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Remettre ça, et tout de suite…

L’aventure européenne a tourné court malgré un match d’anthologie, mercredi contre l’Aris Salonique. La SIG Strasbourg concentrera désormais tous ses efforts sur le seul championnat. Avec un rendez-vous majeur, ce samedi (20h au Rhenus) contre Gravelines, autre prétendant aux playoffs.

Le Rhenus vibre encore. Il a connu cette semaine une soirée qui lui a rappelé les plus belles heures de l’Euroleague. Et même si l’issue en a été fatale, il restera la fusion entre une équipe pourtant amputée, mais renaissante, et des milliers de fans aux anges. Bien sûr, on pourra toujours regretter cette piètre performance aux lancers-francs – avec 47,4% la SIG a obtenu son plus mauvais score de la saison, alors qu’elle est deuxième en ProA avec 75,9% derrière… Gravelines (77,2%), et affichait avant le 16e finale retour la 13e place sur 40 équipes en BCL avec 73,4% –, mais on ne refera pas l’histoire. En revanche, l’équipe de Collet pourra s’appuyer désormais sur une mentalité nouvelle qui devrait lui permettre de retrouver rapidement des couleurs en ProA. Pour peu qu’elle confirme l’impression laissée au cours de ses deux dernières sorties.
Collet : « Gravelines possède la meilleure ligne arrière de ProA »
Elle aura l’occasion de le démontrer dès samedi avec la venue d’une fringante équipe de Gravelines. « On manquera sûrement d’un peu de jus, dit Collet. Nous, on a laissé de la gomme alors que notre adversaire n’a pas joué… Il faudra faire abstraction de la fatigue et progresser dans la dureté mentale. On en aura besoin car on sera moins frais, et on comptera à nouveau sur l’aide du public qui a joué un rôle important dans notre performance de mercredi ».
Le coach ne cache pas que ce « match charnière » est très important, comme celui du Mans précédemment, car « l’adversaire navigue dans les mêmes eaux, avec une victoire d’avance ». Il faut donc, non seulement s’imposer, mais reprendre le point average après la courte défaite (73-72) de l’aller.
Ce ne sera pas une mince affaire, car Vincent Collet trouve « le BCM en hausse, malgré la blessure de Hesson (NDLR : il s’est cassé la jambe à l’entraînement ce lundi et risque de rater la fin de saison) ». Le technicien, qui a imposé un décrassage dès jeudi et un entraînement solide ce vendredi, redoute par-dessus tout la ligne arrière des Maritimes. « C’est la meilleure de la Ligue. Cobbs, Gibson et Henry totalisent 39 points en moyenne par match. Gibson est le meilleur marqueur de ProA (19 points) et tire en moyenne 7 fois à trois points à 47%. C’est remarquable ! Sek Henry nous avait déjà fait très mal avec Pau en début de saison. Quant à Justin Cobbs, c’est le plus important. Un créateur à 16 points et 6 passes par match, qui provoque 5,3 fautes – seul Prepelic fait mieux en ProA – qui tente 6,3 tirs dans la raquette, des stats de pivot ! ».
Travis est de retour
L’équipe de Monschau a aussi des arguments à faire valoir dans le jeu intérieur et dans l’impact physique. Avec l’éternel Flo Pietrus, Fernando Raposo ou Richard Solomon, auxquels s’est ajouté Rudy Jomby qui relaiera Hesson au poste 4. « Ils vont nous provoquer dessous et à ce titre, le retour de Romeo Travis sera très important », souligne encore Collet. Car si Pape Sy était déjà forfait, si Matt Howard restera à nouveau sur le banc, le troisième blessé de la semaine effectuera son retour.
Redistribution des rôles
Dans la perspective des playoffs tant espérés, de préférence à la 5e ou à la 6e place pour éviter les « ogres » Monaco et Chalon en quarts, la SIG semble avoir retrouvé un certain équilibre depuis la Leaders Cup. Le moment de confirmer est idéal. Le bon match en attaque d’Erving Walker (19 points contre Salonique) ne lui a pas échappé. « Il doit être notre joker offensif en sortant du banc. Il a une dangerosité rare sur le tir extérieur sur de courtes périodes. Et il est plus efficace dans ce registre que dans celui de meneur ».
Un rôle que Paul Lacombe assume de mieux en mieux, avec l’apport d’un Frank Ntilikina qui pourrait bien, dans la droite ligne d’une excellente première mi-temps en BCL, avoir enfin débridé son moteur !
Les rôles ainsi redistribués, pour peu que Leloup (36’ contre Nanterre, 38’ contre l’Aris) en ait encore sous la semelle, que Murphy ne fasse pas cinq fautes en 12 minutes (!), que Jaiteh durcisse son jeu, et que Slaughter monte encore en puissance, la SIG Strasbourg sera bien armée pour les prochaines joutes pour lesquelles elle aura désormais une semaine pleine de préparation. Et si elle passe ce premier obstacle avec succès, tous les espoirs sont permis pour les 15 dernières rencontres de la saison régulière dont huit à domicile et six déplacements chez des formations de la seconde moitié du tableau. En playoffs, on sait bien qu’alors, tout serait à faire…
J.C.F.