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Si près de l’impossible exploit

En sport, rien n’est décidément impossible. En prenant… 21 points d’avance à cinq bonnes minutes de la fin (72-51), la SIG Strasbourg, décimée par les forfaits, avait renversé le débours du match aller contre l’Aris Salonique ! Mais quelques erreurs fatales, trop de lancers-francs manqués, ont permis aux Grecs de se hisser en 8es de finale (81-70) où ils affronteront l’ASVEL. Cruel pour les hommes de Collet qui avaient tout donné et auront même gagné l’estime de leurs supporters.

La donne

« C'est pas un t-shirt que vous devez offrir aux supporters présents mais un maillot ! » C’est par un trait d’humour et de dérision qu’un supporter de la SIG s’était exprimé sur les réseaux sociaux, dans l’après-midi, en apprenant le… troisième forfait, celui de Pape Sy, après ceux déjà annoncés de Howard et Travis. Mais même s’il fallait rejouer « Mission impossible », les joueurs de la SIG étaient prêts à laisser leurs tripes sur le parquet.
Premier quart temps : le Rhenus frémit
Une grosse activité défensive, de la vitesse en attaque et dès la 3e, Dimitris Priftis, le coach grec, était obligé de prendre un temps mort. Ntilikina , Lacombe et Jaiteh avaient enflammé le Rhenus : 8-2, puis même 11-4 sur un « primé » du (très) jeune arrière de la SIG. Les hommes de Collet pouvaient même regretter quelques positions non exploitées par Slaughter (1 sur 6 à trois points pour la SIG après six minutes) car peu à peu, l’Aris, sonné ou… suffisant, s’accrochait : 14-10. Mais l’entrée de Walker s’avérait cette fois payante et au bout de la période, la SIG avait repris huit points de son débours de 19 : 19-11. Inespéré ! Évaluation : 23 à 9.
Deuxième quart temps : l’adresse à trois points fait rêver…
Le coach grec pianotait sur son banc de… 12 joueurs pour enrayer la furia alsacienne mais n’empêchait pas l’écart de grimper à 12 points dès la 12e’ : 25-13. Les 6 000 spectateurs se mettaient à rêver mais le puissant Jackson et Zaras à distance douchaient les illusions de la SIG : 25-20 (14e’). Slaughter à son tour, puis Leloup qui inscrivait le 7e primé strasbourgeois (sur 15 tentatives) redonnaient de l’élan (39-26, 18e’), malgré le poids des fautes qui pesait sur Walker. L’Aris était plutôt en panne d’adresse (1 sur 11 derrière l’arc) et au repos, avec 11 points d’avance et malgré un vilain 0 sur 4 aux lancers, la SIG pouvait encore croire au miracle. Évaluation : 22 à 19 (total : 45 à 28).
Troisième quart temps : ils renversent des montagnes !
Une grosse défense, beaucoup d’abnégation et de l’adresse. La recette fonctionnait mais l’écart se stabilisait : 46-35 (25e’). Pire, le déficit aux fautes (5 à 1), laissait présager d’une fin de période difficile. Mais décidément, les Strasbourgeois avaient décidé d’être héroïques ! Slaughter, puis Walker et Murphy, mais aussi Lacombe, Leloup et Ntilikina firent se dresser le Rhenus comme aux plus belles heures de l’Euroleague. L’Aris Salonique étaient dans les cordes, pris dans la nasse et de 16 (51-35, 25e’), l’écart passait à… 22 points : 63-41 (29e’) ! Incroyable… Même si ce diable de Zaras plantait un « primé » avec la planche au buzzer : 63-44. Évaluation : 34 à 16 (total : 79 à 44).
Quatrième quart temps : de petites bévues, payées cash !
A égalité sur l’ensemble des deux matches (115-115), les deux équipes allaient se départager sur les dix dernières minutes. L’avantage ira d’abord à la SIG avec une nouvelle réussite à 6,75m de Ntilikina, puis un panier de Cortale : 72-51 (34e’). Le chemin vers les 8es de finale était encore long… Et quelques bévues défensives, sur les drives de Cummings (« 2+1 » à deux reprises) ou sur un tir à trois points de Zaras, encore lui, inversaient totalement la tendance : 72-59 (36e’). Tout était à refaire, mais il n’y avait plus guère d’essence dans le moteur strasbourgeois. Ils repartirent à l’assaut, poussèrent à 16 puis 17 points leur avance (81-64) Mais les lancers-francs, encore, se refusaient à Walker, puis à Jaiteh (9 sur 21 dans l’exercice). Le rêve insensé s’était évanoui. Cruel, vraiment, même si c’est au bord de la mer Égée, il y a quinze jours,  que la SIG a laissé passer sa chance… Évaluation : 16 à 30 (total : 95 à 74).
Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG STRASBOURG – ARIS SALONIQUE Rhenus Sport. 5 935 spectateurs. Arbitres : MM. Cmikiewicz (Pologne), Aunkrogers (Lettonie) et Vojinovic (Monténégro).
Les périodes : 19-11, 20-17 (mi-temps : 39-28), 24-16 (63-44), 18-26.

LE TABLEAU DES HUITIEMES DE FINALE

 

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