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Une victoire essentielle

On ne fera pas la fine bouche. La SIG Strasbourg a battu Gravelines (72-64) dans un match qu'elle aurait pu plier rapidement, et remonte au classement mais les jambes étaient lourdes, trois jours après la joute européenne contre Salonique. Heureusement, les Maritimes n’étaient pas dans un grand jour… sérieusement perturbés par la défense alsacienne. Là au moins, les progrès sont flagrants.

La donne

Face à un adversaire direct pour les playoffs, la SIG Strasbourg se doit de gagner pour rester dans le top 8 et de préférence effacer l’écart de l’aller (-1). Qui supportera au mieux les absences ? Les joueurs de Collet privés de Pape Sy et de Matt Howard ou ceux de Monschau, qui doivent évoluer sans Myles Hesson, Sek Henry et Aaron Cel ?
Premier quart temps : concours de maladresse
La SIG débutait avec quatre Français (assez rare en ProA pour qu’on le signale), associés à Slaughter, Gravelines alignait cinq étrangers : trois US, un Centre-Africain (Djimrabaye) et un Belge, Quentin Serron. Blessé lors de la préparation estivale, ce dernier disputait ses premières minutes en carrière en ProA, après une apparition de deux minutes à la Leaders Cup.
Mais des deux côtés, on avait du mal à se mettre en route. Gravelines, peut-être en manque de rythme, la SIG probablement usée par la bataille livrée il y a trois jours contre Salonique. Ainsi, après le 0 sur 4 des Sigmen à trois points, Lacombe et Leloup manquaient coup sur coup des lays ups sous le cercle ! Grâce à Ntilikina, les hommes de Collet avaient tout de même pris les devants (12-4, 8e’). Le duo des Gators de Florida (Walker/Murphy) était entré sur le parquet et le second marquait le premier primé après six échecs.
Heureusement, la défense alsacienne tenait bon. Présents sur les lignes de passe, avec une belle intensité, les Strasbourgeois faisaient déjouer leurs vis-à-vis, maladroits de surcroît (2 sur 9 à deux points). Et quand le jeu en mouvement débouchait sur des paniers marqués, l’écart grandit : 16-9, 9e’. Pietrus puis Solomon réduisaient à 16-14 et au buzzer, Leloup repoussait Gravelines à quatre points : 18-14. Évaluation : 27 à 16.
Deuxième quart temps : l’adresse revient
Huit passes, une balle perdue, la SIG ne pouvait que regretter le « petit » 34% aux tirs (9 sur 26 dont 2 sur 10 derrière l’arc). Mais quand Ntilikina, Slaughter, Lacombe et Leloup réglèrent enfin la mire à 6,75m, Gravelines était dans les cordes : 32-20, 16e’). Les Maritimes eux, ne pouvaient s’appuyer sur les seuls Raposo et Solomon (12 pts, 16 d’évaluation en 13 minutes) pour limiter la casse. Et même si tout n’était pas parfait, on avait apprécié le sérieux et l’application des Strasbourgeois, en particulier en défense : 39-27. Évaluation : 28 à 13 (total : 55 à 29).
Troisième quart temps : un peu en désordre…
Gravelines n’affichait pas le visage d’un prétendant aux playoffs, et on est tenté d’écrire : « Tant mieux… » Car la SIG, certes toujours bien en place avec sa zone match up, bégayait vraiment son jeu d’attaque, en particulier dans la conclusion (5 sur 16 dans la période), à l’image de Murphy ou Travis. Et si, à la 27e’, le meilleur scoreur de la ProA (Gibson) était encore à… zéro, Cobbs à 2 points, le réveil des arrières gravelinois fit souffler une drôle de brise sur le Rhenus. Heureusement, juste avant le gong, dans un numéro dont il a le secret, Erving Walker fit sortir son vis-à-vis de son short pour redonner un petit matelas : 51-42. Évaluation : 15 à 16 (total : 70 à 45).
Quatrième quart temps : des ressources mentales précieuses
Au fil des minutes, la fatigue d’un côté, la montée en régime des snipers de l’autre, fit craindre le pire : 58-52 (34e’). La SIG avait perdu Ntilikina (crampes) et Walker, en joker offensif comme le souhaite son coach, maintenait le bateau à flots : 62-52 (35e’). Gravelines viendra encore souffler dans la nuque des Alsaciens (66-60, 38e’) mais Jaiteh transformait deux lancers et les « caviars » de ses équipiers : 72-64. L’essentiel était fait.
Évaluation : 26 à 25 (total : 96 à 70).
Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG STRASBOURG – BCM GRAVELINES Rhenus Sport. 5 458 spectateurs. Arbitres : MM. Chambon, Creton et Gueu.
Les périodes : 18-14, 21-13 (mi-temps : 39-27), 12-15 (51-42), 21-22.