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Collet : « Il ne fallait rien lâcher »

Le public du Rhenus a encore vécu un match exceptionnel. Au 36e dessous à la mi-temps, ballottée, dans les cordes, la SIG Strasbourg a réussi un come back extraordinaire pour venir coiffer Ostende et décrocher son premier succès en BCL. La parole aux acteurs…

Vincent Collet est passé par tous les états pendant les 40 minutes de cette rencontre. « Impossible d’expliquer ce deuxième quart temps ! C’est le basket… Après cette première mi-temps, il fallait rebondir, revenir avec plus d’énergie. On doit sans doute autant ce succès à notre réaction qu’à la chute brutale d’Ostende. On avait bien débuté, comme face à Antibes, contre une meilleure équipe, et puis tout s’est délité. On s’est dit à la mi-temps qu’il ne fallait pas lâcher, continuer à jouer et utiliser cette deuxième mi-temps pour relever la tête. Le but était de montrer un autre état d’esprit et tout s’est inversé. Paul Lacombe et Matt Howard ont montré la voie, Leloup a enchaîné et tous les autres leur ont emboîté le pas. Tous les joueurs ont apporté quelque chose, si ce n’était des points, ce fut en défense, même Mam Jaiteh dont la défense en deuxième mi-temps n’avait plus rien à voir avec celle de la première… A la mi-temps je ne sentais pas une farouche volonté de s’opposer aux Belges. On a accepté de prendre des ‘’lay up’’ lors qu’on n’avait aucune faute au compteur. Et dès qu’on récupérait le ballon, on n’avait aucune patience en attaque alors qu’on ne marquait pas un panier extérieur. Le minimum eut été de contrôler le tempo. On n’a pas perdu confiance. Ce qui nous est arrivé n’était pas improbable, nous ne sommes ensemble que depuis quatre jours et on n’a pas du tout la sérénité et le niveau collectif pour espérer avoir de la consistance. Les joueurs ont été courageux, généreux, et inspirés en seconde mi-temps, mais on a surtout profité d’un concours de circonstances avec la baisse brutale d’Ostende ».

Collet voulait déjà voir plus loin : « C’est une étape importante pour nous, la première pierre de notre évolution. Cela nous laisse toutes nos chances en Champions League ».

A.J. Slaughter avait bien du mal à expliquer le contraste entre le deuxième et le troisième quart temps. « La deuxième période a été très difficile. Nous n’étions pas présents en défense, les tirs ne rentraient pas, on est devenu nerveux. Après, on a changé d’état d’esprit, on a été plus agressif, on a marqué quelques paniers faciles pour revenir. Paul Lacombe nous a montré le chemin et on l’a tous suivi ! Cette victoire doit nous montrer ce que nous sommes capables de faire en équipe, en défense, avec des interceptions. C’est l’équipe que nous voulons être. Elle doit être fondatrice d’un état d’esprit. A la mi-temps, le coach nous a demandé de nous battre, de défendre dur, qu’il croyait en nous. Il nous a donné l’énergie nécessaire. Cette victoire soude l’équipe et Strasbourg est toujours là ! ».

Dario Gjergja, le coach croate d’Ostende, avait bien du mal à cacher sa colère, après un 3e match de rang perdu malgré une belle avance ! « Je dois donner beaucoup de crédit à mes joueurs pour ce qu’ils ont fait pendant presque 35 minutes. Le résultat ne correspond pas du tout à la réalité du match qui s’est joué à une ou deux possessions. Je suis vraiment désolé parce que les gars ont tout donné mais il faut qu’ils apprennent qu’un match dure 40 minutes. A la mi-temps, je leur ai dit : ‘’Attention, ils n’ont pas pu jouer parce qu’on a bien défendu’’. Et dans le troisième quart temps, on s’est retrouvé dans la pénalité après une minute seulement, on a encaissé 8 paniers à trois points ! Ce n’est pas la première fois qu’on perd en ayant largement mené. Il va falloir que nous en trouvions les raisons et que nous apprenions de cela. Je suis vraiment déçu de tous ces matches qu’on avait en mains au Monténégro, puis ce soir. Strasbourg est une très bonne équipe qui avait aussi besoin de gagner, qui était dans le coup à Utena et Avellino. Il faut continuer à construire cette équipe. Mais nous n’avons aucune rotation sur le poste 3 et Corey Walden a raté trois ‘’lay- up’’ immanquables  ».

Pierre-Antoine Gillet, de retour de blessure après trois mois d’absence, estimait que « le troisième quart [nous] a tués. On a bien essayé de revenir mais on n’y est pas parvenu. Bravo à Strasbourg mais je pense franchement qu’on leur a donné ce match ! » Les raisons ? « On a laissé filer des rebonds, raté des tirs faciles, fait de grosses bêtises. A titre personnel, j’ai été ravi de retrouver le terrain, j’ai tenté de faire de mon mieux, le coach m’a fait confiance. Nous aurions eu besoin de plus de temps pour préparer cette saison même avec les absences pour cause de sélection nationale ou de blessure, nous sommes en retard dans le collectif. Mais la saison est encore longue… »