Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
Louis Campbell_SIG ASVEL
Actualités Prêts pour le dernier combat

Prêts pour le dernier combat

Louis Campbell, le capitaine, va vivre sa quatrième finale de ProA contre Villeurbanne. Plus encore que ses équipiers, il espère enfin décrocher le titre.

Pour vaincre ses vieux démons et oublier trois finales perdues, la SIG misera sur la confiance acquise lors d’une saison qui lui a permis de monter progressivement en régime. A l’heure d’entamer la dernière série, avec l’épisode 1 des Finales LNB 2016, samedi à 20h30 (en direct sur MCS) dans un Rhenus comble, face à une ambitieuse équipe de Villeurbanne, les Strasbourgeois respirent la sérénité et la confiance. Ils sont prêts…

C’est la dernière ligne droite. La banderole d’arrivée est en vue. A trois reprises déjà, la SIG, idéalement placée, s’est fait coiffer sur le fil. Et la voici à nouveau pour la quatrième fois de suite, une performance qu’il faut apprécier à sa juste valeur, en pole position pour le titre. Mais il faut oublier. Oublier aussi le revers subi dès l’ouverture de la ProA à domicile contre les « verts » (77-87). Oublier encore la démonstration de l’Astroballe, en janvier (84-63).

Leloup : « On peut chercher une victoire à l’Astroballe »
Jeremy leloup_SIG ASVEL

Face à face entre Jérémy Leloup et Edouard Choquet. Au fond, Charles Kahudi et Paul Lacombe. Retrouvailles à partir de samedi soir...

Car ce sont les playoffs. Plus rien à voir avec la saison régulière. Il faudra se battre pas à pas, point par point, pour faire la différence. Même la pression des premiers matches à domicile n’effraie pas les Strasbourgeois : « Cette année, et notamment dans la deuxième partie de la saison, on a montré qu’on était capable de voyager. Alors si on devait perdre un match au Rhenus, on ne baissera pas la tête, on restera concentré et confiant. Car on sait qu’on peut en chercher un là-bas et revenir chez nous », prétend Jérémy Leloup. Même son de cloche chez Vincent Collet : « Quoiqu’il se passe, il faut gagner trois fois. On n’est donc pas obsédé par le fait de gagner les deux premiers même si on préférerait les remporter… »

Deux choses peuvent perturber la belle mécanique strasbourgeoise : l’absence de compétition depuis neuf jours et… la valeur de l’adversaire. « L’attente aura été longue. C’est la période sans match la plus importante depuis le début de saison ! Mais on a adapté les entraînements à ce scénario. A ce moment de la saison, on a cependant plus envie de jouer que de s’entraîner. On est donc impatient de commencer, pressé de jouer, mais prêt », ajoute le co-capitaine. Son entraîneur va plus loin : « Le délai est un peu long, c’est vrai. Et en cette année olympique, on aurait pu finir plus tôt. Il faudra peut-être, comme en NBA, songer à avancer les finales quand les deux adversaires sont connus ». Avant de poursuivre : « Certains joueurs étaient inquiets en début de semaine à cause de ce délai. La peur de mal faire sans doute… Mais ces finales se jouent d’abord dans la tête. Il ne faut pas se poser de questions. On a mis le début de cette période à profit pour se reposer. Et depuis lundi le groupe a bien travaillé et est serein. Notre parcours européen nous a permis de disputer beaucoup de matches de cet acabit, avec la même pression et la même exigence de résultat. C’est ce savoir-faire qui nous sera le plus utile. Et puis nous avons des joueurs majeurs neufs épargnés par ces mauvais souvenirs de finales perdues ».

Collet : « Cette équipe s’est construite dans la difficulté »

Pour Collet, ce n’est pas un hasard si, en demi-finale, les trois MVP des trois succès alsaciens sur Le Mans ont été successivement Kyle Weems, Rodrigue Beaubois puis Mardy Collins. « C’est vrai, ce n’est plus la même équipe. Cette fois, on a plus d’expérience, on a passé des caps et appris de nos finales, même de celle de l’Eurocup », renchérit Leloup. La SIG favorite ? Et alors ? « On l’est depuis le début de saison. On sait faire avec ce statut, même s’il n’y a plus de vérité de ce type en playoffs », ajoute le numéro 9 de la SIG. « L’équipe s’est construite dans la difficulté, après des périodes délicates à l’automne. Et puis on y avait ajouté plus de talents, elle est plus complète », continue Collet. Elle est prête à en recueillir les dividendes.

Consciente de ses forces, l’équipe strasbourgeoise respire la confiance, comme en témoignent ses 11 succès d’affilée, série en cours. Même si l’adversaire est évidemment retoutable…

L’ASVEL arrive lancée

« Ce sera très physique, prévient Jérémy Leloup. On a vu la façon dont ils ont joué contre Monaco. C’est dans ce domaine qu’ils les ont fait plier. Villeurbanne a augmenté son intensité en playoffs et il faut s’attendre à ce type de combat ». Pour Collet, bien au-delà de la « digestion » des défaites passées – seuls Louis Campbell et Romain Duport ont connu les trois échecs successifs – la question qui le taraude est simple : Comment peut-on venir à bout de cet adversaire ?

Il a bien sûr des réponses… « J’ai bien perçu que leur défense, déjà bonne en saison régulière (NDLR : 68,8 points encaissés) est montée d’un cran (61,2 points laissés à l’adversaire lors de ses huit dernières victoires). Il faudra être capable de répondre à ce défi physique. Ils ont une locomotive exceptionnelle avec Charles Kahudi, qui a aussi étoffé son jeu en attaque, mais les remplaçants ont été entraînés par cette dynamique née d’une fin de saison douloureuse ». Et Collet de citer Nicolas Lang, Casper Ware, Darryl Watkins et Livio Jean-Charles qui l’ont impressionné. « Leur attitude a changé le visage de cette équipe… » Un visage désormais conquérant après une fin de saison régulière chaotique à l'issue de laquelle une prise de conscience collective a changé la donne.

Le décor est planté, la finale est lancée en coulisses. Place maintenant au terrain, la seule vérité qui compte.

Jean-Claude Frey

STRASBOURG - ASVEL EN CHIFFRES

infographie SIG-ASVEL

Mardy Collins parle de la finale