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​Romeo Travis : « Pas la préparation idéale pour Salonique ! »

La SIG Strasbourg espérait avoir une opposition solide avant d’aller en Grèce. Et Le Mans devait être de ce bois-là. Mais les hommes de Künter ont trop vite lâché prise et la balade (92-63), si elle relance les Strasbourgeois dans la course aux playoffs, ne doit pas masquer la facilité avec laquelle elle a été remportée.
Interrogé sur un match, plutôt en trompe-l’œil, Vincent Collet acquiesçait : « Ne pas le mesurer serait une faute professionnelle par rapport à ce qui nous attend mardi à Salonique. L’opposition et le contexte sont importants. Le résultat est le fait de notre performance mais aussi du fait que Le Mans était en-dessous de ses capacités, notamment au rebond. On a bien fait bouger la balle dès le début, et ils étaient en retard en raison de notre mobilité. Ensuite, dans le combat, ils sont descendus d’un cran ou deux. Je m’attendais à une réaction beaucoup plus forte en deuxième mi-temps comme ils l’avaient fait contre Gravelines… Mais ce fut timide ».
Collet admettait encore que « si on a un minimum de réussite, on aurait déjà pu faire la différence plus tôt. On a joué juste, trouvé des paniers près du cercle, bien joué le surnombre sur leurs sorties sur pick’n’roll et quand on a stoppé les drives en défense, on a fait l’écart. Il ne faut pas oublier les ingrédients qu’on a mis pour se mettre en situation favorable, mais ne pas se laisser bercer. Mardi, à Salonique, ils seront beaucoup moins gentils avec nous ! »
Romeo Travis, une fois encore très complet (12 points à 5 sur 7, 6 rebonds et… 7 passes), affichait un large sourire : « C’est une grosse victoire, le coach nous en avait parlé toute la semaine et il fallait inverser le panier average. On a joué ce match avec cet état d’esprit. On ne débute pas souvent bien en défense, c’était encore le cas ce soir. On a vraiment commencé à bien défendre dans le deuxième quart temps, mais il faut dire aussi qu’on a bien attaqué pendant 40 minutes ». Interrogé sur le fait de jouer contre son ancienne équipe, il a souri, en lâchant : « C’est toujours agréable de jouer contre ses amis, mais encore davantage si tu gagnes. L’an passé, je suis parti au Mans, j’ai gagné contre Strasbourg en saison régulière, cette saison c’est l’inverse ! »
Pour le poste 4 strasbourgeois, ce n’était pas la préparation idéale dans la perspective du match contre Salonique : « Pas vraiment, c’est sûr. Ce n’était pas du tout le match dont on aurait eu besoin. Normalement, le Mans est beaucoup plus agressif. Et à Salonique, avec les fans, le jeu dur des Grecs, il faudra s’attendre à autre chose ».
Erman Künter, le coach manceau, était perplexe : « On a donné 12 rebonds offensifs en première mi-temps. Strasbourg avait pris 17 tirs de plus que nous. En deuxième mi-temps, on a essayé de revenir, mais ils ont mis les tirs. On a joué comme dans un match amical. Il n’y avait pas d’agressivité, pas d’intensité. Rebond et ballons perdus, ce sont souvent les clés d’un match… Aujourd’hui, on est clairement en danger avec un bilan de 9/9. Il faut faire très attention, surtout que notre calendrier n’est pas facile ».
Pape-Philippe Amagou était sur la même longueur d’ondes que son entraîneur : « On a fait illusion un quart temps. S’il n’y avait que neuf points d’écart à la mi-temps, c’est parce que Strasbourg n’avait pas mis les tirs. On a clairement lâché. Ce n’est pas physique, c’est dans les têtes. Jusqu’ici, quand l’attaque ne tournait pas rond, on s’appuyait sur notre défense, mais ce soir on n’avait même pas ça. L’addition est salée… Il va falloir serrer les rangs, se ressaisir à l’entraînement, revenir au basique. Ça passera par là. En jouant comme cela, on n’ira pas en playoffs, mais l’objectif reste le même : être là où on veut en mai ».