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Actualités A 40 minutes du sacre...

A 40 minutes du sacre...

A l'image de la lutte entre Darryl Watkins et Matt Howard, surveillé par David Lighty, rien ne sera facile. Mais la SIG est rodée au combat qui l'attend.

La SIG Strasbourg n’est plus qu’à 40 minutes du sacre dans ces Finales LNB 2016. Une situation inédite après les deux succès au Rhenus. Mais tout le monde s’accorde à dire que le plus dur reste à faire, ce jeudi à 20h30 (en direct sur MCS) et peut-être samedi. Car Villeurbanne est décidé à vendre chèrement sa peau. Et même s’ils adorent leurs supporters et l’ambiance indescriptible qu’ils ont vécue cette saison, les Strasbourgeois aimeraient éviter le retour pour un épisode 5…

« On sait où se trouvent les solutions, mais on n’y est pas arrivé. On va en parler, on va réfléchir, mais à part le changement de lieu, je ne vois pas ce qui peut changer… » Il était clairement désabusé, John-David Jackson, le coach villeurbannais à l’issue de la deuxième défaite subie du Rhenus, plus cuisante encore que la première. Car des deux équipes, c’est bien la SIG qui a réussi les meilleurs ajustements pendant le dernier week-end pour proposer un des matches les plus aboutis de sa saison. Au meilleur moment…

La dynamique est alsacienne
SIG ASVEL Paul Lacombe2

Pour Paul Lacombe, l'enfant de Vénissieux, cette finale sera particulière...

Trois jours plus tard, l’ASVEL, copieusement « désossée », pourra-t-elle inverser la tendance, s’opposer à la furia de Strasbourgeois morts de faim ? Collins avait dominé le match#1, Beaubois est resté constant, mais le réveil de Leloup, celui de Matt Howard, encouragé par son ancien coéquipier de Burler, Alex Anglin, présent dans les tribunes, l’agressivité de Tony Taylor et tout le collectif alsacien, avaient fait la différence.

La confiance aussi semble avoir choisi son camp. Comment imaginer que la SIG puisse encaisser trois défaites de suite – la seule issue possible pour l’ASVEL – après 13 victoires de rang dont 7 en playoffs ? Les hommes de Collet pourraient même entrer dans l’histoire ce jeudi en étant les tout premiers à décrocher le titre en restant invaincus dans ce mode de playoffs !

« Le plus dur est à venir, convient Vincent Collet. Tout n’est pas fini et rien n’est fait. Nous avons l’avantage d’avoir été échaudés en perdant cinq matches sur cinq à l’extérieur, en trois ans, dans ce format de finale ! » Et le coach de refaire rapidement l’histoire. « A Limoges, il y a deux ans, nous étions dans la même situation, menés 2-0, et nous avons fait notre meilleur match lors du troisième que nous étions à deux doigts de remporter ». Avec toutefois ce bémol : « Nos adversaires ne seront pas, contrairement au CSP, en mesure d’être champions chez eux. Ils ne peuvent pas se permettre de perdre… »

« L’Eurocup a accéléré la maturité du groupe »

A quel scénario faut-il dès lors s’attendre ? « Ils vont tout donner, avec le public pour pour les pousser », souligne Paul Lacombe. « Ils ne vont pas lâcher, mettre la même intensité, sinon plus », prévient Collet. « On a réussi à conserver un pourcentage correct malgré leur férocité défensive (NDLR : 43,3% dans les deux épisodes après le joli 51% des quarts et des demies contre 34,6% à l’ASVEL) et on a su trouver les solutions alors qu’eux, ont joué arrêtés », ajoute l’entraîneur.

La SIG a tiré dans ces playoffs le meilleur parti de son expérience. « Nous sommes l’équipe française qui a joué le plus de matches difficiles, de haut niveau, cette saison. L’Euroleague puis les matches couperets de l’Eurocup ont accéléré la maturité de ce groupe. Et cela se ressent essentiellement dans le niveau de jeu », se félicite Collet. La SIG n’a donc plus peur, au moment des échéances décisives ? « J’aimerais pouvoir le dire, insistait Louis Campbell il y a quelques jours. Comment allons-nous réagir si l’équipe perd jeudi ? C’est là qu’on verra si elle a grandi, si les compétitions européennes nous ont servi ». Paul Lacombe en est convaincu : « On a gagné dix ans d’expérience en un seul. Mardy Collins n’a jamais eu peur, il n’a jamais eu froid aux yeux. Il incarne le mieux cette image de notre progression et on l’a encore vu au 3e match décisif au Mans ».

« On veut être champion »

La SIG peut craindre de toute évidence un regain d’euphorie villeurbannaise, le retour de l’adresse qui l’a fuie à Strasbourg, mais pour Collet, « il sera déterminant de garder notre rigueur défensive, notre concentration en attaque, cet esprit conquérant ».

Au pire, la SIG devra rejouer samedi… Voire même revenir au Rhenus. « La seule chose qu’on veut, c’est être champion, insiste Collet, pour concrétiser enfin ce qu’on a mis en place avec Martial Bellon depuis cinq ans. Le seul sentiment de revanche que je peux avoir, c’est par rapport à la finale de l’Eurocup. A 1’30’’ de la fin, j’y ai vraiment cru. Et dans les vestiaires, j’avais dit aux joueurs que la seule chose qui pouvait apaiser cette souffrance, c’est le titre ».

Que le (ou les) prochain(s) match(es) aient lieu à l’Astroballe n’est pas pour déplaire à d’autres. C’est un lieu forcément particulier pour Paul Lacombe, l’enfant de Vénissieux, qui a passé 12 ans au club, de Bangaly Fofana qui y a été formé, ou pour Pierre Tavano, le fidèle lieutenant de Collet. « C’est vrai que ce serait mon rêve de brandir le trophée à Villeurbanne, sourit l’énergizer de la SIG. Mais ce ne sera pas évident à gérer, car ceux qui me connaissent savent que je suis beaucoup dans l’émotion ! Déjà pour les matches de saison régulière, j’ai tendance à surjouer, parce que je veux trop bien faire, faire plaisir aux gens que j’aime. Dans la salle, il y aura ma famille (NDLR : sa mère et sa sœur sont bénévoles à l’ASVEL et ils louent parfois tout un virage de la salle quand Paul vient y jouer) et tous mes amis. Ce sera très spécial. Heureusement Vincent est là pour me canaliser. Il faut que je sois plus concentré… »

« Notre patiente construction n’a pas encore été totalement récompensée, conclut Collet en parlant de l’ensemble de l’œuvre du club. Nous avons l’opportunité d’y arriver enfin. Rarement un titre aura été autant mérité. Mais c’est sur le terrain que tu dois le mériter… »

Le moment est-il enfin venu ? Tout le peuple rouge de la SIGArmy, une ville et une région l’attendent. Avec ferveur et enthousiasme…

Jean-Claude Frey

ASVEL - SIG EN CHIFFRES

infographie ASVEL SIG episode 3