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​Collet : "J'ai aimé la manière"

Après une sortie plutôt réussie, la SIG Strasbourg est venue à bout de Zagreb (71-56) et a validé son ticket pour les playoffs de la Champions League. Au delà du résultat, le coach strasbourgeois a apprécié la façon dont son équipe a construit son succès.
Vincent Collet l’exprimait ainsi : « Je suis content de cette victoire devant une belle assistance. Mais j’ai aussi aimé la manière. J’attendais les joueurs à ce tournant-là. On a bien débuté et cela fait longtemps qu’on n’avait pas débuté une partie de manière aussi agressive et ça a lancé le match sur de bonnes bases. On avait un petit déficit de confiance après trois défaites qui nous a fait rater quelques paniers pour faire le break avant la mi-temps. En dépit de ça, les chiffres étaient satisfaisants. En seconde période, ils se sont mieux ajustés, même si on a paradoxalement marqué plus de points, mais je ne pense pas qu’on ait mieux joué en attaque. Slaughter et Walker ont eu de bonnes périodes mais globalement, la consistance y était et c’était une bonne préparation pour le match difficile et décisif qui nous attend lundi. Il faudra se transcender et à cet égard, le visage qu’on a montré ce soir est intéressant. On sort d’un mois compliqué avec des adversaires très forts et ça nous a plutôt fait descendre que monter… A nous de repartir du bon pied ».
Il n’était même pas fâché, le coach, de la maladresse du début : « C’est presque une bonne chose d’avoir gagné assez largement sans avoir connu la réussite de suite. Ça nous a obligé à piocher un peu plus, à garder le cap et c’est bien de ne pas avoir été récompensé trop vite des efforts fournis ».
A propos de son cinq de départ, auquel il n’attache qu’une importance relative, il a insisté sur la performance de Pape Sy. « Sa titularisation est consécutive à ce qu’il a fait précédemment. Je cherche depuis quelque temps à mieux commencer. Mieux commencer, ce n’est pas marquer plus de paniers, c’est empêcher l’adversaire de prendre confiance, de s’installer dans la partie… Ce soir, on l’a fait et il faudra continuer comme ça. Lacombe n’est jamais dans le cinq de départ et pourtant, je le considère comme un joueur très majeur ! »
Pape Sy, qui a retrouvé de l’allant et… du temps du jeu (plus de 21 minutes), n’en était pas mécontent, évidemment. Mais il voulait avant tout mettre en avant la performance collective : « On voulait débuter avec beaucoup de dureté en défense et mettre en pratique ce qu’on avait préparé. On a réussi à le faire sur toute la durée du match contre une équipe accrocheuse qui n’a rien lâché. A titre personnel, ça fait du bien d’être sur le terrain, de pouvoir s’exprimer. J’essaie d’être bon à l’entraînement, de montrer que je suis dans le tempo et dans l’intensité. Le fait de débuter le match et d’avoir plus de minutes, ça me donne l’occasion de montrer des choses. C’est à l’entraînement, par l’intensité, je pense, que j’ai gagné la confiance du coach. Ces minutes en plus m’ont permis d’apporter mes qualités et ça aide le groupe et ça m’aide à être plus longtemps sur le terrain. Ce soir, c’était un moyen de préparer la finale pour aller chez Mickey. On ne doit pas se mettre trop de pression mais reproduire l’entame de ce soir et la gestion du match. Zagreb a proposé plusieurs types de défense et on a su s’adapter. A nous de mettre Châlons/Reims qui sort d’une grosse performance contre Chalon, en difficulté. La Leaders Cup, c’est important. C’est l’occasion d’avoir un titre et on est compétiteur pour avoir des titres. Moi qui ait joué plusieurs finales, qui l’ait remporté, j’y tiens beaucoup ».
 
Pour Damir Mulaomerovic, le coach croate, « Strasbourg a bien mieux joué que chez nous mais je ne peux pas en vouloir à mes joueurs. Nous avons eu beaucoup de soucis pendant le voyage à tel point que nous n’avons pas pu nous entraîner aujourd’hui. Il y avait beaucoup de neige à Belgrade qui nous a retardés. On a manqué quelques contre-attaques et des tirs ouverts, mais ce soir, il n’y a pas grand-chose à dire. Walker et Slaughter ont mis des gros shoots à des moments décisifs et nous n’avons plus trouvé le rythme par la suite… »
 
Paolo Marinelli, le meneur italien du Cibona, était du même avis : « C’était un match difficile. On a eu plusieurs fois l’occasion de revenir tout près mais nous n’y sommes pas parvenus. A nous d’apprendre de nos erreurs. Par rapport au match aller, la différence est venue essentiellement de la qualité du jeu de Strasbourg, bien supérieure à ce qu’elle avait été à Zagreb. Nous à l’inverse, avions été bien meilleurs et il va falloir qu’on retrouve ce niveau… »