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Actualités Résister à la marée pour décrocher la lune

Résister à la marée pour décrocher la lune

La SIG défendra un petit pécule de quatre points, mercredi (19h à l’Abdi Ikpeçi, en direct sur MCS et Eurosport2) face à Galatasaray et ses fans en folie en finale retour de l’Eurocup. C’est peu mais ce n’est pas rien… Il faudra faire un match parfait pour espérer soulever le trophée que toute l’Europe promet aux Turcs. Mais quelques irréductibles Strasbourgeois y croient très fort…

« Il faudra une machine de guerre ». Ces mots prononcés par Vincent Collet lors de la séance vidéo de mardi matin, résument bien l’état d’esprit du commando de la SIG. Ils y croient dur comme fer, confortés par la performance réussie vendredi au Rhenus. Alors, même si tout le monde redoute l’ambiance, la furie des fans de Galatasaray, la pression qui pèsera, le coach est confiant, serein même. « Le contexte change la donne. C’est une finale et tout le monde la regarde… Il ne peut pas s’y passer n’importe quoi », martèle-t-il.

62 points, la première fois depuis six mois
SIG_Galatasaray_Mardy Collins5

Mardy Collins qui déborde Vladimir Micov : une séance qu'on espère revoir mercredi soir à Istanbul..

Ce match retour pourrait bien être à l’opposé du match 1, fermé, défensif. Avec 62 points, l’équipe d’Ataman a obtenu à Strasbourg, par la faute d’une excellente défense, son plus petit total depuis six mois. Elle n’a fait moins bien cette saison (60 points) qu’à une reprise, en championnat, le 19 octobre contre Efes Pilsen, le grand rival stambouliote, leader du championnat. En Eurocup, la plus faible marque a été obtenue à Izmir, en 8e de finale (défaite 67-64) mais la revanche fut cinglante à Abdi Ikpeçi : 93-65. Mieux même que l’écart moyen à domicile en 11 matches d’Eurocup (+19,7)… « Ils vont être meilleurs en attaque, c’est sûr. Avec le même niveau d’engagement de notre part, ils vont scorer davantage. Il faudra donc qu’on soit meilleur. En défense, où faire aussi bien serait déjà pas mal, mais plus encore en attaque où on a manqué de justesse, notamment au début où nous aurions pu les faire douter en marquant sept ou huit points de plus dans le premier quart temps. Et être pas loin de prendre un avantage déterminant », explique Vincent Collet.

« Les sortir de leur confort »

L’entraîneur de la SIG n’imagine pas que Galatasaray puisse marquer moins de 70 points. « Il faudra donc que nous montions à 75, car pendant 39’45’’ nous jouerons pour gagner d’un point ». Après, selon son stratège, la SIG pourra compter sur son précieux pécule de quatre points. Mais avant d’en arriver à ce basket fiction, il faudra assurer l’essentiel : rester dans le match. « Ne changeons pas d’état d’esprit. Notre salut passe par le fait d’empêcher cette équipe d’être à son niveau. Si on change de perception du rapport de force, on est mort… », ajoute le sélectionneur.

Si la SIG parvient à sortir Galatasaray de son confort, elle peut rêver. Cela passe en particulier par le fait de limiter de rendement d’Errick McCollum. « Sur les dix derniers matches d’Eurocup, il a tourné à 17,7 points et 23 d’évaluation. Vendredi, il était à… 1 d’évaluation, Güler à -6 ! Cela n’est jamais arrivé », insiste Collet. Quant à Micov, qui tourne à 58,2% à trois points en championnat turc, il n’a pas tenté un seul tir derrière l’arc… Enfin, Blake Schilb, Chuck Davis, devenu la semaine dernière le 2e marqueur de l’histoire de l’Eurocup avec 1141 points en 86 matches, Stéphane Lasme, ou le terrible Göksenin Koksal, sont autant de dangers potentiels !

Écrire la plus belle page de leur histoire
Galatasaray-SIG_Vincent Collet_ Kyle Weems_Jeremy Leloup_Matt Howard

En fin d'après-midi de la veille de match, la SIG a retrouvé Abdi Ipekçi.

La disette offensive des Turcs, provoquée par la défense de la SIG, pourrait bien évidemment changer dans ce match décisif pour l’attribution du trophée. Avant donc de voir Rodrigue Beaubois plus adroit, Mardy Collins plus percutant encore, Kyle Weems en mode « finale européenne », Campbell remonté sur son nuage, il faudra mettre le bleu de chauffe. « L’énergie, l’intensité, l’intelligence défensive du début de match, il faudra être capable de les concrétiser chez eux ». Comme la SIG l’avait fait à Oldenbourg, à Nizhny Novgorod ou à Trente. « Et même si on y arrive, surtout ne pas changer, garder l’habit du résistant ».

Motivés comme jamais pour ce qui sera le match de leur carrière, les joueurs ont reçu le message. « Ils ont eu la première piqûre, mais comme pour les vaccins, il va falloir faire les rappels… ». De Campbell à Collins – « J’ai perdu beaucoup de finales ces dernières années et je veux décrocher un titre », insiste l’Américain – en passant par Leloup, Lacombe, Duport et tous les autres, ils savent ce qui les attend. Ils savent aussi qu’ils peuvent le faire. Et jusqu’à l’heure du match, ils pourront méditer cette citation de Lewis Carroll : « Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible ».

Le jour et l’heure sont arrivés !

Jean-Claude Frey