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Actualités ​Olivier Cortale : « Mon objectif ? Rester à Strasbourg… »

​Olivier Cortale : « Mon objectif ? Rester à Strasbourg… »

Arrivé en Alsace au début de la saison dernière, Olivier Cortale a trouvé à la SIG Strasbourg un environnement qui lui convenait pour s’épanouir totalement. Au contact de professionnels aguerris et à l’écoute de coaches qu’il apprécie, le Francilien avance à pas de géant. Son premier contrat professionnel, signé en août ne devrait pas être le dernier, loin de là. Rencontre avec un basketteur qui a la tête bien posée sur de larges épaules…

Le Rhenus sonne creux, l’entraînement est terminé depuis pas mal de temps et les pros sont partis. Avec son pote Ludovic Beyhurst, Olivier Cortale fait du rab. Des gammes de shoots, du poste haut, son spot préféré, mais aussi d’ailleurs, plus loin de la raquette. C’est tout un symbole de ce qu’est aujourd’hui le néo-pro de la SIG Strasbourg.
A 20 ans tout juste, le géant de 2,07m, natif de Clamart, revient volontiers sur son parcours, depuis ses débuts avec la balle orange. « A 10 ans, j’étais grand pour mon âge et ma mère pensait que j’avais des prédispositions pour ce sport. J’ai fait des tests au Paris Basket Racing qui se sont bien passés et j’ai été retenu », explique-t-il, très naturellement. Après deux saisons, l’une en poussins, l’autre en benjamins, il assiste à la fusion avec Levallois qui fait naître le Paris-Levallois. « Avec Isabelle Le Flahec comme coach, j’y fais ma deuxième année en benjamins, puis deux années minimes, en Région puis en minimes France, tout en intégrant le pôle Ile-de-France », continue l’intéressé. Des camps de zone et des tests nationaux plus tard, il intègre l’INSEP où il évolue en cadets France puis, pendant deux saisons, en Nationale 1 sous la houlette de Jacky Commères puis de Jean-Aimé Toupane.
Strasbourg, comme une évidence
Face à l'Aris Salonique, lors du 8e de finale retour de la BCL, Cortale avait su saisir sa chance.

Arrive le moment du choix. « Je n’étais pas dans les priorités à l’INSEP et je n’avais que deux propositions, celle de Gravelines et celle de la SIG ». Pourquoi Strasbourg, alors ? « J’avais visité le club et ça m’avait tout de suite plu. L’environnement me convenait et après un ou deux entraînements avec les espoirs de l’époque, mon choix s’est fait spontanément ».
Au début de la saison dernière, Olivier Cortale intègre l’effectif espoir d’un ensemble totalement remanié après le titre obtenu en juin. « Collectivement, c’était pas super, on n’avait pas de bons résultats. Mais Strasbourg m’a repositionné à mon poste d’origine, intérieur, alors qu’à l’INSEP je jouais en « 3 » et que ça ne s’était pas très bien passé. Individuellement, j’ai fait une bonne saison, malheureusement gâchée par quelques blessures. J’ai bien progressé et je suis revenu cette année avec l’objectif de tout casser, d’être le joueur dominant du championnat espoirs. J’espère que j’ai atteint ce but, en étant premier à l’évaluation et au rebond, troisième marqueur. C’est une vraie satisfaction » (voir chiffres ci-dessous).
Cortale ne se contente pas de cela, bien sûr. « Je prends aussi beaucoup de plaisir sur le terrain à jouer avec les potes. Collectivement, on monte depuis quelques semaines (NDLR : six victoires de suite après… quatre défaites consécutives, 9 succès sur les 13 derniers matches) et on espère bien accrocher la qualification pour le Trophée du Futur qui est de nouveau possible ». A condition de bien finir la saison, contre Nanterre notamment qui précède la SIG au classement, alors qu’elle vient de rejoindre Gravelines à la 8e place.

