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​Paul Lacombe : « La fatigue a pesé lourd… »

La SIG Strasbourg a terminé l’année par un succès contre Dijon, certes étriqué (68-66), mais qui lui fait beaucoup de bien au moral et… au classement dans la perspective de la Leaders Cup.
Vincent Collet  a vécu difficilement les dernières minutes de son équipe : « Ça faisait un moment que je sentais beaucoup de danger. Dijon jouait de mieux en mieux, avec de la réussite, ils ont d’ailleurs mis de gros shoots. Et je sentais aussi et surtout qu’on manquait d’énergie. Ça peut arriver aux équipes qui, comme nous, jouent quatre matches en une semaine. J’apprécie la victoire, car on a été courageux en allant la chercher et on a montré beaucoup de caractère pour faire l’essentiel. Je la prends avec bonheur car j’imagine ce qu’aurait pu être une défaite pour la suite… Autant Monaco et Chalon, c’était plus normal, là, ça nous aurait compromis la Leaders Cup. Cette victoire nous permet d’être dans le bon wagon. Ce petit break va nous permettre de retrouver du peps avant de reprendre le travail. La zone nous a arrêtés et fait perdre le rythme, on a mal joué quelques possessions mais on a tenu très longtemps défensivement. On a bien réattaqué la deuxième mi-temps mais nous avions moins d’emprise, d’un point de vue défensif. Ils ont écarté, ressorti et joué juste, servis par une belle adresse, avec un 6 sur 8 à trois points en deuxième mi-temps. Les conditions étaient réunies pour un hold up… »
Paul Lacombe était bien évidemment satisfait de l’issue de la partie : « Ce soir, la fatigue explique beaucoup de choses. Plusieurs joueurs et moi notamment, ont demandé le changement alors que ce n’est pas habituel. Dijon est revenu fort avec des shoots difficiles mais je pense qu’on a fait un match sérieux dans l’ensemble même si on s’est fait peur sur la fin. On va retenir la victoire, car on savait que ce ne serait pas facile. On a mis beaucoup de temps à nous adapter à la zone car faute de temps, on n’a pas beaucoup travaillé cette attaque. Avec l’enchaînement des matches et des jours de repos que le coach nous laisse pour garder un peu de fraîcheur, on s'entraîne moins. On a des automatismes sur la zone pour trouver le poste haut et ce soir, Dijon nous a fait déjouer en défendant bien sur cette option. C’était une victoire nécessaire pour rester en course pour la Leaders Cup. Le break qui vient va nous permettre de reposer les jambes, le deuxième, après Ténérife, nous permettra de penser à autre chose, de reposer la tête… »
Laurent Legname regrettait à la fois la mauvaise entame de son équipe et le manque de rotations pour avoir dû jouer à sept seulement avec la blessure de Marc Judith. « Comme depuis deux mois, la chance ne veut pas nous sourire… Si on avait gagné, il n’y aurait rien eu à redire sur la physionomie de la deuxième mi-temps. Il est vrai qu’en première, les joueurs avaient encore la tête au père Noël et on l’a payé cash. Après les trois premières minutes, on a limité la casse en passant en zone, même si Strasbourg nous était supérieur sur le 20 premières minutes. En deuxième mi-temps, on a rectifié certaines choses, changé la défense sur pick’n’roll et sur le poste bas et on est revenu en les faisant plus que douter… C’est plus que frustrant ».
Jacques Alingue, l’intérieur dijonnais, établissait un constat identique : « Sur les six derniers matches, on n’arrive pas à finir. On fait jeu égal avec certaines équipes mais on échoue sur des détails qui font basculer la victoire. On a pris 12 points dans les trois premières minutes. On s’est fait remonter les bretelles par le coach et on a essayé d’être plus agressif, car nous, sans agressivité, sans défendre, on ne peut pas jouer. On a aussi un problème récurent aux rebonds. Tout le monde doit y mettre du sien pour « boxer », faire le travail. On est la dernière équipe de la ligue au rebond et ça nous pénalise… »