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Totalement relancés

Face à une pâle équipe du Mans qu’elle a fait totalement déjouer, la SIG Strasbourg s’est replacée dans la course aux playoffs (92-63). Elle a surtout idéalement préparé son voyage à Salonique en mettant beaucoup d’engagement et de sérieux dans sa partition…

La donne

Au moment d’aborder les matches retour, cette confrontation avec Le Mans, à égalité avec les Strasbourgeois était capitale dans la perspective des playoffs, après le court revers de l’aller. Le retour de Matt Howard sera précieux mais sera-t-il décisif ?
Premier quart temps : le Mans fait illusion
Collet avait annoncé la couleur : mettre d’emblée beaucoup d’intensité. Pas surprenant de voir Travis, Howard et Sy dans le cinq de départ. Pourtant, Le Mans trouvait le cercle grâce à ses extérieurs (5-10, 4e’), avant les premiers changements. La SIG restait dans la course grâce aux rebonds offensifs de Romeo Travis, très motivé face à son ancien club, qui distillait aussi trois passes pour 11 d’évaluation en huit minutes. Et avec l’apport de Lacombe et Leloup en défense, Murphy plaçait la SIG en tête pour la première fois à la fin de la période : 21-19. Évaluation : 29 à 17.
Deuxième quart temps : la SIG écrase le rebond
Déjà dominante au rebond dans le premier quart (11 à 4 et surtout 5 à 0 au rebond offensif), les Strasbourgeois accentuaient encore leur avantage dans ce secteur de jeu, vital, où la présence de Matt Howard était bénéfique. Si bien qu’à la pause, l’écart était abyssal (24 à 9 !) alors que les Manceaux ne manquent pas d’arguments dans cet exercice avec Yarou, Yeguete ou Cornelie ! Mais la volonté était strasbourgeoise en particulier au rebond offensif (12 à 1 à la mi-temps). Alors que la différence à l’évaluation (61 à 23) ne se reflétait que partiellement au score (43-32). On trouvera aisément la réponse dans l’analyse des chiffres. Si Amagou percutait, si la bataille physique laissait des traces, le kiné strasbourgeois ne chômant pas - on ne reverra pas Howard, par précaution -, le rapport des fautes était clairement défavorable (11 à 7) et a fortiori celui des lancers-francs tentés (6 à 15). A l’opposé, le ratio passes/balles perdues – 14/4 côté SIG, 4/7 pour Le Mans – en disait long. Et c’est ainsi que, peu à peu, la SIG encore sous la menace (25-24), s’échappait par un primé de Ntilikina, puis des paniers de Murphy et Travis, avant que Slaughter ne porte l’écart à dix points (41-31)… Évaluation : 32 à 4 (total : 61 à 23).
Troisième quart temps : le Mans lâche prise
Les Strasbourgeois avaient fait le plus dur, mais il fallait maintenir la pression. Le Mans donnait le change (47-38, 23e’) avant de sombrer définitivement. Pas d’engagement, un jeu totalement détruit par la défense alsacienne (6 passes après 30’), les Manceaux faisaient peine à voir. La SIG, avec beaucoup de sérieux, à l’image de son trio offensif du soir, Jaiteh, Murphy, Slaughter, portait l’estocade : 62-41 et 67-46. Évaluation : 37 à 9 (total : 98 à 32).
Quatrième quart temps : cap sur Salonique
Les hommes de Collet pouvaient déjà penser à leur rendez-vous de Champions League, mardi à Salonique. Même si le coach avait peu apprécié la fin du 3e quart où, avec 0 faute au compteur, son équipe avait donné des lay-ups et des lancers-francs. Jusqu’au bout, à l’instar d’un très bon Pape Sy, elle restera cependant sérieuse, même si l’écart enflait encore : 78-52 (34e’) puis finalement 92-63. Le Mans qui avait encaissé 71,6 points en moyenne cette saison jusque là, venait d’en concéder 92. Évaluation : 32 à 16 (total : 130 à 48).
Le chiffre : 27
Comme le nombre de passes décisives de la SIG, tout près de son record de la saison, établi à Nanterre avec 29.
Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG STRASBOURG – LE MANS 92-63. Rhenus Sport. 6 105 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Lubienski et Boubet.
Les périodes : 21-19, 22-13 (mi-temps : 43-32), 24-14 (67-46), 25-17.