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Actualités J1 BCL 2016/17 _ Juventus Utena - SIG Présentation Résumé Statistiques

La Champions League pour progresser

En l'absence de Matt Howard, Mam Jaiteh aura fort à faire sous les paniers, en Lituanie...

Finaliste de l’Eurocup en avril et à deux doigts de se faufiler en Euroleague, la SIG Strasbourg découvre donc à partir de ce mardi la nouvelle Basket Champions League dont elle est citée comme un des favoris. Une compétition de 324 rencontres à 40 équipes dont le premier tour devrait servir de tremplin aux hommes de Dettmann. A Utena, en Lituanie, où ils débuteront sans… Matt Howard (mardi à 18h, en direct sur Canal+ Sport), les Strasbourgeois espèrent surtout confirmer la (légère) progression vue face au Portel…

Alors qu’elle n’est pas au mieux dans ses baskets, la SIG Strasbourg a perdu samedi soir son plus vaillant guerrier pour entamer sa campagne continentale. Les Strasbourgeois sont en effet partis pour Vilnius, via Bruxelles, d’où ils rejoindront la petite bourgade d’Utena sans leur pivot US. Lourdement retombé sur le dos samedi dans le deuxième quart temps, Matt Howard a dû renoncer. Si le scanner n’a rien révélé d’anormal au niveau des lombaires et du sacrum, l’hématome est conséquent. « J’espère que ce n’est qu’un choc », disait l’intéressé au sortir de la douche, échaudé par tous les coups durs subis la saison dernière.

Des défis à relever

Le staff médical a confirmé, au vu des résultats des examens, qu’il ne s’agissait que de contusions. « Après quelques jours de repos, une réévaluation clinique décidera s’il est opérationnel pour jouer à Pau samedi », explique le Dr Nicolas Sarbacher. Aux autres joueurs de relever le défi physique que ne manqueront pas d’imposer dès l’entame les solides basketteurs lituaniens.

Ce ne sera sans doute pas le seul défi à relever. Car il faut bien admettre que le succès poussif (75-71) obtenu contre Le Portel n’a pas rassuré tout le monde. Le rodage est encore en cours alors que le premier des 14 rendez-vous européens se pointe déjà… Si d’aucuns pensent que deux matches par semaine vont accélérer le processus qui fluidifiera le collectif, d’autres pensent que les séances d’entraînement ne sont pas inutiles.

Henrik Dettmann, le coach, ne cache pas l’importance que le club accorde à cette première édition de la Basketball Champions League. Et même si quatre voire cinq équipes de chaque poule de huit peuvent se qualifier pour la suite, il vaut mieux ne pas traîner en route. Et se prendre les pieds dans le tapis chez un anonyme sorti des qualifications n’arrangerait pas le capital confiance de la SIG. « La Champions League va nous permettre de continuer à progresser », reconnaissait Jérémy Leloup à l’issue du premier succès en ProA décroché contre Le Portel. Mais il ne faudra surtout pas sous-estimer l’adversaire.

Les Lituaniens y croient

Mal partie en championnat – deux succès seulement après sept journées, tous deux à domicile contre Zvaigdes (97-92) et face à la lanterne rouge Siauliai (98-79) –, loin du tandem dominateur Kaunas/Vilnius, la Juventus Utena, demi-finaliste de son championnat la saison dernière, a tout de même résisté longtemps au Zalgiris Kaunas en début de saison (61-61 après 30 minutes) avant de s’effondrer (90-70). Si les trois étrangers ne semblent pas dominateurs (Diggs, Best et Parker ont cumulé 7 points et 5 rebonds ce dimanche lors de la défaite à Klaipeda), les joueurs locaux, comme Bickauskis, Vasylius, Cepukaitis ou Sulskis savent se transcender devant leur public, surtout dans un match européen qui leur donne beaucoup de visibilité… Et sauront trouver la faille dans les balbutiements encore notables du jeu alsacien.

Tout dépendra malgré tout du niveau d’investissement des Strasbourgeois et de leur capacité à défendre dur, tout en exploitant au mieux leur talent offensif. Certains ont mis tous les atouts dans leur jeu, comme A.J. Slaughter, venu seul au Rhenus dimanche pour se familiariser deux heures durant avec le ballon FIBA (une autre marque que celle utilisée en ProA). Le prodige US, rodé aux joutes de l’Euroleague avec le Panathinaïkos saura endosser la cape du chef de meute, mais il faudra avant tout jouer à l’unisson la même partition. Et répéter l’opération la semaine prochaine dans la campagne napolitaine, à Avellino, avant de recevoir les Belges d’Ostende à la Toussaint.

Des succès européens qui pourraient bien, s’ils se produisent, donner de l’élan à une équipe qui se cherche encore en ProA…

J.C.F.