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Actualités L’union sacrée

L’union sacrée

Mardy Collins poursuivi par Charles Kahudi. Une scène que l'on verra encore samedi. Lequel des deux prendra le dessus ?

La déception a été à la hauteur des espérances, le retour sur terre brutal. La SIG, balayée jeudi (90-69) doit rebondir dès samedi (20h30, en direct sur SFR Sport2). Villeurbanne a inversé la tendance mais ce sont toujours les Strasbourgeois qui sont à un match du titre. Et ils veulent le décrocher dès la prochaine échéance. Même sans Lacombe, Campbell ou… Howard !

Un malheur n’arrive jamais seul. Trois en revanche, c’est peut-être trop ! A Louis Campbell, touché au grand droit, un muscle abdominal, à Paul Lacombe, victime d’une petite entorse, est venu s’ajouter la possible absence de Matt Howard, touché au mollet ! « Cette douleur, il a ressent depuis 15 jours mais il serrait les dents sans rien dire, explique Vincent Collet. Ce n’est qu’en fin de match que j’ai vu qu’il boitait ! »

Les deux Américains ont passé des examens à Lyon, certes rassurants sur la gravité de leur blessure, « mais c’est l’intensité de la douleur qui décidera s’ils peuvent jouer et quand elle est trop forte, elle est invalidante et supprime la fonction musculaire », expliquait le Dr Moncade. « On sait que ce sont des guerriers, ajoutait Collet qui les a bien sûr dispensés d’entraînement, et on verra au jour le jour ». La participation de Paul Lacombe est encore plus comprise…

Rebondir, tout de suite

« Ce sont des joueurs très importants dans notre jeu, admet Collet fortement contrarié. Mais cela ne change pas notre stratégie. Du coup, nous sommes tout de même contents d’avoir recruté Tony Taylor juste avant les playoffs, sur l’insistance du président Bellon. Il était au relais de nos meneurs, avait réussi son intégration et était déjà précieux. Samedi, il va avoir davantage de responsabilités ». L’ancien de Krasnoiarsk a tout simplement été le meilleur Strasbourgeois, avec 16 points à 5 sur 5 dont 3 sur 3 à trois points, en 22 minutes.

Il est vrai que la plupart de ses coéquipiers ont raté le rendez-vous de l’épisode 3. « On a été inconséquent, faible et on a remis tous nos adversaires en confiance », se fâche le coach de la SIG. La séance vidéo de vendredi matin a été « musclée ». « On a revu les images, confirme Romain Duport et le niveau qu’on a montré. C’est bien que le prochain match arrive dès samedi. On avait trop rêvé avant et j’espère que nous sommes redescendus sur terre, que les têtes sont remises à l’endroit ».

La gifle reçue sera-t-elle bénéfique ? « Ils n’étaient pas prêts comme nous ne l’étions pas à Strasbourg, juge J.D. Jackson. C’est tout de même une formidable équipe qui a déjoué sur une partie du match. Car si nous n’avions pas eu la réussite et la grande confiance que nous avons connues en fin de 3e quart temps, ils seraient revenus dans le match ». Ce tournant, à 56-48, où une mauvaise passe puis un mauvais choix ont empêché la SIG de se rapprocher davantage, suivis de deux paniers « heureux » de Ware pour plier l’affaire.

Les effets du discours de Tony Parker
ASVEL SIG TONY TAYLOR3

Tony Taylor qui s'oppose à Trenton Meacham sera lancé dans le grand bain en raison de la blessure de Louis Campbell.

« Gagner jeudi pour perdre samedi, ce n’est pas notre intention, prévient Nicolas Lang. Garder cet état d’esprit, ne pas croire que c’est la fête, que c’est fini parce qu’on a gagné un match ». Villeurbanne ne baissera pas la garde, convaincue de pouvoir refaire le coup de Nanterre, comme le soulignait David Lighty, ressuscité jeudi soir, et remporter trois épisodes de suite. « On est toujours dos au mur et il n’est pas possible qu’on ne soit pas dans l’intensité maximale à chaque instant, chaque seconde », enchaîne Jackson.

Pour relancer l’ASVEL, menée 2-0, Tony Parker, le président, a mis tout son poids dans la balance. « Sa seule présence, son charisme sont déterminants. Quand il intervient, c’est toujours juste. Il sentait que c’était le bon moment pour parler au groupe. Et pour un entraîneur, c’est un apport non négligeable… », ajoute le Franco-Canadien. Son discours, de toute évidence, a porté.

« C’est l’agressivité qui détermine le rapport de force, selon Collet. Il faut qu’on retrouve ce qui avait fait notre force au Rhenus. Il faut jouer cette manche à fond et je ne pense pas un instant à la cinquième manche qui resterait. Ce serait une erreur ». A Kyle Weems, suspect dans l’engagement, à Leloup, en panne de réussite, à Fofana dominé physiquement, de monter le curseur. A Beaubois et Collins d’être encore plus conquérants. L’ASVEL ne donnera rien. « On attend une réaction forte de la part de Strasbourg, a prévenu Nicolas Lang, l’Alsacien de l’ASVEL, on a pris une gifle au match#2 et on a réagi, ici. Ils ont pris une gifle, donc ils vont attaquer fort, voudront se racheter. Mais on est chez nous ». Il faudra le mériter ce troisième succès indispensable pour soulever le trophée. N’est-ce pas dans l’adversité que s’écrivent parfois les plus belles histoires ?

A Villeurbanne, Jean-Claude Frey

La série finale en chiffres

stats comparatives SIG ASVEL episode 4