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Actualités La bonne santé financière du basket français

La bonne santé financière du basket français

Devant un parterre de journalistes, la LNB (Ligue nationale de basket-ball) a présenté en ce début de semaine ses chiffres, témoignant de la très bonne santé économique des clubs français. La SIG Strasbourg a témoigné au nom des clubs de ProA.
Quelques chiffres suffisent à éclairer la situation financière du basket français. Alain Béral, président de la LNB, n’a pas manqué de les mettre en exergue. Ainsi, la situation nette cumulée de la ProA (+ 4,8 millions d’euros) a été positive pour la huitième saison consécutive en 2015/2016, même si cinq clubs ont affiché des résultats négatifs (- 450 000€ pour le champion de France, l’ASVEL, sur l’exercice écoulé).  Alors que la situation cumulée des clubs avait été négative sans discontinuer de 2002 (-5,8 M€) à 2008.
Un budget moyen de près de 5 millions par club
« Un signe de bonne santé », selon le Vosgien Cyrille Muller, président de la DNCCG (Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion). Au total, les 18 clubs de ProA ont généré la saison écoulée 89,7 millions d’euros de produits d’exploitation. Un nouveau record, pour un budget moyen par club passé de 3,957 millions en 2009 à 4,984 millions en 2016, soit une augmentation de 26%. Plus intéressant encore, les recettes de sponsoring privé ont considérablement augmenté alors que parallèlement, les subventions des collectivités étaient en diminution. Ce qui donne de plus en plus de crédibilité aux clubs et leur offre de vraies perspectives d’expansion. « Le basket professionnel a enfin accompli sa mue. Il est devenu professionnel et a acquis la capacité de grandir », indique Martial Bellon, le président strasbourgeois dans les colonnes du journal économique « Les Échos ».
La LNB reverse plus de six millions aux clubs
En parfaite harmonie avec ses clubs, la LNB, présidée depuis 2011 par Alain Béral, a grandi dans les mêmes proportions : 15 millions d’euros bruts de chiffre d’affaires (+103% en cinq ans), dont 6 114 800€ sont reversés aux clubs contre 2 122 000€ en 2011/2012 (+ 188%). Essentiellement grâce aux nouveaux droits TV. Parallèlement, les clubs ont versé 3 391 302€ de droits à la LNB la saison dernière contre 2 122 000 en 2012 (une augmentation de 24,7% seulement).
Citée en exemple, par la voix de son président, Martial Bellon, la SIG Strasbourg a pu mettre en évidence son évolution et ses projets lors de cette présentation, faite à Paris. Ainsi, alors que ses subventions des collectivités baissaient de 7% entre 2013 et 2016, le club a augmenté ses recettes de matches de 66% (+ 35% en nombre de spectateurs moyen pour atteindre 5 500) et ses recettes de sponsoring privé de… 87% (de 1,764 million à 3,801). Le Rhenus a aussi connu 12 matches à guichets fermés la saison dernière dont celui contre le Real Madrid (photo ci-dessus). Tout ces éléments ont permis, en corollaire, de faire passer la masse salariale de deux à trois millions d’euros pendant la même période (+50%).
Un exemple à suivre, incontestablement, pour les autres clubs de ProA, car en filigrane, le club strasbourgeois planche sur son projet d’Arena. « Car c’est en exploitant le potentiel de leurs salles tout en modernisant leur mode de gouvernance que les clubs vont à nouveau pouvoir être compétitifs sur le plan européen », selon Alain Béral. A cet égard, le débat sur la proposition de loi adoptée par le Sénat qui s’ouvre ce jeudi à l’Assemblée nationale, permettant à une collectivité de garantir les emprunts réalisés par les clubs pour rénover, agrandir ou reconstruire une salle, sera suivi de près. « Une partie de l’avenir économique du basket français et du sport professionnel en général se jouera là », conclut Martial Bellon.

Des chiffres qui parlent...

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Le graphique ci-dessus montre la corrélation entre le classement des clubs de ProA (saison régulière) et la masse salariale d'une part (en haut), les produits d'exploitation d'autre part (en bas). Document LNB