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Pied au plancher

Contenir Romeo Travis et les Manceaux comme tentent de le faire Kyle Weems et Louis Campbell. Un troisième succès pour atteindre la finale est à ce prix...

Au Mans, pour le 3e match de la série des demi-finales (jeudi à 20h30, en direct sur MCS), la SIG s’attend à un accueil musclé. Dos au mur, les Manceaux n’ont plus le choix. Les Strasbourgeois espèrent pourtant plier l’affaire au plus vite.

Entre Monaco et Villeurbanne, la série, musclée et à égalité après les deux rencontres en Principauté, est partie pour durer. Au moins jusqu’à dimanche. Alors il ne déplairait pas à Vincent Collet et à sa troupe de ne passer que… 24 heures au Mans ! Rien n’est moins sûr cependant. « On peut s’attendre à un match encore plus difficile à Antarès après le scénario de lundi, estime le coach strasbourgeois. Le match#3 sera décisif pour eux, pas pour nous. Mais on serait bien inspiré de le considérer comme décisif, car si on les laisse revenir à 2-1, ils seront encore chez eux samedi et plutôt favoris. On se mettrait alors en danger et on s’obligerait à en faire un cinquième… »

Des raisons d’espérer
SIG LEMANS LOUIS CAMPBELL2

Louis Campbell qui s'attaque à Mouphtaou Yarou, peut encore monter d'un cran...

Pour éviter ce genre de mésaventure, Collet estime que la SIG doit être « pied au plancher », tout en craignant que « Le Mans  monte encore son niveau d’agressivité ». Le constat est irréfutable : « ils sont plus forts que nous physiquement, clame le coach. Cela ne se débat pas, on l’a vu toute la saison. On ne peut que leur résister, on ne veut même pas les dominer ».

C’est pour avoir résisté, plus que bien, dans le domaine du rebond, en prenant 13,5 rebonds offensifs de moyenne sur les deux matches, bien au-dessus de ce qu’elle avait fait jusque là cette saison, contre 14,5 aux Manceaux, que la SIG s’est rendu la victoire plus aisée. « Parce qu’il y a d’autres domaines où nous sommes plus forts, continue Collet. Le fait de résister dans le domaine physique nous permet alors d’exprimer nos qualités ».

Ces points forts strasbourgeois, déjà mis en évidence lors des deux manches au Rhenus, c’est le collectif (20 passes en moyenne contre 13), l’adresse à trois points notamment (46% contre 29%), bien que cela reste un facteur aléatoire, et plus encore, la qualité de l’effectif. Même Erman Künter a dû admettre que « le danger peut venir de partout ». La SIG peut en effet présenter cinq joueurs à plus de 10 d’évaluation (14,5 pour Beaubois et Howard, 13,5 pour Weems et Leloup, 10,5 pour Collins), là où le MSB n’en a que trois (Travis à 16,5, Yarou et Gelabale à 11). Mieux : qui aurait pu imaginer que Tony Taylor ferait aussi bien que Tywain McKee (8,5) avec beaucoup moins de temps de jeu (16 minutes contre 30) ? On pourrait même spéculer sur un Campbell (3 d’évaluation en deux matches), un Lacombe (3 également) ou un Duport (6) plus performants à Antarès, non ?

Le fil rouge de la série…
SIG LE MANS TONY TAYLOR

Tony Taylor (face à Romeo Travis) a fait aussi bien que McKee dans les deux premiers matches avec bien moins de temps de jeu.

« Il faudra encore s’appuyer sur le collectif, sur le jeu que l’on produit et sur la qualité de l’effectif ». Car à force d’avancer dans la série, la fatigue pèsera de plus en plus. « Il faudra rendre ce match#3 très difficile. Car ce sera, même si nous devions le perdre, le meilleur moyen de remporter le match#4. Il faudra faire un match qui compte. Et si les Manceaux le terminent heureux, il faudra qu’ils soient rincés ».

Pour l’entraîneur strasbourgeois, « le fil rouge de cette série, ce sera encore la domination physique. Tout ce qu’on peut dire sur l’adresse, le collectif, l’effectif, ne pèse que si on n’est pas écrasé physiquement ». Comme lorsque la SIG a encaissé un 4-20 en cinq minutes, lundi soir, à cheval sur les 2e et 3e quart temps, les Manceaux dominant alors copieusement le rebond offensif.

Collet redoute un scénario du même type jeudi. « Il y aura du vent et il faudra qu’on soit solide pour ramener le bateau au port… Si on passe en trois manches, ce sera par un trou de souris ». Autant préciser que l’entame sera décisive. Car plus la SIG restera dans le sillage de son adversaire, plus elle aura de chances de passer dans le final.

Un scénario dont les Strasbourgeois rêvent. Ils pourraient alors attendre leur adversaire en finale et se préparer pour la suite. Mais pour passer du rêve à la réalité, il faut se retrousser les manches !

Jean-Claude Frey

LE MANS - SIG EN CHIFFRES

infographie SIG-Le mans match 3_2

L'AVANT MATCH AVEC RODRIGUE BEAUBOIS