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asvel sig Mardy Collins
Actualités Il faudra lutter jusqu'au bout !

Il faudra lutter jusqu'au bout !

Mardy Collins a donné un fol espoir à tout le peuple "rouge" à quatre minutes de la fin. Mais les espoirs se sont envolés...

Solide malgré ses déboires, héroïque parfois, la SIG a tenu tête à Villeurbanne. Elle crut même tenir le trophée en menant de cinq points à quatre minutes de la fin. Mais l'ASVEL est venue arracher dans les dernières secondes un match 5 qui sera irrespirable, mardi prochain au Rhenus : 60-59.

Après Jo-Wilfried Tsonga jeudi, l’Astroballe accueillait au côté de son président Tony Parker, à la fois Thierry Henry, meilleur buteur de l’équipe de France de football et ami de longue date du joueur des Spurs, et Rony Turiaf, l’ancien pivot NBA de l’équipe nationale. Que du beau linge venu voir la « Green Team » égaliser et arracher une manche décisive la semaine prochaine. La SIG, même handicapée par les blessures – Campbell, Howard et Lacombe étaient tout de même alignés – était d’un tout autre avis. Mais il lui fallait d’abord pour cela se relever de la gifle reçue vendredi (90-69). Louis Campbell, le « Général », plus motivé que jamais, avait pris la parole vers midi, au shooting, et figurait le soir dans le cinq de départ… Strasbourg débutait bien (0-6 après une minute), grâce à un « and one » de Weems qui avait provoqué la faute d’Andersen et un prime de Collins. Kahudi, plutôt discret dans les trois premiers épisodes, malgré son impact défensif, répliquait aussitôt par cinq points de suite… Le ton était donné.

La SIG tient le choc
asvel sig Rodrigue Beaubois

Rodrigue Beaubois (20 points) a souvent semé la panique dans la défense des "verts", mais à l'arrivée, c'est l'ASVEL qui s'est imposée...

Les joueurs de Collet mettait la pression sur tout le terrain mais en face, Watkins était partout, gênant Fofana, empêchant le alley-oop, contrant Weems. Collins surjouait et laissait sa place à Leloup (7-8, 3e). C’est Rodrigue Beaubois (11 points sur les 17 premiers de son équipe), en mode feu-follet, qui allait semer la panique dans la défense des « verts », avant de conclure une contre-attaque après une interception : 7-12 (6e). Cette fois, le score identique à jeudi au même moment, évoluera favorablement pour les Alsaciens. Jackson faisait tourner, envoyant Meacham, Chassang et Choquet. Howard entrait à son tour, et la SIG était bien en place, Taylor relayant Weems pour un cinq avec trois arrières…

Elle bouclait la première période avec un léger avantage (16-22) mais les choses allaient rapidement se compliquer. Kahudi et Lighty d’abord (22-24, 13e) trouvaient de l’adresse et surtout, Bangaly Fofana écopait de sa 3e faute ! David Andersen (10 pts dans la période) en profitait pour dominer sous le cercle et égaliser : 26 partout (15e’). L’antisportive de Choquet sur Howard redonnait un peu de mou (26-30, 16e’), mais l’ASVEL appuyait fort, là où la SIG avait mal, et imposait sa puissance physique. Et avec un lancer franc manqué de Matt Howard, la dernière possession de la mi-temps, conclue par un panier à 6,75m derrière l’arc de Meacham, offrait à Villeurbanne son premier avantage du match : 35-33. Aïe !

Une défense de fer

La deuxième mi-temps débutera par un 5-0 signé Jean-Charles et Kahudi pour clôre un 12-1 à cheval sur les deux périodes : 40-33. C’est encore Beaubois, exceptionnel, qui sonnera la charge pour ramener les siens dans le sillage des Villeurbannais : 40-39. Et avec l’aide de Kyle Weems, les Strasbourgeois repassaient même en tête : 42-44 (27e’). La défense collective était énorme, l’ASVEL (9 points dans la période) sans solution. Heureusement, car en attaque, comme depuis le début des finales, les hommes de J.D. Jackson obligeaient leurs adversaires, limités à… 5 passes en 30 minutes, à des exploits individuels. Pas de quoi effrayer Rodrigue Beaubois qui inscrivait son… 20e point pour établir le score de la fin du 3e quart temps à 44-47.

Dans l’étuve de l’Astroballe, la 3e faute de Kahudi avait permis à la SIG d’entrer dans le bonus mais elle n’eut pas un seul lancer à se mettre sous la dent. Un frisson parcourut toutefois l’échine des quelque 300 supporters de la SIG qui avaient fait le voyage et aux milliers qui s’entassaient sur les gradins du Rhenus, quand Tony Taylor s’était tenu la cuisse..

Un final cruel

Dans une ambiance irrespirable, les supporters de l’ASVEL tout comme les joueurs, jetant leurs dernières forces dans la bataille la SIG trouva Leloup puis Taylor derrière l’arc : 46-53 (33e’). Mais le chemin était encore long, et les Villeurbannais dressèrent à nouveau les barbelés, faisant fuir du même coup l’adresse des Alsaciens. Et à coup de lancers-francs (9 sur 10 pour… un seul panier en 6 minutes) – cette fois, c’est la SIG qui sera rapidement dans la pénalité – l’ASVEL se rapprochait in inexorablement : 51-53 (36e’). Collins n'avait pas froid aux yeux (51-56), mais le combat devint de plus en plus âpre et quand Casper Ware sortit de boîte, l'Astroballe était à deux doigts d'exploser : 57-59 à 45'' de la fin. Beaubois (23 points au total) égalisera aussitôt mais le lutin vert donnait un nouvel avantage à son équipe : 60-59. La SIG aura le dernier ballon, deux mêmes, mais Beaubois était contré, Campbell tentait un tir désespéré qui ne rentrait pas ! Il faudra un match 5 mardi au Rhenus.

 A Villeurbanne, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

LYON-VILLEURBANNE – SIG 60-59. La série est à égalité 2-2. Astroballe. 5 800 spectateurs. Arbitres : MM. Bissang, Viator et Chambon.

Les périodes : 16-22, 19-11 (mi-temps : 35-33), 9-14 (44-47), 16-12.

→ LES STATISTIQUES

LE TABLEAU DES PLAYOFFS

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