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SIG ASVEL COACH

Henrik Dettmann : « Nous ne nous sommes pas assez entraînés ensemble »

Après trois défaites de suite pour les trois premiers matches officiels, en Coupe de France et en ProA, la SIG Strasbourg battue par Villeurbanne (76-84) veut s’armer de patience. Le chemin sera long. Joueurs et coaches le savent…

Henrik Dettmann ne s’est pas défilé, répondant sans détours à toutes les questions. « Je ne trouve pas d’autre explication que celle de dire que nous ne nous sommes pas assez entraînés ensemble. Lorsque tout roule, on voit le potentiel, ce qu’on peut atteindre, mais quand ça va moins bien, nous n’avons pas grand-chose sur quoi ou qui nous appuyer. On peut rarement jouer 40 minutes comme nous l’avons fait en première mi-temps, je l’ai en tout cas rarement vu, mais nous avons ouvert notre défense et nous avons fait des erreurs. Nous sommes devenus passifs et la balle n’a plus voyagé. Leur niveau d’intensité défensive est monté c’est sûr, mais leur réussite à trois points en première mi-temps (3 sur 11) s’est inversée (6 sur 8). La clé du match est là ». Répondant à une question qu’il attendait, sur l’importance de sa propre blessure sur son coaching, il ajoute : «  Je déteste chercher des excuses, mais c’est évident que ça me gêne de ne pas pouvoir participer au rythme du match, de me lever même si je ne suis pas connu pour gesticuler au bord du terrain… L’équipe est en train de grandir. Lorsqu’on perd, on ne voit que les aspects négatifs, quand on gagne, on ne voit que le positif. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que cette équipe est composée de joueurs très collectifs et dans ce genre de situation, ils ont besoin d’avoir plus d’expérience en commun ». Interrogé sur Frank Ntilikina et sur son avenir, il répond avec beaucoup d’humour : « J’ai une photo dans mon téléphone sur laquelle il porte ma valise à la gare, à Paris. C’est pour la montrer à mes amis dans dix ans quand il sera All Star en NBA et leur dire : ‘’Regardez ce qu’il est devenu !’’ ». Quant à l’avenir proche, il prévient : « La plus grande erreur que nous pourrions faire, serait de penser que les prochains matches seront plus faciles… »

Mahammadou Jaiteh, excellent en première période avant de disparaître, reconnaissant pour sa part que « ce qu’il faut voir de manière positive, c’est que l’équipe a du talent, peut faire de grandes choses et on peut être optimiste mais à condition d’y mettre du cœur, de défendre dur et de ne pas se relâcher. On s’est peut-être vu trop beau dans ce match et contre l’ASVEL qui ne lâche rien, on le paie cher. Le basket est un jeu de confiance et l’équilibre s’est inversé lorsqu’ils ont mis de l’intensité. C’est ni préoccupant ni logique. Il faut se servir de cela. La consistance dans la défense sera notre credo. Nous ne sommes pas totalement au point sur notre jeu offensif et la marge de progression est énorme mais le plus facile à avoir pour l’instant, c’est de la dureté en défense. Au Mans c’était la première mi-temps, ce soir c’est la seconde où l’on flanche, mais il faut qu’on arrive à réussir les deux. Ce n’est pas une question de niveau de jeu, de talent, mais de relâchement. Il ne faut pas regarder l’adversaire qu’on rencontre mais se concentrer exclusivement sur nous. Il faut se donner de la patience même s’il y a beaucoup d’ambition. La pré-saison a été difficile parce qu’on n’a jamais été au complet. C’est la première semaine où on est tous ensemble et croyez-moi, on fait tout ce qu’on peut pour créer cette alchimie et c’est le résultat final qui comptera ».

John-David Jackson, le coach de l’ASVEL, qui a avoué avoir eu un frisson en entrant dans le vestiaire, estimait que « quand on gagne à Strasbourg, on ne va pas bouder sur la manière. Ce match, avec les efforts de chacun, m’a plu. Ce genre de match peut s’avérer précieux pour la suite de la saison. Être mené de 15 à la mi-temps et reprendre le match à notre compte, ça fait vraiment plaisir. Strasbourg a de quoi construire, ils ne sont pas encore prêts mais notre mission défensive sur les deux arrières américains a été réussie. On était dans un contexte difficile après nos dernières défaites. On attend encore Charles (NDLR : Kahudi) et on doit encore trouver notre confiance et notre identité. Mais il ne faut pas s’enflammer même s’il nous fallait cette victoire ».

Meacham : « Ce match doit nous permettre d’avancer »

Interrogé à propos de la déclaration de Rudy Tomjanovich, le coach des Rockets de Houston – « Il ne faut jamais sous-estimer le cœur d’un champion », Trenton Meacham, le détonateur du retour villeurbannais, a répondu tout simplement : « On a mis plus d’intensité en jouant ensemble. Cela nous a donné confiance pour trouver le chemin d’une victoire à l’extérieur chez une très bonne équipe après avoir été menés de 20 points. Ce sera un endroit difficile pour gagner avec cette nouvelle équipe, ce nouveau coach. C’est une longue saison et on doit encore progresser. On l’a montré contre Hyères-Toulon en Coupe dans le dernier quart et en seconde mi-temps ce soir. J.D. Jackson m’a demandé de prendre mes responsabilités. J’ai besoin d’être un leader dans cette équipe, très talentueuse et pas seulement mettre des points. Ce match devrait nous permettre d’avancer. On peut encore mieux défendre surtout quand Charles Kahudi sera de retour. Mais le chemin est encore long… »

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