Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
Personne en Situation de Handicap
réservez dès maintenant vos places via YOOLABOX
tenerife SIG Erik Murphy_Doornekamp.jpeg

Une petite finale

Pour ouvrir 2017, la SIG Strasbourg reçoit le leader de sa poule en Champions League, une des meilleures équipes de la compétition avec la ferme intention de lui chiper la première place. Mais la tâche sera ardue, surtout sans… Matt Howard, blessé.

Encore dans le doute, au sortir d’un court revers à Gravelines, le premier depuis le retour de Vincent Collet, la SIG avait fait sensation en novembre à Ténérife, alors invaincu et leader du championnat d’Espagne, en s’imposant après prolongation : 66-70. Depuis, les Canariens, surpris la semaine suivante à Ostende, ont enchaîné cinq succès de suite en BCL et viennent très clairement pour rendre la monnaie de la pièce aux Alsaciens. « C’est la meilleure équipe qui soit venue au Rhenus cette saison. N’est pas troisième du championnat d’Espagne qui veut », prévient Collet. A deux points seulement du Real, à un seul du Barça dont la venue, prochainement à Ténérife, fait déjà saliver les fans d’Iberostar, à égalité avec Valence et devant le Vitoria de Beaubois et Tillie, pourtant deuxième de… l’Euroleague, l’équipe des Canaries qui vient de dominer Andorre et Andrew Albicy (89-72) avant de rejoindre l’Alsace via Madrid et Francfort, a de quoi faire peur…
« Beaucoup de consistance »
« C’est la catégorie de Monaco ou de Chalon, voire au-dessus. Un effectif très complet qui rappelle des équipes comme Novgorod ou d’autres. Peu de grands noms, même s’il y a Fran Vazquez, ou Tim Abromaitis qu’on connaît bien et qui présente la meilleure évaluation de son équipe en Champions League, mais beaucoup de consistance. Une petite armée qui joue avec intensité et intelligence, dans le style du basket espagnol, très rythmé des deux côtés du terrain ».
Tenrife SIG abromaitis.jpeg

Tim Abromaitis, l'ancien de la SIG, présente la meilleure évaluation de son équipe en BCL. (Photo Basket Champions League)

Le coach de la SIG a bien sûr encore en mémoire le succès de l’aller. « Un match fondateur au cours duquel on avait su élever notre niveau, en terme d’intensité justement. Et on les avait surpris ». Pas sûr que l’effet de surprise joue à nouveau. « Au contraire, ils vont nous respecter ». Difficile cependant de tout comparer. Car l’équipe de Txus Vidorreta a perdu depuis le match aller le meneur italien Nicolas Richotti, l’ailier canadien Carl English – « qui nous avait fait très mal » dixit Collet –, partis sous d’autres cieux, et son meneur n°1, l’Espagnol  Javier Beiran – rupture des ligaments croisés – qui affiche 5,5 passes de moyenne en BCL. A l’inverse, l’ailier lituanien Marius Grigonis et surtout le meneur US Davin White, forfaits à l’aller, seront bien là. Autour du shooteur Doornekamp, du pivot grec Bogris, de l’ailier fort Hanley et de quelques autres…

« Sans Matt Howard, ce sera très difficile »

Tout se présentait bien pour jouer « cette petite finale » et briguer la première place pour la défendre ensuite contre les trois derniers, Mega Leks, Zagreb et Bar. « On est devenu leur rival n°1. Eux, c’est sûr, s’ils gagnent de quatre points, ils seront premiers et personne ne les rejoindra plus », sait Collet. Mais les plans strasbourgeois sont compromis par l’absence de Matt Howard, victime d’une élongation au mollet contre Dijon. « Dans la victoire du match aller, il avait eu une importance fondamentale, car quand il faut combattre, c’est notre fer de lance. Il faudra encore plus d’efforts de tout le monde pour compenser et ce n’est pas simple… Car leur secteur intérieur est particulièrement solide ».

« J’espère qu’ils seront repassés à la pompe ! »
Ce qui préoccupe davantage encore Vincent Collet, et le mois de décembre l’a mis en évidence, c’est que « l’intensité défensive n’est pas dans l’ADN de cette équipe. Ce qui s’est passé en début de saison est tout de même improbable et c’est facile de tout mettre sur le dos du coach… Avec un groupe de cette qualité-là, tu dois tout de même gagner des matches. Lors des dernières sorties, on a eu une vraie baisse de régime, on a perdu en fluidité collective et il y a eu moins d’investissement défensif… Beaucoup à cause de l’essence, et j’espère qu’on est repassé à la pompe ! »
Bien sûr, il y avait de l’usure, de la fatigue, mais pas que… « Je suis plutôt content, estime cependant le technicien de la SIG. On a perdu à Monaco et à Chalon, mais on s’en est plutôt bien sorti sur les trois autres matches, on les a pris et pas de façon très brillante. Mais cela ne doit pas manquer de nous interpeller sur cette baisse de régime ».
Alors, après une courte trêve et une autre à venir, au lendemain du choc contre Ténérife, Collet espère que son équipe a retrouvé des couleurs. Malgré des entraînements perturbés par quelques absences. « On a refait du jus, évidemment, mais contre Ténérife, il faudra défendre chaque centimètre carré. Eux, ils sont partout et il faudra y être aussi. Dans les aides, les surnombres défensifs du côté de la balle, contester les transmissions en étant très intelligents. Sinon… »
L’enjeu apportera-t-il ce supplément d’âme indispensable à ce genre d’exploit ? On le saura dès l’entame, en espérant que le Rhenus sera garni à la hauteur de l’événement.
Jean-Claude Frey

Les deux équipes en chiffres

infographie_sig_tenerife.jpg

Le programme de la semaine

j11_bcl_tableau.jpg