Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
2009
Actualités Villeurbanne, un club de légende…

Villeurbanne, un club de légende…

Le dernier titre de l'ASVEL en 2009. On reconnaît Aymeric Jeanneau, Bangaly Fofana et Ali Traoré (au centre, en bas, au milieu et en haut), Vincent Collet (à droite), Pierre Tavano et Nebojsa Bogavać (à gauche). (Photo LNB)

SIG – ASVEL, c’est une affiche de rêve pour les Finales LNB 2016 dont l’épisode 1 aura lieu samedi à 20h30 au Rhenus. Tant le club lyonnais est une légende dans l’univers du basket français. Petit retour en arrière et en chiffres…

Il suffit de parcourir les coursives de l’Astroballe et son « Hall of Fame » pour s’en convaincre : Villeurbanne, c’est le Real Madrid français ! Même si le club historique de la banlieue lyonnaise a associé aujourd’hui son nom à celui de la capitale des Gaules – ASVEL Lyon-Villeurbanne –, il reste connu dans l’inconscient collectif comme l’ASVEL et intimement lié à cette ville de 145 000 habitants, limitrophe de la métropole rhodanienne.

17 fois champion

Villeurbanne, c’est un palmarès long comme le bras : 17 titres de champion de France, loin devant Limoges (11) et Pau-Orthez (9), 14 fois finaliste, 8 Coupes de France, une Coupe des Fédérations (1984), une Semaine des As (2010), un Trophée des Champions (2009). Sur le plan européen, l’ASVEL compte aussi quelques exploits, distillés au fil du temps : finaliste de la Coupe des Coupes (Saporta) en 1983, battue par Pesaro, ½ finaliste en 1987, éliminée par le Cibona Zagreb de Drazen Petrovic, ½ finaliste de la Coupe des Clubs champions 1976, éliminé par le Real Madrid, ½ finaliste de la Korac en 1974 et 1996. Enfin, en 1997, l’ASVEL sera le dernier club français à participer à un Final Four d’Euroleague…

Des noms célèbres
Le-basket-francais-Alain-Gilles

Alain Gilles, le plus célèbre des basketteurs français du XXe siècle, figure emblématique de l'ASVEL.

Le nom de l’ASVEL est aussi intimement lié à des noms qui ont fait l’histoire de la discipline en France. André Buffière, joueur puis coach légendaire, Henri Grange, Alain Gilles bien évidemment, huit fois champion de France, Eric Beugnot, Daniel et Philippe Haquet, qui avaient fait leurs débuts à la SIG, Philipp Szanyiel, Jim Bilba, Yann Bonato ou… Vincent Collet. Une pléiade d’internationaux et des Américains, comme John Rucker, premier d’une longue liste, Bob Purkhiser, Delaney Rudd ou Ron Curry. Et des entraîneurs non moins connus comme Buffière et Gilles, encore, mais aussi Greg Beugnot, Philippe Hervé et… Vincent Collet !

Une traversée du désert

Dominatrice pendant les années 50 à 80 (15 titres dans la période), Villeurbanne a connu sa traversée du désert, ne décrochant plus de titre pendant 21 ans (1981 à 2002). Tout en parvenant sept fois en finale, trois fois consécutivement notamment avec Greg Beugnot et Delaney Rudd. Changement de dirigeants, départ de l’emblématique entraîneur, arrivée de Bogdan Tanjevic et l’ASVEL se retrouve championne de France en 2002 ! Depuis, elle n’a décroché qu’une couronne, en 2009, avec des joueurs bien connus à la SIG (Ali Traoré, Aymeric Jeanneau, Paul Lacombe, Bangaly Fofana, Nebojsa Bogavać) et un entraîneur non moins apprécié (Vincent Collet, assisté de Pierre Tavano), éliminant au passage la SIG en ¼ finale (2-1).

Depuis cette année-là, avec l’entrée dans le capital de Tony Parker et davantage encore depuis la prise de présidence du joueur des Spurs en 2014, le club cherche à renouer avec sa gloire passée, lançant le projet d’une académie et d’une nouvelle salle. Il espère bien y parvenir cette saison aux dépens de la SIG !

Entre l’ASVEL et la SIG, de nombreuses confrontations

Si pendant des décennies, les basketteurs strasbourgeois ne pouvaient pas rivaliser avec les Villeurbannais, les choses ont bien changé au cours de la dernière. Ainsi, le seul titre national de la SIG a été obtenu en 2005 contre Nancy après une victoire en demi-finale contre l’ASVEL (2-0). Mais l’avantage des confrontations en playoffs reste aux Rhodaniens (4 qualifications contre 2, 9 victoires à 4 sur 13 confrontations). En revanche, au cours des cinq dernières saisons, la tendance s’est inversée. La SIG a disputé 8 finales pour 3 titres (Leaders Cup et Coupe de France 2015, Trophée des Champions 2016), l’ASVEL une seule, la récente Coupe de France perdue contre Le Mans, le dernier trophée des « verts » restant la Semaine des As 2010 !

Enfin, toutes compétitions confondues, si l’équilibre est parfait pour les 20 derniers matches entre les deux équipes (10 victoires, 10 défaites), la SIG a très nettement pris l’avantage sur les dix dernières confrontations avec 7 victoires pour 3 défaites. Quant au bilan des deux formations, il penche encore en faveur des hommes de Collet. En saison régulière (67,7% de victoires contre 55,7% depuis 2012), tout comme en playoffs : 34 matches (21 victoires, 13 défaites pour la SIG depuis 2012), 16 rencontres (8 victoires, 8 défaites pour l’ASVEL sur la même période).

Pas de quoi toutefois établir le moindre pronostic sur la série finale qui se profile et qui reste évidemment très indécise…

Jean-Claude Frey (avec Franklin Tellier)