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Les compteurs à zéro

En demi-finale, la SIG Strasbourg et Lyon-Villeurbanne partent à égalité, ce mardi (20h30 au Rhenus, en direct sur SFR Sport2). Le premier à trois victoires jouera pour le titre. Si les deux équipes sont les finalistes de l’an passé, personne ne veut parler de remake ou de revanche. C’est une autre histoire qui va s’écrire…

Si joueurs et staff technique ont dû s’exiler ce lundi matin et modifier leurs plans, le Rhenus étant privé d’électricité, pas question pour autant de changer la feuille de route avant le début des demi-finales. « La seule vérité c’est qu’il faut gagner trois fois pour aller en finale… », lance Collet. Qu’importe que ces succès soient acquis à domicile ou à l’extérieur, l’avantage du terrain ne représentant plus, ces dernières années, un bonus décisif. « Villeurbanne aussi a été très bon à l’extérieur toute l’année, alors qu’il n’a gagné aucun match à domicile contre les sept autres participants aux playoffs. C’est dire que rien ne sera fait mardi soir. Même si je préfère évidemment gagner ».
Prendre les rencontres les unes après les autres
En lâcher un n’est pas une situation favorable, c’est sûr, mais elle n’est pas irrémédiable. « Si on est menés 2 à 0, c’est sûr qu’on sera en très mauvaise posture. Mais les Villeurbannais l’étaient bien l’an passé en finale et cela ne les a pas empêché d’être champions ». La seule certitude à laquelle s’accroche l’entraîneur de la SIG, c’est qu’il faut prendre un match après l’autre. « Car ils ne se ressemblent jamais. L’équipe qui a perdu réagit, s’ajuste ». Pas question de toute évidence, d’évoquer une quelconque revanche de la saison dernière. « C’est peut-être le problème du coach et de l’un ou l’autre joueur. Mais Slaughter, Walker, Murphy, Sy (NDLR : il ne sera de retour que pour le match 2, voire le 3), Jaiteh, ça ne leur parle pas… »
En face, en revanche, le groupe est (presque) le même. Surtout depuis la blessure de Uter et l’éviction de Hodge et Dragovic. « On enlève Lighty et Meacham, on met Nelson et Bandja Sy et puis c’est tout. Tous les autres défendront le titre acquis l’an passé ». Et ils sont nombreux de Ware à Andersen, de Jean-Charles à Kahudi, en passant par Lang, Watkins et Noua. « Ce qui a vraiment changé, ajoute Collet, c’est que n’avons plus du tout la position que nous avions les années précédentes et que le favori, désormais, c’est l’ASVEL ». Référence au champion en titre, mais aussi au succès en quarts « contre la meilleure équipe du championnat », continue le coach. Avant d’affirmer : « On sait que les favoris ne gagnent pas toujours ».
Trouver une parade à la stratégie adverse
Si le match aller perdu au Rhenus il y a fort longtemps (78-84) ne sert plus du tout de référence, le succès d’il y a un mois à l’Astroballe peut donner des idées aux joueurs strasbourgeois. « Ils ont complètement changé l’équipe en mars en y ajoutant trois joueurs plus que majeurs, Casper Ware, Livio Jean-Charles et David Andersen. Sans compter le retour après blessure de Charles Kahudi. Cela fait quatre nouveaux et très forts joueurs. Pour eux, retrouver l’ossature de la saison dernière est une force et ils l’ont montré à Monaco. Pour nous, après la finale perdue, c’est bien que l’équipe ait été sensiblement modifiée ».
Les forces des Villeurbannais, Vincent Collet les a identifiées mieux que personne. « Quand on les a battus le 7 mai, ils ont gagné deux jours après à Limoges ! Un match sans doute fondateur ». Collet craint l’intensité physique de cet adversaire parfaitement armé. « Et face à cela, un des enjeux pour nous, sera de produire du jeu ». En sachant que les « verts » feront tout pour en empêcher les Strasbourgeois. « Ils vont changer sur tous les écrans et nous pousser à des un contre un. Cela va déplacer les enjeux du match ».
Si on risque ainsi de retrouver le même scénario que l’an passé, la SIG a toutefois des atouts dans son jeu. Elle n’a plus le même type d’équipe que par le passé. « On a des joueurs capables de faire des choses dans ce domaine ». Comprenez de fortes individualités capables de prendre des risques. Mais l’entraîneur prévient : « Il faudra aussi réinventer une manière de jouer collectif, avec des prises de responsabilité individuelles, tout en retrouvant des qualités collectives. Et ce n’est pas évident ».
Depuis dix jours, les joueurs ont travaillé sur des aspects hors basket : la bataille, l’état d’esprit, la force, le courage. Tout ce qui permet de se sublimer pour renverser les montagnes. La seule recette pour s’imposer en playoffs. « Nous avons un projet commun à faire aboutir. Et pas seulement l’équipe. Toute la ville, et la salle y contribue. On se sent soutenu. Le sport, ici, c’est quelque chose d’important ».
Vincent Collet a constaté le changement depuis six ans qu’il est arrivé dans la région. Et pour aller de temps à autre à la Meinau, il a bien senti vibrer l’âme des Alsaciens.  « Le sport est un vecteur qui favorise cette fierté d’appartenance, cette forte identité. Et dans un bon esprit ».
Voilà de quoi écrire, à partir de ce mardi, une nouvelle page de l’histoire. Pourquoi pas la plus belle ?

L'opposition en chiffres

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