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Actualités Regrets éternels…

Regrets éternels…

Dans les vestiaires, à chaud, et malgré la déception, Vincent Collet n’a pas manqué de dire à ses joueurs combien il était fier de ce qu’ils avaient réalisé. Non seulement à Istanbul mais tout au long de cette magnifique saison d’Eurocup. Mais le premier sentiment qui prévalait, c’était bien sûr la déception, après cette courte défaite (78-67).

« La déception est immense et j’ai essayé d’avoir des mots réconfortants dans les vestiaires, a commencé Vincent Collet, car j’ai aussi beaucoup de fierté par rapport à ce que mon équipe a montré ce soir. Mais on n’a pas fini le travail. J’ai vraiment senti quand on est venu leur souffler sur la nuque avec deux points de retard sur l’ensemble des deux rencontres, que cette équipe commençait à avoir peur et si on avait continué à jouer juste on aurait eu une possibilité de réussir l’exploit. Mais on a perdu toute lucidité et on leur a redonné confiance ».

L’entame manquée, il l’a également évoquée : « Le début de match a été atroce, le pire des scénarios, même si on en avait parlé en espérant que cela ne se produirait pas. On est revenu dans le deuxième quart temps, puis à nouveau dans le troisième, en étant plus agressif. Dans l’entame finale, c’est dommage qu’on ait perdu la tête. Je n’ai pas pu prendre mon dernier temps mort parce que les deux équipes ont manqué le cercle à plusieurs reprises… On a tout de même des regrets gigantesques ».

A propos du MVP de cette finale, le coach strasbourgeois a précisé : « Stéphane Lasme nous a fait très mal dans tous les secteurs, par ses contres en première mi-temps, puis par ses paniers au poste haut pour les maintenir devant et par son abattage. McCollum leur a aussi enlevé une épine du pied alors qu’il avait été discret jusque là. Malgré cela, nous étions là où nous voulions à quelques minutes de la fin, même si on y est arrivé par un chemin improbable et le fait de voir la victoire devant nous a fait tout à coup changer de comportement. On a joué pour être un héros au lieu de jouer collectif. Il faut accepter et s’en remettre ».

Enfin, à propos de ‘’l’absence’’ de Rodrigue Beaubois (-5 d’évaluation), il a estimé qu’ « il nous a manqué très clairement et il a moins bien défendu qu’à l’aller. Mardy Collins qui a mal négocié les derniers ballons, avait été exceptionnel avant et si on était en finale contre Galatasaray, on lui doit une fière chandelle. Une équipe c’est aussi cela, et il ne faudra pas se souvenir de sa dernière minute mais de tout ce qu’il a fait pour nous amener là. Et même ce soir, s’il n’avait pas été présent au début, il n’y aurait peut-être plus eu de match en deuxième mi-temps. On est passé à côté de quelque chose de grand. Ç’aurait été encore plus grand de le faire dans cette ambiance-là. Cela aurait donné encore plus signification ».

Paul Lacombe : « C’est vraiment très dur »
Galatasaray_SIG_Paul lacombe

Paul Lacombe (5 points, 2 rebonds, 3 passes et 6 d'évaluation) a tout donné comme ici où il déborde Güler.

Paul Lacombe, lui, était fier du parcours de son équipe : « On a fini la langue par terre. Je pense que nous étions prêts parce qu’on avait anticipé ce possible début. Les joueurs de Galatasaray sont très forts à domicile, parce qu’ils sont poussés par des fanatiques dans les tribunes. L’ambiance on l’a bien gérée, on n’a pas eu la main tremblante. Ce n’est qu’au début que leur agressivité nous a surpris. On a couru ensuite après le score pendant tout le match, on a fait beaucoup d’efforts et on n’y est pas arrivé. Ce qu’on a fait est tout de même exceptionnel et passer si près, c’est vraiment très dur ».

Le président, Martial Bellon, n’a pas manqué de souligner la qualité de la rencontre : « On a assisté à un grand match de basket et à l’exception du début, on a toujours été dans la partie. Ce genre de rencontre bascule sur un coup de dés. Quand Kyle Weems perd la balle à trois minutes de la fin et qu’on encaisse un panier à trois points, j’ai pensé que le match allait nous échapper. On est pourtant encore revenu et les gars ont mené un formidable combat mais une finale de cet acabit, les joueurs n’en joueront sans doute pas beaucoup dans leur carrière et ils sont logiquement très abattus. Mais paradoxalement, je suis moins déçu que lors des finales de championnat de France. On a été à la hauteur de l’enjeu et on ne nous attendait pas à pareille fête en début de saison. On a prouvé, y compris au public stambouliote que Strasbourg, ça pesait, et en dépit de sa furia, il a eu peur lorsque nous sommes revenus tout près. On a montré qu’on méritait d’être là. D’autres échéances se profilent et il va falloir rebondir. Ce ne sera pas facile. N’attendons pas d’exploit dans les tout prochains jours. Les playoffs débutent dans trois semaines et c’est là qu’il faudra être prêt ».