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Actualités Question de prestige

Question de prestige

Fofana et Zerbo à la lutte, Jeter qui s'envole : c'était la saison dernière au Rhenus. Les deux pivots se retrouveront face à face samedi.

Quel meilleur adversaire pour préparer les playoffs que le double champion de France, Limoges, et son roster de luxe, prématurément éliminé ? Au Rhenus, ce samedi (20h50 en direct sur L’Équipe21), la SIG veut régler une question de prestige dans un match (presque) sans enjeu. En attendant l’arrivée de Tony Taylor

C’est l’énorme surprise de la saison. Double champion sortant, le CSP Limoges ne sera pas en playoffs. Comme Nanterre en 2014 ou Villeurbanne en 2012. « Oui, c’est une surprise, confirme Collet. Un roster plus qu’impressionnant, probablement sur le papier la plus belle équipe de ProA, davantage encore depuis l’arrivée de McCalebb. Mais en sports collectifs, les équilibres sont fragiles ». Il y a peu de temps encore, l’entraîneur de la SIG pensait voir le CSP débouler en playoffs, à la 8e place pour bousculer la hiérarchie de la saison régulière. « Je les voyais passer par un trou de souris. Et ils ne finiront pas loin ! Leur récent match contre Monaco était un match de haut niveau et probablement le plus dur que les Monégasques aient joué ces derniers temps. Cela veut dire que le potentiel est toujours là… »

87 points marqués sur les cinq derniers matches
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Ali Traoré est désormais le coéquipier de Camara qui lui fait face... Mais la SIG devra se méfier de son ancien pivot.

Pour la troisième fois d’affilée et ce sera encore le cas au Havre mardi, la SIG va affronter une équipe hors course mais totalement libérée. « Je suis méfiant par rapport à ce que représente ce match. Limoges est plutôt meilleur ces derniers temps », ajoute Vincent Collet. Et d’insister, chiffres à l’appui : « Ils marquent 75 points en moyenne cette saison mais sur les cinq derniers, ils sont à 87, et 104 d’évaluation ! Le fait de jouer sans enjeu ne les a-t-il libérés ? Je ne sais pas… »

Qu’importe, ce match doit régler une question de suprématie dans la hiérarchie supposée du basket français. Et les Limougeauds doivent rêver d’accrocher à leur palmarès, peu garni cette saison, le finaliste de l’Eurocup ! Et ils ont tout de même remporté cinq de leurs sept derniers matches au Rhenus dont trois sur quatre lors des finales… Et qu’avec Westermann, McCalebb ou Schaffartzik, ils comptent la « meilleure traction arrière de la ProA », des joueurs comme Gatens ou Payne, Boungou colo, « parmi les meilleurs joueurs français » ou les intérieurs Camara, Zerbo et… Traoré, que l’on connaît bien au Rhenus.

Nul ne voit cependant comment la SIG pourrait laisser échapper la deuxième place, après son succès à Levallois. Car il restera un joker chez la lanterne rouge, mardi, en cas de défaite contre les « verts ». « Ce serait dommage de devoir attendre et puis, ça reste le champion de France en titre et une forte équipe, une affaire de prestige à régler ».

Taylor, « un joueur d’impact »
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Mardy Collins (face à Florimont), en retrait contre Paris-Levallois, voudra redonner le tempo contre Limoges.

Le meilleur moyen pour monter en régime avant les playoffs et l’arrivée – ce samedi – de Tony Taylor, à propos duquel Vincent Collet a apporté quelques précisions. « Il ne jouera sans doute plus les deux derniers matches de la saison régulière. Il devrait sécuriser notre effectif car la succession potentielle de matches à un rythme effréné permettra de donner un peu de récupération à nos cadres et prévenir une blessure éventuelle ». Pourquoi dès lors avoir choisi un meneur ? « Si une blessure devait intervenir chez un joueur intérieur, on a la possibilité de faire monter Jéméry Leloup en poste 4, alors que les deux postes les plus difficilement remplaçables sont ceux de Louis Campbell et de Mardy Collins, deux créateurs ».

Tony Taylor n’a évidemment pas été choisi au hasard. « Il a une vraie capacité à défendre, à tirer à trois points – il en a réussi 5 sur 7 tentatives contre Chalon dimanche – et nous voulions quelqu’un dont l’intégration sera aisée, qui aura de l’impact et puisse nous aider à atteindre notre objectif », indique le coach.

A ce titre, le fait qu’il fut le coéquipier de Collins à Turow facilitera forcément les choses. Et le maître à jouer de la SIG pourrait bien accélérer son adaptation au jeu strasbourgeois. Ce ne sera sans doute pas de trop au moment où Monaco a recruté Kyrylo Fesenko (2,17m), le pivot de l’équipe d’Ukraine qui vient de passer quatre saisons aux Utah Jazz !

Jean-Claude Frey