (Croatie).

Les périodes : 28-25, 20-25 (mi-temps : 48-50), 19-25 (67-75), 18-19.

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