Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
Galatasaray_SIG_Louis Campbell2
Actualités Le rêve n’a tenu que 39 minutes…

Le rêve n’a tenu que 39 minutes…

Poussés par des fans déchaînés, Galatasaray est venu arracher dans la dernière minute le trophée de l’Eurocup que la SIG lui a contesté jusqu’au bout (78-67). Même très mal partis, les joueurs de Collet n’ont rien lâché jusqu’au bout. Il faudra encore attendre pour trouver un successeur à Limoges, dernier vainqueur français de la C2. C’était il y a 28 ans…

On savait bien que dans l’enfer d’Abdi Ipekçi, chauffé à blanc près de deux heures avant l’entre-deux, les quatre petits points d’avance ne pèseraient pas lourd. Et qu’il faudrait des « guerriers » prêts à tout pour décrocher l’Eurocup. Les illusions nées d’un premier match très abouti en défense, avaient pourtant sembler s’envoler très vite.

Une entame désastreuse

Galatasaray avait démarré pied au plancher, avec une agressivité hors du commun, symbolisée par Göksenin Koksal qui avait si peu joué au Rhenus et qu’Ergin Ataman avait lancé dès l’entame à la place de McCollum ! Bien que prévenus, les hommes de Collet, pris à la gorge, respiraient avec une paille… Et les longs bras de Lasme, déployés comme des tentacules avaient empêché l’accès au cercle. L’euphorie offensive (6 sur 6 dont 3 sur 3 à trois points) fit le reste : 15-2 (4e’). L’avance de l’aller avait fondu en une minute à peine et Micov, Schilb et plus ce diable de Güler, chaud comme la braise, avaient alimenté la marque sans sourciller. Le petit panier de Mardy Collins était quasiment passé inaperçu…

Collet avait pris un temps mort au bout de 2’50’’ car l’attaque peinait et les balles perdues (quatre dans la période) se multipliaient. Leloup, Lacombe, Duport puis Howard avaient tenté de colmater les brèches et c’est l’adresse du géant strasbourgeois qui fit souffler le premier vent d’espoir : 27-16 après 10 minutes. La SIG venait d’encaisser en dix minutes davantage de points (27) que pendant toute une mi-temps au Rhenus (24) !

Un vent de révolte

Pendant un moment, la SIG fit jeu égal, Chuck Davis ou Schilb répliquaient à Howard et Fofana : 37-24 (15e’). Et puis soudain, s’appuyant sur une défense efficace, retrouvant du rythme et de l’adresse, la SIG passait un 0-10 qui lui offrait le trophée à ce moment du match : 37-34 (17e’). Beaubois était sorti de sa boîte, Campbell montrait le chemin. Ataman recadrait sa troupe qui repartit de l’avant d’un 6-0 signé Schilb et Micov pour rentrer aux vestiaires en ayant repris la main : 43-35.

Solides jusqu’au bout…
Galatasaray_SIG_mardy collins3

Mardy Collins aurait pu être le héros de la SIG. Mais dans le final, il a laissé échapper un trophée qui n'était pas si loin...

A la reprise, il fallait à nouveau endiguer la marée. Pas évident quand Koksal le tatoué vous envoie deux flèches à trois points ! Fofana tenait la marque à lui seul mais Lasme griffait au poste haut sans opposition : 53-40 (23’). Au courage, poussés par Louis Campbell, et sans jamais rien lâcher, les Strasbourgeois revenaient encore (53-47, 26e’) avant que Duport ne score derrière l’arc au buzzer du quart temps : 61-54.

Paul Lacombe ramènera même ses coéquipiers à un tout petit point de l’égalité sur l’ensemble des deux matches (61-56), quand McCollum, si discret jusque là, se mit en mode MVP… Sur le terrain, on ne se faisait aucune cadeau, le volcan d’Abdi Ikpeçi crachait son feu et les lattes, comme toute la terre d’Istanbul, tremblaient. Les arbitres aussi, sans doute, qui sanctionnaient quatre fois la SIG en deux minutes à peine, alors que Galatasaray n’était pas sanctionné une seule fois !

Les malheurs de la SIG venaient toutefois au moins autant de la défaillance de Rodrigue Beaubois (2 sur 10 aux tirs) et pendant que Weems se faisait chiper la balle par Güler au moment de conclure, McCollum inscrivait son deuxième primé : 73-60 (36e’). Tout semblait compromis, mais Collins prit le match à son compte. Un peu trop sans doute… Car après un énorme panier à trois points et une conclusion en force (73-67), il oublia le collectif qui fait pourtant la force de la SIG. Les mains turques tremblaient de plus en plus mais McCollum inscrivait ses lancers-francs à 43’’ de la fin et après un dernier temps mort, Collet lançait son ultime joker : Romain Duport. Le « primé » faisait gamelle et le coach de Galatasaray puis tous ses joueurs levaient les bras au ciel.

A Istanbul, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

GALATASARAY ISTANBUL – SIG 78-67 (aller : 62-66). Abdi Ipekçi Arena. 12 500 spectateurs. Arbitres : MM. Christodolou (Grèce), Paternico (Italie) et Pastusiak (Pologne).

Les périodes : 27-16, 16-19 (mi-temps : 43-35), 18-19 (61-54), 17-13.

Les statistiques