Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
Personne en Situation de Handicap
réservez dès maintenant vos places via YOOLABOX
sig_pau_vincent_collet.jpg
Actualités Playoffs2017_SIG Strasbourg - Pau-Lacq-Orthez match décisif Présentation Résumé Statistiques Interviews Photos Vidéos

Collet : « On n’oublie pas d’où on vient… »

Ils pouvaient avoir le sentiment du devoir accompli, les joueurs et le staff de la SIG Strasbourg après le court mais valeureux succès sur Pau-Orthez (72-68) dans le match décisif des quarts de finale. Malgré quelques frayeurs inutiles, ils peuvent tous penser désormais à la revanche qui se prépare contre Villeurbanne, l’adversaire des demi-finales !

Vincent Collet ne cachait pas sa satisfaction après la qualification de son équipe : « Encore plus cette année que les quatre précédentes. On n’oublie pas d’où on vient. C’est une satisfaction d’être dans le dernier carré même si ça n’est pas une fin en soi. Avec les enjeux de Coupe d’Europe, la possibilité de recruter une équipe à nouveau compétitive pour l’an prochain, c’est une vraie satisfaction. Avec les éliminations de Nanterre et de Monaco, mieux classés que nous, je ne sais pas quelle coupe nous aurions joué si nous avions perdu ! Pendant longtemps, Pau nous a donné du fil à retordre. Et quand on aurait pu penser qu’on avait gagné, on les a laissé venir souffler sur notre nuque, un peu inutilement à mon goût. Ça symbolise ce qu’est mon équipe. Dès que ça devient plus difficile, la concentration s’échappe. A plus 14, au temps mort, je dis peu de choses. Ils vont vouloir shooter vite et chercher des trois points. Nous on n’en donne pas. Il faudrait donc qu’ils marquent sept fois sans qu’on score pour revenir… J’ai cru revoir le scénario de Nancy, il y a trois ans, à l’envers… » Le coach estime que son équipe a manqué le coche dans le troisième quart temps, en manquant l’occasion de faire le break. « On avait beaucoup de tirs ouverts qu’on n’a pas concrétisés alors que Pau avait du mal quand notre niveau défensif s’est élevé. Après c’est devenu compliqué et il a fallu un bon passage de Walker pour prendre 14 points d’avance ». Les stops défensifs ont bien aidé aussi, et Collet tient à rendre hommage à un de ses meilleurs soldats : « On n’a pas beaucoup parlé dans cette série de Frank Ntilikina. Il a eu un rôle déterminant, ce soir encore. Il suffisait de voir l’énervement de Cooper pour s’en convaincre, même s’il a fait de grandes choses sur la fin. Il était frustré d’avoir dû jouer contre un des meilleurs défenseurs qu’il ait rencontré cette saison. Il a vraiment limité son rayonnement ».
L’équipe a su gagner aussi sans que Slaughter ne renouvelle ses dernières performances.
« Contre Villeurbanne, on aura besoin à coup sûr d’un grand Slaughter. La défaite de Monaco est à nouveau la preuve que les playoffs, c’est différent. Villeurbanne est armée pour aller loin. Après une mauvaise saison régulière, ils ont amené trois joueurs en fin de saison, et j’espère que cela va finir par changer. Monaco qui a dominé les débats toute la saison, avait beaucoup plus à perdre… Pour nous, ça ne change rien, car si l’ASVEL s’est qualifiée, c’est qu’elle n’a pas grand-chose à envier à Monaco. Et il ne faut pas oublier que s’ils ont beaucoup perdu chez eux, ils ont aussi gagné beaucoup de matches à l’extérieur. On va commencer chez nous et dès mardi, on aura une énorme pression… Soyons prêts pour cette série-revanche ».
Jérémy Leloup, le capitaine, estimait que « ce match, c’est l’histoire notre saison. Je suis fou de ce qui s’est passé ce soir. Ce sont des choses que j’ai vécues à l’inverse. On aurait pu être en vacances si on avait continué à les laisser faire à la fin. Il faut vraiment être consistant sur 40 minutes parce que ça peut aller très vite. On a été plus agressif en deuxième mi-temps et les paniers d’Ervin Walker nous ont fait du bien au meilleur moment ». Interrogé sur l’adversaire des demi-finales, Leloup ne se focalise pas particulièrement : « C’est une autre saison. Nous n’avons que quatre joueurs qui ont connu la finale de l’an passé. Eux, ils ont ramené les anciens et ont quasiment l’équipe-type de la saison dernière. Ils ont été capables de battre Monaco mais on les a aussi battus chez eux. Il va falloir gagner ici, faire le gros du travail chez nous car ce sera compliqué de jouer chez eux. C’est une équipe très physique sur tous les postes. Il ne faudra pas reculer, même s’ils vont nous agresser. Il faudra être prêt parce que ce sera une grosse demi-finale ».
Eric Bartecheky, le coach palois, n’était pas triste : « Notre regret, c’est sur le deuxième match. Ce soir, les joueurs se sont battus, n’ont rien lâché et je suis fier d’eux. Je ne peux pas avoir de sentiment de déception, je suis content de la saison, magnifique, en finissant cinquième avec tous les aléas qu’on a connus depuis la Leaders Cup. Il faut avouer que le boulot de Strasbourg, du staff et des joueurs, pour limiter l’impact de D.J. Cooper a été énorme. Ils ont été les seuls cette saison, à le faire. Ils l’ont muselé mais on a aussi eu la possibilité d’aller sur d’autres éléments. Comme Paris ou l’ASVEL, on aurait pu passer. Mais si nous n’y sommes pas arrivés, c’est sans doute parce que Strasbourg a été meilleur. C’est vraiment chez nous qu’on a raté le coche. On a été meilleur ce soir que mercredi… » Interrogé sur les chances de la SIG Strasbourg de décrocher le titre, il a ajouté : « Sur l’ensemble, elle est moins solide que l’an dernier, il y a moins de densité physique. L’équipe va-t-elle être capable d’élever son niveau de jeu, en terme d’intensité ? Pendant leur série de dix victoires de suite, ils ont prouvé qu’ils pouvaient aller loin. Ils ont de sacrés atouts et je leur souhaite bonne chance ».
Yannick Bokolo était pour sa part déçu d’être éliminé : « Le match a été très difficile. On a fait beaucoup d’efforts pour revenir à la fin mais on les a aussi laissés prendre de l’avance. C’est une grosse déception, car on savait qu’il fallait faire le match parfait contre Strasbourg mais on a l’impression de ne pas seulement jouer contre cinq joueurs sur le terrain. Avec l’arbitrage… Un moment donné, quand il y a des injustices, on s’énerve. Ceci dit, on a fait une saison remarquable. On a su garder un cap après la Leaders Cup, on a continué à gagner malgré les blessures et garder nos objectifs. Même si on aurait vraiment aimé être dans le dernier carré ».