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SIG ASVEL MARDY COLLINS
Actualités Une bonne chose de faite

Une bonne chose de faite

David Andersen qui tire par-dessus Mardy Collins, a été le meilleur Villeurbannais dans cet épisode 1.

Grâce à une formidable entame (28-9 après 10 minutes), la SIG mène 1-0 face à l'ASVEL après le premier épisode des Finales LNB 2016. Si la deuxième mi-temps fut moins aboutie, sans doute aussi en raison de la réaction des Villeurbannais, ce premier succès lance parfaitement la série...

A la veille de cet épisode 1, Charles Kahudi et J.D. Jackson étaient à l’unisson pour dire que le succès, et par là, le titre au bout de la série, passerait par « la capacité à dérégler la belle mécanique de Strasbourg. En défendant aussi dur que contre Monaco ». L’international villeurbannais avait même ajouté : « On a vu à la vidéo qu’on a eu quelques moments de relâchement et qu’on pouvait être encore plus dur… » Pour ceux qui avaient vu la série demi-finale contre les Monégasques, il y avait de quoi avoir peur ! On attendait donc impatiemment les premières minutes pour en juger…

L’ASVEL prise à la gorge
SIG ASVEL MATT HOWARD

La lutte entre Matt Howard et Livio Jean-Charles témoigne de l'intensité des débats.

La SIG avait choisi d’emballer le match, jouant presque contre nature en mettant beaucoup de rythme. Un alley-oop pour Fofana d’entrée, un panier à la périphérie de Weems, un primé de Beaubois qui avait pris Nicolas Lang de vitesse, une percussion de Collins : 9-2 (4e’). Le ton était donné. A l’autre bout du parquet, l’ASVEL se heurtait à une forteresse, une défense mobile et solide avec des joueurs motivés comme jamais !

Les Villeurbannais ne pouvaient pas respirer, à l’image de Casper Ware, étouffé par Campbell qui s’offrait aussi huit points en quatre minutes avant de céder sa place à Taylor ! La SIG avait encore appuyé sur le champignon (17-4, 6e’) et les changements successifs n’y changeaient rien. Car de 19-9 (7e’), les Strasbourgeois finissaient le quart en trombe, avec un Duport exceptionnel sur Watkins en défense, un trois points en prime, pour filer à 28-9 dans un Rhenus en délire !

Andersen et Kahudi sonnent la révolte
SIG ASVEL MARDY COLLINS2

Mardy Collins (19 points, 24 d'évaluation) a pesé dans cette première victoire de la SIG.

C’était presque trop beau pour être vrai et le souvenir du premier match de 2013, contre Nanterre, remontait à la surface. Villeurbanne (3 sur 17 aux tirs dont 1 sur 10 à trois points) ne pouvait pas rester aussi maladroit. Watkins le démontrait d’emblée avant d’essuyer un… contre monumental de Paul Lacombe ! Comme un symbole de la détermination des joueurs de Collet. Le coach de la SIG était tout de même contraint à un temps mort après le 2-9 des Rhodaniens (30-18, 13e’). Les Strasbourgeois tentaient le small ball mais le match s’était sensiblement équilibré. Andersen et Kahudi (15 points sur 18 entre la 10e’ et la 18e’) avaient équilibré la balance, mais Mardy Collins était énorme, se jouant en force, puis en finesse, de la défense de fer qu’on cherchait à lui imposer. Weems y était allé de son panier derrière l’arc pour maintenir l’écart (38-23, 16e’), avant le festival Beaubois. Attendu sur son tir longue distance, il se faufilait comme un chat pour finir sous le cercle à trois reprises : 44-29. Jusqu’à la mi-temps, l’ASVEL (12 lancers francs marqués contre… 0 à la SIG) n’avait tenu que grâce aux fautes provoquées (8 dans la période) et restait dans la course : 44-33.

Une guerre de tranchées

Enjeu oblige, le jeu devint plus fermé à la reprise. Les fautes offensives tombaient. Si c’était la première sanction contre Kahudi, Howard écopait déjà de sa 3e faute et rejoignait le banc. La SIG, gênée par la défense adverse, jouait à contre-courant, oubliant le collectif qui avait fait sa force tout au long de la saison (7 passes seulement en trois quarts temps). Ware grappillait (47-41, 24e’), provoquant presque à lui seul le 0-8 des Villeurbannais. La SIG avait dû se contenter de cinq petits points, tous de Collins en sept minutes. La tension montait, illustrée par cette double faute infligée à Lacombe et Ware. Le combat était féroce, mais la SIG à son tour, mit les barbelés, et avec un peu plus de fluidité dans le jeu, elle trouvait Fofana au cercle, Weems et Beaubois aux lancers-francs pour passer elle aussi un 8-0 : 55-41. Le score du 3e quart (13-13) était révélateur de l’engagement des deux équipes…

La SIG tient le choc

Rien n’était fait à l’entame de la dernière période (57-46), d’autant qu’Andersen prenait feu, provoquant aussi la 4e faute de Howard. Leloup avait heureusement maintenu l’écart avec son premier primé (62-49, 32e’), quand Collet associa Taylor à Campbell pour gérer. Mais le vétéran, avec ses cannes de jeune homme, plantait un primé qui fit mal à l’ASVEL : 67-51 (33e’). Le temps mort de Jackson était parfaitement mis à profit et les paniers à trois points tombaient. Meacham, puis Ware (16 points pour le micro-meneur, tous en deuxième mi-temps), obligeaient Collet à stopper le match après un nouveau 0-8 (67-59, 35e’). L’addition passait à 11 car Ware en remit une couche et à 67-62 le Rhenus dût pousser de plus en plus fort ! La SIG shootait au large sans profiter de la pénalité, avant d’aller enfin provoquer. Et dans un final au couteau, la SIG tenait bon et s’offrait le premier des trois matches qu’il faudra décrocher : 80-73. Prochain épisode, lundi, pour un tout autre scénario, probablement.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – LYON-VILLEURBANNE 80-73. Rhenus sport. 6 166 spectateurs. Arbitres : MM. Maestre, Chambon et Dubois.

Les périodes : 28-9, 16-24 (mi-temps : 44-33), 13-13 (57-46), 23-27.

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