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Actualités 40 minutes pour une finale

40 minutes pour une finale

La SIG est à 40 minutes, peut-être un peu plus en cas de… prolongation, d’un énorme exploit : être la première équipe française depuis 2001 à disputer la finale d’une coupe d’Europe majeure. Il lui faut pour cela gagner de sept points à Trente, ce mercredi (19h30, en direct sur MCS et Eurosport2). Sinon, le rêve insensé se sera envolé…

Avec la SIG, l’Histoire est en marche depuis 1994, date de sa première apparition dans une coupe d’Europe. Jamais, pourtant, elle n’avait pris comme cette saison une telle dimension. Et si hélas, par la faute d’une équipe italienne qui n’a peur de rien comme elle l’a encore démontré au Rhenus la semaine passée, l’aventure devait en rester là, le club tout entier nourrirait probablement des regrets éternels.

De bonnes raisons d’espérer
SIG_Trente_Bangaly Fofana2

L'apport de Bangaly Fofana, entre Flaccadori et Sutton, sera encore déterminant à Trente.

Autant dire que tout a été mis en œuvre pour retourner la situation : avion privé, vol de 70 minutes, sans histoire, de Strasbourg à Vérone pour générer un minimum de fatigue, vidéos personnalisées, et travail d’arrache-pied, millimétré, sur le terrain. « La préparation ne vaut pourtant que par ce qu’on en retire », insiste Vincent Collet. Autrement dit, c’est sur le terrain que tout va se décider. « Nous n’avions pas fait un bon match chez nous, et nous avons la capacité de gagner de sept points et plus », continue le coach. A tous ceux qui s’étaient focalisé sur la maladresse des Strasbourgeois, il répond : « C’est davantage dans la construction, dans la patience, qu’il faudra être meilleur. Au Rhenus, nous étions dans le rush, pour revenir d’abord, pour égaliser ensuite ».

Tous les matches couperets à élimination directe, depuis les huitièmes de finale, ont livré des scénarios très différents. Et il en sera encore de même dans le Trentin. « C’est précisément ce qui caractérise ces oppositions. La forme du jour, l’adresse, peuvent être des éléments déterminants. Et on ne connaît pas à l’avance le scénario de cette rencontre », ajoute Collet.

Des raisons d’espérer, il y en a bien sûr. A commencer par l’habitude prise par la SIG de se surpasser loin de ses bases. Depuis début janvier, elle y est parvenue à Gran Canaria, à Jérusalem, et plus encore à Oldenbourg ou à Nizhny Novgorod. La capacité, ensuite, d’élever son niveau quand l’enjeu le réclame. « Nous n’avions pas fait 20% de ce qu’on voulait faire à l’aller. Il faudra une détermination, une concentration supérieure ». C’est d’ailleurs ce qui inquiète Maurizio Buscaglia, le coach italien de Trente : « Nous savons ce que Strasbourg a fait à l’extérieur, et cela nous rend extrêmement prudents. Dans ce genre de match, tout peut arriver. Nous devrons être agressifs dès le début, respecter les consignes. Nous pourrons ainsi franchir une étape importante dans l’histoire de notre club ».

« A grand match, grands joueurs »

Les deux clubs sont sur un pied d’égalité dans ce domaine. « C’est vrai que nous sommes à 40 minutes d’une finale, mais Trente aussi ! Aucun joueur, aucun coach des deux camps n’a connu cela… » Pas de doute qu’il y aura « de l’envie, que tout le monde est focalisé sur l’objectif. Il ne suffira pas de faire un bon match, il faudra faire un grand match pour passer. Et les meilleurs joueurs doivent répondre présent ».

Allusion au « petit » match de Mardy Collins et à un degré moindre de Rodrigue Beaubois, lors de la défaite de l’aller (68-74). L’Américain, touché au talon et ménagé depuis, s’est entraîné lundi et mardi. « C’est un grand joueur, qui a été décisif dans nos matches victorieux à l’extérieur. Dans ces compétitions relevées, il est indispensable », note encore le sélectionneur. « Le coach a toujours su faire les ajustements nécessaires entre les deux matches », souligne Collins. Le retour de Matt Howard, absent depuis un mois, donnera aussi davantage de stabilité à la raquette. « Il n’est pas totalement guéri mais les 15 minutes disputées samedi contre Nanterre ne peuvent que l’aider à retrouver le rythme », pense Collet. Howard devrait néanmoins permettre de limiter le rendement de Davide Pascolo, encore efficace lors du succès de Trente à Bologne dimanche soir (68-75). Avec 13 points, tout comme Julian Wright, l’ailier fort de l’Aquila Basket a contribué à cette victoire décisive pour les playoffs, Trente pointant désormais à la 5e place. Solide, bien en place défensivement, bien partie (15-24 après un quart temps) et sans se désunir quand Bologne est revenu dans partie, l’équipe transalpine a effacé avec ce deuxième succès de rang, et grâce à un hallucinant pourcentage à trois points (7 sur 9, soit 77,8% !), les six défaites consécutives du début d’année. Avec en tête de pont offensive, un étonnant Trent Lockett (17pts) qui avait en grande partie « éteint » Beaubois au Rhenus.

Et puis, il y aura le PalaTrento et ses 3 500 fans qui se sont arraché les places en peu de temps. Prêts à faire la fête, à défier l’Europe entière en se hissant contre toute attente en finale. Une fête que la SIG est bien décidée à gâcher…

Jean-Claude Frey

Trente - Strasbourg en chiffres

infographie Trente SIG