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Actualités Vincent Collet : « Il faut que toute l’Alsace montre qu’elle veut ce titre autant que son équipe »

Vincent Collet : « Il faut que toute l’Alsace montre qu’elle veut ce titre autant que son équipe »

La SIG aura perdu son 7e match de finale en 7 tentatives. Pourtant, cette fois, elle est passée si près, à la fois de vaincre le signe indien et surtout de décrocher le titre (60-59). La défaite à l’ASVEL est cruelle, car il y avait la place pour passer. Mais il faudra, pour la première fois depuis 20 ans, passer par un épilogue pour désigner le champion de France. En espérant que l’issue sera la même qu’en 1996 à Pau, avec le Rhenus pour pousser les « rouges » au paradis.

asvel sig12Vincent Collet était marqué en se présentant devant la presse. La tension avait été énorme… « Il y avait beaucoup de bonnes choses et malgré les circonstances, on a su prendre le dessus en deuxième mi-temps. C’est pour ça que c’est regrettable d’avoir mal négocié les derniers ballons. On a fait des erreurs qui nous coûtent le match et nous n’aurions même dû avoir besoin de jouer cette dernière possession pour prendre ce match ! A 51-56, on a eu des ballons qui pouvaient le faire basculer définitivement et on s’est précipité pour mettre le gros tir au lieu de continuer à jouer. On a cherché l’exploit et ça marche rarement, surtout quand les deux équipes défendent le plomb ». Avec trois joueurs diminués, son équipe a tout de même fait mieux que résister. « Matt n’a joué que 12 minutes et toutes les deux minutes, la douleur était insupportable et il fallait le sortir. Louis va mieux mais c’est une piètre consolation. On aurait dû le faire… »

Le coach alsacien trouvait d’autres explications à cette courte défaite : « On a donné trop de lancers-francs, surtout dans le 3e quart temps, qu’on a dominé. Certaines fautes auraient pu être évitées ».

« Le critère le plus important, c’est le Rhenus »

Il reste maintenant ce dernier match, l’épilogue, et Collet y croit beaucoup : « Le critère le plus important, c’est le Rhenus. Strasbourg est un club qui souffre depuis quatre ans. Ça fait plaisir à pas mal de monde et ça ferait plaisir encore à beaucoup qu’on soit battu mardi. Il faut que toute l’Alsace montre qu’elle veut ce titre autant que son équipe. On va jouer chez nous, dans une ambiance qui va nous pousser et ce sera un élément essentiel de cette finale. Il n’y aura pas d’après… Et c’est le seul moment où tu bénéficies de l’avantage du terrain. Avant, il est virtuel, aujourd’hui il est réel. A nous de bien l’utiliser pour aller chercher ce titre ».

asvel sig9Pour Jérémy Leloup, « la SIG a manqué de lucidité dans les deux ou trois dernières minutes. A la fin, il manque un tout petit point ! » Interrogé sur le petit nombre de passes décisives dans cette finale (7 ce soir, le plus faible total de la saison), il a avancé cette explication : « On s’est adapté à ce qu’ils ont fait dans le 3e quart temps et il nous fallait aussi ces solutions en un contre un qui ont bien fonctionné pendant 37 minutes. Mais on a peut-être aussi abusé des tirs à trois points. Le match 5 (NDLR : la SIG n’en a joué qu’un, en 2014 contre Nancy, lors des demi-finales), c’est toujours très particulier. On aura notre public, on veut aller au bout. A nous de faire ce qu’il faut, de garder la même qualité offensive et surtout défensive ».

Jackson : « Chez eux, ils peuvent être intraitables »

asvel sig22John-David Jackson, le coach de l’ASVEL, était évidemment ravi que son équipe ait égalisé à 2-2. « La défense sera encore notre arme la plus importante. Mais il en faudra encore plus. Ils ont marqué 22 points dans le premier quart temps, mais ensuite seulement 37 dans le reste du match. On a aussi limité le nombre de passes. Cela nous laisse vraiment espérer… Il faudra trouver un peu plus de brillance en attaque pour être champion de France mais on s’est donné la chance de jouer jusqu’au bout. On peut être fier de ce qu’on a fait, avec des joueurs comme Choquet ou Lang qui jouent peu mais ont beaucoup apporter pour revenir. Et même Andersen, qui avait peu joué jeudi, a très bien réagi. Cette intelligence de mes joueurs, cet effort collectif, je l’apprécie beaucoup ». Le coach de l’ASVEL ne croit pas à l’effet des trois finales perdues sur le moral de la SIG : « Si on les laisse respirer, si on fait des erreurs, dans ce genre de match, chez eux, ils peuvent être intraitables, ils l’ont montré lors des deux premiers matches. Mais nous on peut montrer autre chose… »

asvel sig21Charles Kahudi a tenu à souligner l’importance de l’Astroballe, ce soir : « Notre public a joué le rôle du 6e homme. Il nous a beaucoup aidé et nous avons fait des stops décisifs. C’est une très grosse victoire pour nous ». ‘’L’Homme’’ a joué tout le quatrième quart temps avec quatre fautes, tout en mettant une pression énorme sur Mardy Collins… « Il fallait rester concentré et efficace. Je savais que j’étais ciblé et j’ai essayé d’être propre défensivement et de jouer collectivement ». Pas inquiet de revenir au Rhenus, il estime qu’ « [on] a fait deux matches là-bas où on n’a pas joué notre basket. Maintenant, on connaît le chemin, on l’avait déjà montré lors des quarts et des demies. On a égalisé à 2-2 et peu de gens y croyaient, ils nous enterraient à 0-3. On a forcé Strasbourg, qui a eu un jeu de passes incroyable à sept passes décisives en les obligeant à jouer individuellement. Beaubois a fait son festival, il met beaucoup de points mais on a coupé les autres du ballon en les tenant à 59 points. Une grosse performance défensive. J’ai confiance pour le dernier match ».