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SIG ASVEL RODRIGUE BEAUBOIS2
Actualités Un premier tournant dans la série finale

Un premier tournant dans la série finale

Rodrigue Beaubois, entre Lighty et Meacham, a semé la panique dans la défense de l'ASVEL. A rééditer lundi...

La SIG a réussi l’entame de la série, mène 1-0 dans ces finales LNB 2016, mais le plus dur reste à faire. Notamment avec l’épisode 2 ce lundi (20h30 au Rhenus, en direct sur MCS) au cours duquel elle pourrait faire un pas essentiel avant d’aller à l’Astroballe. Mais gare à la réaction de l’ASVEL…

En playoffs, il y a une règle essentielle : ne jamais regarder en arrière. Ni vers les années passées, ni même vers le dernier match. Si ce n’est pour en tirer les enseignements majeurs, car la donne ne sera pas la même, lors de l’épisode 2, ce lundi. C’est pourquoi les Strasbourgeois ne se sont guère entraînés ce dimanche, quelques tirs seulement, l’essentiel du rendez-vous dominical étant consacré aux soins et à une séance vidéo « musclée », au cours de laquelle Vincent Collet a mis le doigt sur les erreurs qui ont failli gâcher l’excellente entame de l’épisode 1. « Il n’y a que 48 heures entre les deux rencontres et quand on voit la débauche d’énergie des deux équipes… On a fait de la mise en place pour corriger quelques détails d’importance. Qu’est-ce qu’on peut mieux faire ? Qu’est-ce qu’il faut rééditer ? », commente Vincent Collet.

Rectifier le tir
SIG ASVEL LOUIS CAMPBELL2

Louis Campbell (face à Edouard Choquet) voudra à nouveau montrer la voie.

Les bévues stupides qui ont donné des paniers faciles, des fautes évitables qui ont provoqué des lancers-francs à foison, en particulier sur les tirs à trois points, d’autres non commises pour stopper des contre-attaques : le coach de la SIG a trouvé de la matière pour meubler la séance vidéo… « On a vu pourquoi l’ASVEL est revenue de 20 points d’abord, puis de 16 dans le dernier quart temps. On a eu un sérieux relâchement… » Rodrigue Beaubois admettait sans détour à l’issue du match de samedi : « Ils vont être encore plus agressifs et il faudra être prêt pour ça ». Ce que le coach adverse confirmait : « On ne peut pas repartir comme ça lundi. On ne peut pas perdre la lucidité sous pression comme on l’a fait. Et mettre plus de dix minutes à entrer dans la partie. Les seuls responsables, c’est nous. On a des regrets, bien sûr, mais il faut avancer », a estimé J.D. Jackson.

Son meneur de poche, Casper Ware, balloté au début et handicapé par les fautes – « elles m’ont obligé à rester sur le banc pendant longtemps mais je suis revenu plus motivé en 2e mi-temps » – totalement muet avant la pause, auteur de 16 points par la suite, dont 10 dans la dernière période, était plus pragmatique encore : « On est venu ici avec un objectif : gagner un des deux matches. Il reste d’actualité ».

Vincent Collet a noté que Ware ou Andersen étaient bien les dangers annoncés. Mais il craint au moins autant, la réaction de joueurs qui étaient moins dans l’allure samedi. Kahudi d’abord (9 points à 2 sur 7 et 5 d’évaluation pour le leader offensif de l’ASVEL), dominé par un Mardy Collins taille patron, « mais aussi deux autres, qui étaient face à nous en 2013 et qui avaient pesé dans le deuxième match ». Allusion claire à David Lighty (2 points à 1 sur 7 samedi) et à Trent Meacham (6 points à 2 sur 6), les anciens Nanterriens qui seront remontés.

Collet : « Nous sommes au milieu du gué »

Le coach strasbourgeois sait aussi que dans sa propre équipe, plusieurs éléments (Leloup, Lacombe, Fofana, Howard ou Taylor) peuvent apporter davantage. « A 2-0, on aura fait un pas essentiel. On a un peu moins de pression pour ce lundi mais il en reste, et elle est partagée, ajoute Collet. A 1-1, la tendance s’inverse. Nous sommes au milieu du gué et cet épisode 2 est un premier tournant dans la série ».

Avec un Rhenus à nouveau comble et tout en rouge, la SIG, qui a peut-être davantage tiré sur ses cadres pour préserver la victoire quand Villeurbanne s’est montré menaçant, devra à nouveau démarrer pied au plancher. En étant prête à affronter davantage de résistance. Si elle a été portée par Collins, Beaubois, Weems ou Campbell, elle devra miser sur tout le monde pour la suite de la série. Et retrouver son jeu collectif (2 passes seulement entre la 10e et la 30e minute, 12 au total, son 3e plus faible total de la saison après les 9 contre Nanterre et les 11 contre… l’ASVEL en saison régulière). « C’est trop peu, admettait Collet. Cela vient des options défensives de Villeurbanne qui nous a donné des situations de un contre un pour des lay-ups, mais il faudra aussi une meilleure mobilité. Cela fait partie des ajustements à faire car leur fermeture sera meilleure… »

C’est tout le sel de ces playoffs. Qui saura le mieux hausser progressivement son niveau au fil de la série ? Qui réussira les meilleurs ajustements ? Réaction des battus, relâchement des vainqueurs ? De la réponse à ces questions dépendra grandement l’issue du match#2. La SIG, qui n’a jamais réussi ce doublé à domicile en trois finales, sait ce qu’il lui reste à faire…

Jean-Claude Frey

Entretien avec Paul Lacombe