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A.J. Slaughter : « Relever la tête »

 

Inutile de préciser que les visages étaient bien contrastés entre Strasbourgeois et Chalonnais, lorsqu’il fut question de commenter le hold-up bourguignon (70-71). Mené pendant plus de 38 minutes, l’Élan est venu glacer le Rhenus au buzzer pour prendre une option sur le titre. Au pire pour Chalon, il y aura un épilogue au Colisée…

Si Collet n’a pas souhaité faire de déclaration après la défaite, A.J. Slaughter avouait : « On a mené tout le match sauf sur les dernières minutes quand ils ont changé de défense. On a perdu trois ou quatre ballons dans le final. Mener tout le match, avoir six ou huit points d’avance et perdre sur un « buzzer beater », c’est très, très dur. Lundi, il faudra qu’on se concentre à nouveau sur notre défense, relever la tête. Ce sera un match à la vie, à la mort ».
Côté chalonnais, la satisfaction était de mise, chez Jean-Denys Choulet notamment : « Depuis que je joue Strasbourg, et ça fait longtemps, je sais qu’ils sont en difficulté et que Vincent Collet n’aime pas spécialement les trappes sur « pick’n’roll ». On avait prévu de le faire au match 1 et on ne l’a pas fait parce qu’on n’a pas été gêné. Au match 2, on ne l’a pas fait non plus. Lors du dernier temps mort, il restait trois minutes, et j’ai dit aux joueurs que si on voulait avoir une seule chance de gagner, c’était de trapper, y compris Moustapha Fall qui est sorti comme un gamin d’1,90m. Si on gagne, c’est parce que les joueurs l’ont parfaitement exécuté. Ils ont perdu deux ou trois ballons, ne savaient plus quoi faire. Bien sûr, il y a le tir de Jérémy, qui est exceptionnel, mais si avant, on n’avait pas fait cette défense, on n’en parlerait pas ».
Le coach chalonnais a voulu aussi regarder en arrière : « C’est le septième match que je fais ici. J’en ai perdu des vrais, parce que battu par beaucoup plus fort que moi, mais j’ai en mémoire un match que je n’ai pas perdu, qu’on m’a volé. Là, c’est un juste retour des choses. Peut-être que Strasbourg sera champion de France mais on ne voulait surtout pas qu’ils célèbrent ici. Si on joue un match 5, au Colisée, on sera devant 5 000 fous furieux. On n’a rien volé ce soir, mais il n’y a strictement rien de fait. Dans le prochain match, la pression sera sur eux et nous n’aurons rien à perdre. Que le public me siffle, ça ne me gêne pas, au contraire, ça me motive… »
Héros du soir, Jérémy Nzeulie, racontait la dernière action : « Je prends le rebond, je regarde le chrono et je vois qu’il reste 7 secondes. J’ai dribblé, dribblé et je ne me suis dit qu’il valait mieux prendre un shoot que de faire une passe stupide. A quatre secondes du buzzer, j’ai pris mes responsabilités et j’ai eu la chance de voir que c’est rentré ! Mais c’est surtout grâce à notre défense dans les dernières minutes qu’on a inversé le cours du match. On est devenu l’agresseur et non plus l’agressé. Ce match va rester gravé dans ma mémoire à vie ».