« La reconnaissance du club »
A l’intersaison, après un été pas facile à vivre avec l’équipe de France U20, qu’il préfère oublier, « je me suis reconcentré sur la préparation ». Avec un nouveau coach, Henrik Dettmann. Cerise sur le gâteau, il signe son premier contrat professionnel. « C’était une belle reconnaissance du club qui m’a davantage encore motivé pour la suite. Je tiens à remercier Strasbourg pour cette confiance ». Lauriane Dolt, son coach en espoirs, le retrouve métamorphosé à la reprise : « Olivier a toujours été un gros bosseur qui en redemande. C’est une constante chez lui. Mais il évoluait avec ses certitudes. Cette saison, il a toujours la même envie mais il est plus à l’écoute, aussi bien avec moi en espoirs, qu’avec Vincent Collet chez les pros. J’espère qu’il trouvera la consécration qu’il mérite, en fin de saison, avec une place dans le cinq majeur des espoirs, à défaut d’être MVP, notre classement n’étant peut-être pas suffisant pour cela ». A l’évocation de ce changement, Olivier Cortale estime qu’il a passé un cap : « C’est probablement la maturité… »
Dettmann l’utilise beaucoup, en Champions League et en ProA. « Romeo Travis n’était pas encore là et Matt Howard était blessé », explique-t-il modestement. Avec le retour de Vincent Collet, il revient à la case-départ. « Je savais que le club était en situation d’urgence et le retour de Vincent était pour moi une occasion unique de progresser, de continuer à m’entraîner dur et de lui montrer que j’avais ma place. Il fallait que je sois patient… »
Une marge de progression évidente
Olivier Cortale bien encadré par Cameron Clark et Moustapha Fall (Chalon) !

Heureux de retrouver son poste de prédilection, celui d’ailier fort, il se voit clairement « à l’intérieur ». « Je me sens bien sur le poste 4. J’ai beaucoup travaillé pour gagner en vitesse, en explosivité, en détente, avec Terrick Nérôme, le préparateur physique. Et ça a a porté ses fruits. Mais il me manque encore pas mal de choses… » Et d’énumérer, pêle-mêle, la finition intérieure, le shoot extérieur, la panoplie complète du poste. « Je sais que lorsque Vincent fait appel à moi, je dois avant tout être un gros défenseur, ne pas faire d’erreurs en défense, prendre des rebonds, apporter de l’énergie ». Sa coach ajoute : « Il a tendance à jouer comme en espoirs, lorsqu’il a du temps de jeu. De prendre les tirs rapidement, au lieu de laisser le jeu venir à lui… » Péché de jeunesse, sans doute.
De toute évidence, Olivier Cortale rêve d’un avenir à Strasbourg : « Mon objectif, c’est de voir mon contrat renouvelé à la SIG. Je pense avoir fait ce qu’il faut. C’est le club qui dispose de l’option pour le prolonger. Je ne me prends pas la tête et je continue à bosser ».

Musique et lecture
S’il admet volontiers que le « Basketball without Borders » de Toronto, il y a un an, reste le meilleur souvenir de sa jeune carrière – « avoir été retenu parmi les 40 meilleurs prospects au monde, finir dans les 10, y avoir été avec Frank Ntilikina, un de mes meilleurs potes avec Ludovic Beyhurst que j’avais déjà cotôyé à l’INSEP, ce qui nous avait permis de nous pousser l’un l’autre, voir le All Star Game et le fonctionnement de la NBA, tout cela était très instructif » – Olivier Cortale parle volontiers de ses activités hors basket. « Je suis un gars plutôt tranquille, j’aime les films et les séries mais aussi lire. Cela me vient de ma mère, prof de français, qui m’a donné très tôt le goût de la lecture. J’avoue que je suis un gros consommateur de sports à la télé, du football au tennis en passant bien sûr par le basket. Enfin, j’aime la musique, les sons ‘’old school’’ comme Led Zeppelin, Dire Straits, les Beatles ou les Rolling Stones, mais aussi le jazz ou le rap ».
Garçon extraverti qui aime aller vers les autres, il apprécie ses amis – « pas besoin d’en avoir 15 000 mais quelques-uns qui comptent vraiment » –, il a un bel avenir devant lui. Pour sûr, il saura saisir les opportunités et croquer à pleines dents dans la balle orange…
Jean-Claude Frey

Olivier Cortale en bref

2,07m, 102 kg
Né à Clamart le 16 mars 1997
Centre Fédéral (2012 à 2015)
SIG Strasbourg (2015 - ?)
Sélectionné en équipe de France U20

Stats en espoirs
2016/2017 : 3e marqueur du championnat avec 18 points de moyenne en 31’ (record à 28), 1er à l’évaluation avec 21,52 (record à 32), 1er aux rebonds avec 11,44 (record à 18).
Stats en pro
2015/2016 : 5 matches (3 en ProA, 1 en playoff, 1 en Leaders Cup), 12’, 6 points
2016/2017 : 12 matches en ProA, 42’, 7 points, 4 rebonds ; 6 matches en Champions League, 40’, 12 points, 3 rebonds
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