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LES PLAYOFFS AU RHENUS
SIG Strasbourg - Pau-Lacq-Orthez lundi 22 mai à 20h30
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Répétition générale

Le suspense levé après l’étonnante victoire de Nanterre à Pau, la SIG Strasbourg bouclera la saison régulière ce mardi (20h30 au Rhenus) contre le leader, Monaco, sans enjeu véritable. Pas question cependant d’en faire un match de gala même si la présence de Keith Jennings, le légendaire meneur du début des années 2000, donnera au choc des airs de fête…

Il a beaucoup tremblé sur son siège, Vincent Collet, tout au long du match entre Pau et Nanterre, dimanche soir. Car pendant très longtemps, alors que l’écart oscillait entre huit et 18 points en faveur des Palois, son équipe s’était retrouvée cinquième au classement dans une égalité à trois… Et c’est avec un évident soulagement qu’il a vu Nanterre revenir pour s’imposer finalement sur le fil (71-73) et permettre à la SIG de garder l’avantage du terrain pour les quarts, un bonus capital qui aurait pu lui échapper... malgré ses dernières victoires ! « Nous voilà fixés avant même le dernier match… On sera donc quatrième. Il sera sans enjeu mais avec un grand intérêt. Les places ne changeront pas mais pour nous, battre Monaco serait encourageant avant les playoffs. Et nous permettrait de finir les matches retour avec 15 victoires en 17 matches après avoir réalisé un petit 9 sur 17 lors du cycle aller. Cela parachèverait la deuxième partie de la saison de la meilleure des manières… »
« Quel Monaco allons-nous jouer ? »
Le décor est planté, dans un Rhenus une nouvelle fois à guichets fermés. Les deux premiers des… quatre dernières saisons (la SIG en 2014 et 2015,
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Arrivé hier à Strasbourg, Keith Jennings, entouré de Vincent Collet, Jérôme Rosenstiehl, Olivier Weissler et Philippe Dulieu, donnera le coup d'envoi du match contre Monaco. Retrouvailles chaleureuses avec l'ancien meneur strasbourgeois du début des années 2000...

la Roca Team lors des deux derniers exercices) se livreront une belle lutte de suprématie… en espérant se croiser à nouveau en demi-finale. Reste à savoir « quel Monaco nous allons rencontrer ? Une équipe qui va vouloir marquer son territoire ? », s’interroge Collet.
Le coach strasbourgeois en profitera de toute façon pour faire passer un message fort à sa troupe : « Il faut se mettre en tête que ce match n’engage en rien pour d’autres, éventuels, à venir. Qu’on le perde ou pas, j’espère qu’il y aura des retrouvailles ultérieures ». Les potentiels des deux formations ne sont pas identiques, c’est une évidence, mais après quatre finales perdues, les Strasbourgeois veulent évidemment se convaincre qu’ils restent dans la course pour décrocher enfin le Graal. « Pour nous, tout est à construire ; eux seront probablement en demi-finales ».
L’approche de ce match sera simple : il servira de banc d’essai, de répétition générale à cet exercice si particulier, les playoffs, qui débuteront dès lundi. « Pour battre deux fois un Pau revigoré, qui va retrouver Chikoko et peut-être Okobo, à qui ces rotations pour remplacer Koffi ont beaucoup manqué contre Nanterre, il faudra mettre beaucoup d’intensité. Si on n’est pas bête, on profitera de l’opportunité du jour face à l’équipe la plus intense de la ProA. Quoi de mieux que d’affronter les maîtres dans ce domaine… »

Les regards tournés vers les quarts
Car Collet voit déjà plus loin, vers des quarts périlleux qui se profilent. « Pau joue très bien, sous la houlette de son maître à jouer, le magicien D.J. Cooper et est la seule équipe qui donne plus de passes décisives que nous (NDLR : 20,9 contre 20,1) ». Dont plus de la moitié pour le seul Cooper (11,1) ! « On serait mal inspiré de vouloir jouer dans leur registre, il faudra imposer autre chose : de la défense… »
Face à une équipe monégasque très agressive des deux côtés du terrain, davantage encore en attaque où elle cumule plus de 84 points à 46,5% de réussite, il faudra tenter de trouver la faille. « Individuellement, il y en a peu, admet Collet. Avec neuf joueurs entre 9 et 13,5 d’évaluation, c’est l’équipe la plus complète et de loin. Mais si on joue le match que j’espère, peut-être aurons la capacité d’aller au bout ».
Tenir le rebond et la course
Le technicien de la SIG a encore en mémoire le match aller, sur le Rocher, où sans Frank Ntilikina, alors en équipe de France U20, sa formation avait viré à égalité avant de s’effondrer. « Contre l’équipe la plus athlétique de notre championnat, il faudra d’abord tenir le rebond. Ils prennent 13,2 rebonds offensifs en moyenne et sont numéro 1 dans ce domaine. Mais aussi les empêcher de gambader, en particulier Dee Bost, leur meilleure évaluation, le Westbrook européen. Ce sont deux conditions nécessaires… mais pas suffisantes », martèle-t-il. « Il faudra être clairement au-dessus de notre niveau moyen, sinon on ne peut pas les jouer », conclut Collet. Jouer d’ores et déjà un match de playoffs, en quelque sorte.
Autant dire qu’au-delà des intentions, il y aura du spectacle sur le parquet. Mitrovic et les siens, parmi lesquels un certain Bangaly Fofana, ravi de retrouver le Rhenus et son pote Paul Lacombe qui dispute son 250e match sous le maillot alsacien, n’ont pas l’intention de fléchir. Surtout si, comme c’est probable, leur adversaire en quarts s’appelle Villeurbanne !
J.C.F.
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